Tag Archives: viens chercher bonheur

Le Peace movement

1 Oct

 

Avant de te parler du peace movement, je voudrais te parler un peu de moi.

Quand j’étais plus jeune, j’étais assez cynique, plutôt dure. Non pas que je le faisais exprès, non pas que j’étais méchante à proprement parlé (du moins je ne crois pas), mais c’était la seule manière de communiquer que je connaissais. Parce que c’est comme ça qu’on faisait chez moi, et c’était un peu ma seule façon de survivre et d’exister.

 

Mais ça, c’était avant.

Parce qu’un jour, j’ai réalisé que je pouvais faire autrement. Qu’être cynique, c’est sympa 5 minutes, ça peut faire rire les copains sur le coup, mais c’est toxique. Et qu’être gentil, ce n’était pas une tare. Beaucoup de gens confondent gentillesse et faiblesse. Alors que c’est tout l’inverse.

Je crois que les gens aigris et les cyniques, en vrai, ils sont pas trop heureux avec eux-mêmes. Et qu’ils pensent qu’en rabaissant les autres, ils se sentiront mieux, plus importants. Et c’est là qu’est la vraie faiblesse à mon sens.

Alors qu’un gentil, justement il est bien plus fort. Parce qu’il faut être fort pour sentir les coups de putes, et au final s’en moquer. Bien sur, ça ne fait jamais plaisir sur le moment, mais on passe dessus. Parce que ça serait une perte de temps et d’énergie, et que franchement, on a bien mieux à faire.

 

Alors quand ce weekend Jeune Anecdotique a lancé le peace movement, je ne pouvais qu’adhérer.

Le peace movement, c’est une sorte de charte. Je mets le logo sur mon blog, ce qui veut dire que je m’engage à vivre chez les Bisounours, les licornes et les chatons trop mignons sur un arc-en-ciel de chamallows tout plein de paillettes. Non je déconne, ça je le faisais déjà. En vrai, le peace movement, ça veut dire que quand je vais sur un autre blog, je m’engage à rester correcte et polie, et ce même si je ne suis pas d’accord avec l’idée. J’ai le droit d’avoir un point de vue différent, mais ce n’est pas une raison pour insulter l’auteur et/ou biatcher sur elle avec mes copines. J’exprime mon avis de façon argumentée, et pas juste « c’est pourri ce que t’écris pauvre conne qui connait rien à la vie ».

Et pareil, ça veut dire que toi aussi, tu restes cool et sympa avec moi. Si ce que j’écris ne te plait pas ça serait surprenant mais soit tu fermes la fenêtre et tu passes à autre chose, soit tu commentes gentiment, en adulte.

 

Si tu es intéressée, tu peux aller t’inscrire sur le blog de Pomme, et quand tu auras donné ton mail, elle t’enverra les logos. Tu verras, il y en a plusieurs, et c’est toi qui choisis celui qui te plait le plus.

 

Même qu’elles ont pensé à quelques règles :

1) Un article ne sert jamais à rien (même un article sur le mode de reproduction des faucons !), alors nous n’irons jamais volontairement dénigrer le travail d’une autre.
2) On ne connait pas les personnes qui sont au bout de ce blog : pas d’attaques personnelles injustifiées et blessantes.
3) La liberté d’expression est un droit ; ne pas faire de mal, physiquement ou moralement, à autrui est un devoir.
4) Nous montrerons notre désaccord avec un article dans la politesse et le respect les plus complets. Oui, c’est comme ça, on est très zen !
5) Il va sans dire que les insultes sont un tue-glamour : un peu de douceur, on s’abstient.
6) On ne menace pas de mort une personne, même un tout petit peu : le « tu veux que je t’envoie de l’anthrax ? », on jette ça aux crocodiles !
7) Relayer un article pour casser une blogueuse et lui taper dessus en groupe ? Sérieusement ? L’école primaire, c’est deux rues plus bas.
8) Pas la peine de s’excuser si on est pas d’accord avec quelqu’un : donner calmement son avis suffit.
9) L’ordi est une machine, la blogueuse : non. Respectons un peu ses sentiments.
10) Chantons tous du Céline Dion en se tenant la main.

Pour la dernière proposition, c’est comme tu le sens. Moi je suggère ça à la place :

Sois ta propre Lorie

31 Juil

Alors là, j’imagine bien la tête que tu peux faire. Bon, c’est façon de parler hein, je sais pas quelle tête tu as à la base. Mais je suis sûre que ça ressemble à « mais c’est quoi ce titre à la con ?? »

T’inquiète Paupiette (expression non utilisée depuis les années 80, mais j’assume), je vais t’expliquer tout ça, tu te doutes bien. J’en profite pour préciser que c’est un truc que j’ai lu un jour dans un magazine féminin, que j’ai beaucoup aimé l’idée et donc que je l’ai adopté. Comme quoi, les féminins ne disent pas que de la merde.

 

Pour en revenir à Lorie, je t’explique le concept.

Imagine, Brenda ta meilleure amie t’explique que ça va pas très bien avec Brendon. Ben oui, Brendon, ce gros chacal, se permet de traiter Brenda pas comme il faut. Par exemple, quand ils vont dans sa famille à lui, il l’ignore totalement, il l’exclut des conversations. Par exemple, il lui cache des invitations à des réunions familiales parce qu’il a un peu honte d’elle. Par exemple, il lui ment sur des soi-disant soirées qu’entre collègues, mais où il invite la pétasse qui lui tourne autour et que Brenda peut pas blairer. Par exemple, quand il assure pas un kopek quand la grand-mère de Brenda décède, préférant jouer à la console plutôt que de la soutenir. Des exemples comme ça, Brenda en a plein.

 

Franchement, tu serais pas énervée à force ? Alors oui, ils ont aussi sûrement de bons moments, mais Brenda, tu la vois de plus en plus malheureuse avec lui. Ta copine tu la reconnais plus, ce n’est plus la fille drôle et pétillante de tes souvenirs. Elle est devenue une espèce de paillasson pour un mec qui au final ne la mérite pas. Alors oui, à force, y a de forte chance pour que tu lui conseilles de virer Brendon fissa.

 

Et bien maintenant, imagine, Brenda c’est toi.

Imagine que c’est à toi que Brendon fait toutes ces crasses. Pas des trucs énormes, mais mis bout à bout, ça fait quand même beaucoup.

Alors quelle est la différence ? Pourquoi ta copine mérite mieux, et pourquoi toi tu l’acceptes ? Pourquoi tu veux le meilleur pour ta bff, mais pas pour toi ? Qu’est-ce qui fait que toi tu te dévalorises ?

Donc tu l’auras compris, sois ta propre Lorie, c’est ça. Sois ta meilleure amie. Alors c’est vrai, ce n’est pas toujours évident, parce que justement on est la première concernée, et que quand on a le nez dedans, ce n’est pas toujours facile de prendre le recul nécessaire pour analyser la situation. De plus, bien souvent les sentiments s’en mêlent.

Mais ça reste un bon exercice à mettre en pratique en cas de souci, que ce soit avec son chéri, ses parents, son boss, son collègue, sa boulangère… fait comme si ça arrivait à ta meilleure amie, et réfléchis aux conseils que tu pourrais lui donner.

Et applique-le à toi-même.

 

 

7 jours de bonheurs en 2012… #1

1 Jan

Bien souvent on se dit qu’on sera heureux plus tard. Ça ira mieux ce weekend, que ça ira mieux quand on aura changé de voiture, quand on partira en vacances, quand on aura déménagé, quand le dossier Ducon sera passé… et finalement, c’est le weekend, on a une nouvelle voiture, on est en vacances, on est dans une nouvelle maison, on a un nouveau dossier, et quelque chose ne va toujours pas. Il y a toujours un grain de sable qui enraye la machine, et qui repousse le bonheur à plus tard.

 

Je te l’ai dit lors de mes « résolutions », j’aimerais cette année continuer à voir et apprécier les petits instants qui font que la vie est belle. Alors même si parfois ce sont de toutes petites choses, parfois insignifiantes, profitons-en tant qu’elles sont là..

Ce qui fait que j’instaure le rendez-vous du dimanche soir, où je te raconterai mes petits bonheurs de la semaine. Tu comprendras aisément que cette semaine va être raccourcie à aujourd’hui, 1er janvier oblige.

 

Le bonheur, c’est se retrouver en famille chez les grands-parents pour fêter la nouvelle année et un anniversaire, recevoir (enfin) ton cadeau de noël, et rire aux éclats à cause de jeux de mots foireux, de gâteau en forme de prothèse mammaire et de coupes de champagnes qui font de la lumière.

 

Le bonheur, c’est passer un peu de temps au cinéma avec le Petit, même si les choses ne seront plus jamais pareilles.

 

Le bonheur, c’est le fou rire piqué pendant le film parce que j’ai eu peur, j’ai sursauté, et donc renversé ma poche de confiserie sur le Petit. (et aussi fait rire toute la salle)

 

Le bonheur, c’est rentrer à pied du cinéma, du bon son dans les oreilles, un sourire sur les lèvres, sereine. Avec la certitude que ça ira. Que quoi que l’année réserve, les aventures et les épreuves à venir, ça ira.

 

L’accompagnement éducatif, ou les sourires qui font chaud au cœur

10 Nov

Si tu ne connais pas, l’accompagnement éducatif est mis en place dans les collèges pour « occuper » les élèves quand ils ont permanence. Concrètement, les profs volontaires proposent des activités en fonction de leurs compétences, le plus souvent entre midi et 14h ou le soir de 16h à 17h, quand les élèves doivent rester au collège pour attendre leur bus. Ensuite, les élèves s’inscrivent aux ateliers en fonction de leurs envies et de leurs disponibilités. Par exemple dans mon collège, il y a des ateliers échecs, cuisine, guitare, chorale, cirque…

 

Moi j’ai proposé informatique. Je sais qu’ils gèrent facebook et youtube, mais pour ce qui est du traitement de texte, c’est pas encore ça..

Donc pour le 1er cours, j’ai fait soft. Je leur ai demandé d’écrire leur nom, et ensuite de changer la police, la taille, la couleur. De souligner, de mettre en gras, en italique. Ils étaient tout fou !! Ça leur a pris 1h, et pendant 1h, je les ai entendu se marrer comme des bossus ! Et bien je les ai laissé faire, parce que ça fait du bien !! Ça fait du bien de ne pas avoir des gens blasés en face, des gens qui soufflent et/ou qui lèvent les yeux au ciel dès que je demande quelque chose. Ça fait du bien d’avoir des gens qui s’émerveillent parce que leur texte peut être aligné à gauche, à droite, ou centré.

Je passe la séance sur l’insertion d’étoiles ou de cœurs dans leur texte. Ça a été un grand moment !

 

Ce qui est marrant c’est de voir qu’au bout de 10min, ils sont tellement dedans, tellement à fond qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils me tutoient : « madame, t’as vu mon étoile ? », « madame, regarde ce que j’ai fait ! Hihi »… Je ne les ai jamais repris. Parce que pour moi, cet atelier n’est pas un cours. Ils sont là pour apprendre quelque chose bien sur, mais si ça doit être une contrainte, je n’en vois pas l’intérêt. Il n’ y a pas de notes, pas d’évaluation, pas de classement, chacun avance à son rythme.

 

Moi ce qui me fait plaisir, c’et de voir qu’ils essaient de grappiller des minutes à la fin de la séance. Ou par exemple aujourd’hui, on n’a pas pu faire l’atelier à cause d’une panne de courant (et ça peut être utile pour faire fonctionner un ordi), de voir la déception sur leur visage, et d’entendre  « alors la semaine prochaine on fait 2 heures à la suite !!! ».

 

C’est tout con, mais les jours où j’ai pas la patate, où je vais au collège à reculons (parce que je sais que je vais croiser Mr Parker et que j’ai envie de l’étriper), ils me redonne le sourire. Et ça fait du bien !