Tag Archives: un verre ça va.. non un verre bonjour les dégâts

Le Premier de la classe – suite et fin

16 Nov

(le début de l’histoire, c’est là)

 

Le lundi, je reviens donc au boulot et bien sûr je raconte aux copines. Tu te doutes que je les ai tenues au courant pendant le weekend, mais rien ne vaut un résumé en vrai.

Et là, je ne sais absolument pas ce qu’il me prend, mais je décide de renvoyer un mail au Premier de la classe. Ouais, je lui envoie un mail pour qu’on se revoie. Alors que je sais très bien qu’on n’a rien en commun. Alors que c’est exactement ce que je viens d’expliquer aux copines. Faut croire que je n’ai pas bien imprimé…

Bien évidemment, le mail à peine envoyé que je regrette déjà mon geste. Et encore plus quand je reçois la réponse. Un mail hyper froid où il me dit que je me suis bien amusée mais qu’on va s’arrêter là. Tu vois la Sibérie ? Bam, je me la prends en pleine face.

oui c’est bon, j’ai compris. pas besoin d’en faire des 4×3

 

Alors moi, qu’est-ce que je fais ? ben en meuf qui sait pertinemment qu’il a raison, je suis vexée alors je boude. Et je lui fais savoir. En gros, je lui réponds que ho ça va, il a pas à me prendre de haut non plus. du grand n’importe quoi !! Tu vois la petite conne qui fait un caprice et à qui t’as envie de mettre des claques ? La même. J’avais juste à fermer ma gueule, aucun des deux ne recontactait l’autre, et c’était plié. Tout redevenait comme avant (ou presque). Mais non, ça devait être trop compliqué pour moi.

Bon, comme il est poli, il m’a répondu en disant qu’il voulait pas me blesser tout ça, mais je sentais bien que ça commençait à le gonfler. Heureusement, mon stage m’amenait à faire des déplacements, ce qui fait que cette histoire s’est tassée d’elle-même. Et puis quand j’étais au bureau, j’ai arrêté d’aller trainer à son étage. C’est mon côté adulte et mature tu vois.

ça c’est moi quand je suis adulte et mature. ça se voit non ?

 

Jusqu’à la dernière semaine de mon stage, où il est venu à notre pot de départ à la copine stagiaire et moi. Il a juste fait une apparition, mais comme en général il zappait allègrement ce genre de truc, j’ai apprécié le geste. Bon ok, techniquement il ne venait pas pour moi puisqu’on n’a jamais bossé ensemble, mais je l’ai pris pour moi. Là en revanche, c’est mon côté égocentrique qui ressort. On en a même profité pour s’échanger quelques mots discrètement, et on a fini par prévoir de se revoir pour boire un dernier verre le lendemain.

Et là, c’est un peu la blague, parce que le lendemain c’était le pot de départ d’un autre pote stagiaire. Ce qui fait que j’arrive à mon rencart assez en retard et un peu touchée. Ou l’inverse.

On discute, comme si de rien n’était. On parle de tout et de rien. Moi j’ai un peu tendance à rire pour rien, mais je ne crois pas qu’il soit devenu hyper marrant d’un coup, je pense plutôt que c’était l’alcool. En fait, il n’y a vraiment plus aucun flirt, c’est plus une relation d’amis. Et là, des années après, je viens de réaliser que si ça se trouve, j’étais pas en état de voir quoi que ce soit. Et j’ai comme envie de me jeter du balcon. Parce qu’en vrai, je crois qu’il m’aimait bien et qu’il était un peu embêté que je parte (non non, je suis pas du tout le genre de fille qui se fait ses films voyons !).

Pendant l’été qui a suivi, on s’est envoyé plusieurs textos pour prendre des nouvelles et savoir si les vacances se passaient bien. En septembre quand je suis rentrée sur Paris, il m’a même invitée et on a déjeuné ensemble. On a continué à s’envoyer en l’air (t’y a cru hein coquine !) quelques messages, noël, la bonne année, tout ça, et puis on s’est perdu de vue.

call me maybe ! (lol)

 

Et là, je te vois gueuler derrière ton écran que tout ça pour ça et que quand même je fais chier. Que j’irais en enfer pour t’avoir fait patienter trois jours pour une histoire aussi pourrie. Que y a même pas du sexe là dedans. Même pas un bisou ! La loose !

 

Alors je vais te répondre que 1/ déjà tu te calmes, que 2/ je fais ce que je veux sur mon blog et 3/ c’est vrai que j’ai hésité à te raconter cette histoire, mais pour moi c’était important. Non pas de te la raconter, mais de l’écrire. Parce que je l’avais oubliée, et comme ça je suis sûre que ça n’arrivera plus. Et je remercie ce weekend parisien de me l’avoir rappelée.

Avec le recul, je me dis que j’étais complètement tarée de draguer un responsable. Si je devais transposer à ma situation actuelle, c’est un peu comme si j’envoyais un mail au recteur. Totalement impensable !!! Et pourtant je l’ai fait. Et je ne regrette absolument pas.

En fait, quand j’y repense, même si c’est du grand n’importe quoi, j’aime bien ce côté  inconsciente. C’est clair qu’à l’époque je n’avais aucune idée des conséquences potentielles. Quoi que ce n’est pas l’exacte vérité. Disons plutôt que je n’y ai pas pensé une seule seconde. Et c’était trop bien.

Pour être honnête, je ne sais pas si je serais capable de le refaire. Maintenant, j’ai tendance à me prendre la tête pour un oui ou pour un non, à analyser tout ce qui pourrait arriver histoire d’être préparée à toute éventualité. C’est dommage je trouve. Je sais que je ne reviendrais pas à cette époque, que je ne reviendrais pas celle que j’étais, mais je crois que ça serait bien que j’essaie de m’en rapprocher un peu. Réapprendre à lâcher prise, à ne pas tout calculer à cause de quelques mauvaises expériences. Pourquoi ne retenir que celles-là ? Pourquoi ne pas apprendre des jolies histoires aussi ?

 

 

Ps : en écrivant ces articles et en repensant à lui, je me suis demandée ce qu’il était devenu. J’ai donc demandé à mon pote google (oui, le Premier de la classe n’a pas fb) (pourquoi ça ne m’étonne pas ?). Et bien je suis heureuse de te dire qu’il est toujours dans la même boite (en revanche ça, ça ne m’étonne pas). Et même qu’il a eu une promotion (ça ne m’étonne pas non plus). ah oui, j’oubliais. Il habite New York maintenant.

dire que je pourrais être fringuée comme ça maintenant…

dire qu’on aurait pu faire des photos ultra cucul à notre mariage…

dire qu’il pourrait me ramener des fleurs et même qu’on ferait des bisous…

dire qu’il pourrait me ramener des fleurs et que sa chemise me donnerait mal à la tête…

dire que je pourrais faire n’importe quoi parce qu’il m’aurait quittée…

dire qu’il pourrait faire n’importe quoi parce que je l’aurais quitté…

La soirée de la loose

2 Mar

Y a un truc que je t’ai pas raconté sur mon weekend chez Lapinou. Et c’est bien dommage, parce que c’est pourtant assez rigolo.

Je t’ai raconté que le samedi soir, on était à une soirée chez un de ses potes qui fêtait son anniversaire. Et je t’ai dit qu’à un moment donné, j’ai décédé d’alcool. Quand j’ai troqué mon champagne contre du coca et que j’ai mangé un peu, j’ai un peu ressuscité.

À l’heure de migrer vers la boite de nuit pour continuer cette fête de folie, Lapinou m’a demandé ce que je voulais faire : rentrer me coucher ou les accompagner. Etant plutôt fière et ne voulant pas être la seule à aller me coucher, j’ai fait genre, et je les ai suivi pour cette 2ème partie de soirée. Ouais je sais, je suis une dingue !

 

On arrive dans la boite, c’est sympa. Le pote avait réservé une table, ils commandent de la vodka et du champagne, la musique est plutôt bonne, ça démarre bien. N’étant pas totalement folle (et n’ayant pas envie de vomir sur la table), j’échange discrètement la coupe de champagne qu’on vient de me tendre contre un verre de coca. Ça me tue un peu de me rendre compte que je deviens raisonnable, mais passons…

 

La fatigue passe un peu, je me déhanche telle l’enfant (illégitime) de beyoncé et shakira (ou presque), et là, c’est le drame ! Bon je sais que c’est le but, mais moi je ne supporte pas ça : mon cœur se synchronise avec le rythme des basses de n’importe quelle chanson qui passe. Je sais qu’il y en a qui aime, mais avoir la cage thoracique qui sert de caisse de résonnance, je peux pas.. Alors je fais un peu genre tout va bien, parce qu’on n’est pas là depuis longtemps et je veux pas emmerder Lapinou, mais ça devient difficile.

 

Je suis donc en train de lutter pour respirer normalement, en plus j’ai chaud, en plus je suis fatiguée, c’et donc ce moment que choisit un autre pote de Lapinou pour venir me parler. Ayant un peu discuté avec lui avant, je sais qu’il est sympa, il est drôle, au moins ça me changera les idées ! Et bien point du tout ! Ce charmant monsieur vient s’assoir (oui j’ai laissé tombé les déhanchés de chagasses) à côté de moi, et là, me dit le plus naturellement du monde que je serais jolie si je sortais mes lunettes ! WTF ??? Devant ma mine déconfite, il m’explique que de toutes les filles présentes autour de la table, je serais la plus jolie si je n’avais pas mes lunettes. Et que c’est bien dommage que je ne me mette pas en valeur.

Alors comme te dire.. Il se trouve que j’avais un peu oublié ma tenue de bal chez moi, donc j’ai fait les boutiques l’après-midi même. Après 12 boutiques moches, j’avais trouvé un haut vite fait chez h&m. Sauf que le soir, les filles elles étaient toutes canons, et moi je me sentais ultra pouilleuse. Alors forcément, quand l’autre me dit que je pourrais me mettre en valeur, j’ai un peu eu envie de pleurer là tout de suite. Bon je l’ai pas fait hein, je suis une grande fille. Mais quand même, ça fout un peu les boules.

Sur ces bonnes paroles, il ajoute qu’il y a un mec à une table à côté qui fait que me mater depuis qu’on est arrivé. Déjà que j’ai rien vu alors que j’ai mes lunettes, je te dis pas si je les sors !

 

Tu te doutes, là j’étais dans un état proche de l’Ohio lamentable. Me sentant vraiment mal, proche de tomber dans les pommes, j’ai décidé d’aller prendre l’air dehors (et une pneumonie au passage). Sur la route, j’ai croisé Lapinou que j’ai embarqué avec moi, parce que même s’il avait rien demandé, j’ai bien senti qu’il avait envie de venir se geler avec moi. C’est à ce moment que je lui ai dit que j’étais prête à rentrer. Heureusement pour moi, il a pas discuté, et m’a demandé timidement s’il pouvait juste me déposer et revenir ensuite avec ses copains. Comme moi j’avais prévu de m’effondrer et de dormir, du moment qu’il me ramène assez vite, il peut faire ce qu’il veut ensuite !

 

À partir de là, j’ai vite dit au revoir, je suis allée récupérer mon manteau et on est rentrés. Et je me suis rendue compte que j’avais pris un gros coup de vieux. Parce qu’à une époque pas si lointaine, je sortais tous les weekends, vendredi ET samedi. Bon ok, j’étais pas super fraiche le lundi matin, mais je tenais la distance.

 

Bref, je suis allée en soirée.

 

Comment griller toutes tes chances en une soirée

28 Nov

Deux choses avant que je te raconte comment je me suis lamentablement ridiculisée samedi soir :

– je ne tiens absolument pas l’alcool. Mais alors pas du tout. Un verre ou deux (parfois moins), et ça y est, je suis prête à rouler sous la table. Le souci, c’est qu’en soirée j’aime bien boire un verre ou deux. Ou plus. Il parait que, je cite, « je suis trop drôle quand j’ai bu ». mais je te rassure, je ne fais rien de répréhensible ou d’indécent non plus. Même avec quelques verres de trop, je me tiens bien. L’ennui, c’est que je parle, beaucoup, et que je dis absolument tout ce qui me passe par la tête. Aucune retenue, aucun contrôle. Comme beaucoup de gens alcoolisé en somme… sauf que moi ça arrive vite, très vite.

– la soirée à laquelle j’étais invitée samedi soir commençant tard, j’ai fait un petit apéro avant avec des copines.

Tu vois où je veux en venir ? Ben ouais, t’as deviné. À la fin de l’apéro, j’étais déjà bien attaquée.

 

Maintenant que les bases sont posées, on peut passer à la soirée.

Je remarque très rapidement un mec (que je n’avais jamais vu auparavant) qui m’observe. Le trouvant plutôt à mon goût, je commence à l’observer aussi, et même à lui sourire. (faut l‘encourager le jeune homme) Il passe plusieurs fois à côte de moi, et rien. Il me fixe toujours, mais ne m’aborde pas. (bon ben pour les encouragements, on repassera) Une fois où on se recroise, j’en profite pour lui dire bonjour. (comme quoi, je ne suis pas complètement asociale. Ou ça dépend avec qui…) Heureusement il saisi la perche que je lui tend, et me demande mon prénom. Ma réaction quand il me dit le sien ? « oh putain mais c’est pas vrai ! C’est une blague ? » il faut dire aussi qu’il s’appelle comme 4 de mes ex. Et qu’en plus d’avoir un prénom en commun, ces mecs étaient aussi des cons finis. Ce que je lui explique. Bon comme entrée en matière, on peut faire mieux. Le point positif, c’est que ça a éveillé sa curiosité. Heureusement pour moi, il n’a pas eu l’air de m’en tenir rigueur. On est donc allés continuer notre conversation dans un coin moins bruyant.

Il me demande alors ce que je fais dans la vie, et le plus naturellement du monde, je lui réponds que je vends du rêve. (Ouais, c’est un métier) Devant son sourire, je lui explique que c’est pas donné à tout le monde, et que si je peux le faire, c’est parce que je suis une fille exceptionnelle.

On en vient à parler de sport (me demande pas comment j’en sais rien) (vu que ça fait des années que j’en n’ai pas fait, jamais je lancerais ce sujet. ça peut pas venir de moi) et notamment de ski (le mystère reste entier). Je lui explique très sérieusement que j’en faisais quand j’étais plus jeune mais que j’ai arrêté parce que j’ai les genoux pourris (oui oui, c’est un terme médical). Et là, je pars dans une grande démonstration du pourquoi du comment. Moi toujours hyper sérieuse, lui de plus en plus mort de rire.

J’ai énormément de mal à me rappeler des transitions, mais j’en viens alors à lui dire qu’en plus de vendre du rêve, je suis aussi très très drôle. Mais que pour aller plus vite, on peut aussi dire que je suis parfaite. Je pense que mes propos auraient eu plus de poids si mes mains n’avaient pas buggé pile à ce moment, et si je n’avais pas fait tombé mon verre. (sur mes pieds bien sûr) Pour justifier ma maladresse, je n’ai rien trouvé de mieux que lui dire que la perfection faisait peur et donc que c’était fait exprès, je me mettais au niveau du commun des mortels. Classe !

Bon un mec et une fille qui discutent, ils abordent forcément le sujet des amours. Je me suis donc entendue lui dire que, je cite « les mecs qui veulent juste me sauter pour la nuit, hé ho ça va, merde quoi ! Et que bon, ça serait sympa d’arrêter de flipper parce que ça ne m’intéresse pas, et que ça veut pas dire que je veux la bague au doigt et que je m‘imagine déjà dans la jolie maison avec la barrière blanche. Qu’il y a un juste milieu et que merde, c’est pas dur à comprendre. » fin de la citation.

Là, c’est le moment où il peu en placer une, et où il me dit que je le fais rire (quand je te disais que j’étais drôle) et qu’il me trouve pétillante ! J’ai pas le temps de jubiler qu’il enchaine en disant qu’il aimerait bien voir la vraie moi. BAM, dans les dents ! En gros, il pense que j’ai joué un rôle tout le temps ou on a discuté…

Mais ça l’empêche pas de vouloir me donner son numéro. Je rigole, et lui réponds qu’il croit tout de même pas que je vais faire tout le boulot ! Il sort donc son téléphone pour prendre mon numéro, et je vois la photo de son fils en fond d’écran. Je lui demande de me la montrer, et lui dit qu’il est très mignon. J’enchaine en lui racontant la fois où j’avais rencontré un mec qui avait un fils aussi, et qu’il m’avait montré la photo et que j’avais trouvé son fils pas très beau. Mais que bon, lui il avait de la chance, son fils je le trouvais vraiment tout mimi. Comme ça ne suffisait pas, je lui demande donc comment il s’appelle. Bon quand il m’a dit le nom de son fils, j’ai buggé. Bien évidemment, il l’a vu, donc j’ai tenté de me justifier. Le genre de situation où tu t’enfonces encore plus à chaque mot que tu peux dire…

 

Au vu de ma prestation lors de la soirée, je comprends mieux pourquoi j’ai pas eu de nouvelles…