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Elle est tout ce que je déteste.

24 Août

–      Elle se met en compétition avec tout le monde. Quoi que tu dises, elle a toujours vécu/fait/lu/mangé/visité mieux. Il faut qu’elle soit le centre du monde en permanence, qu’elle soit au courant de toutes les conversations, même si ça ne la concerne pas.

–      Elle est d’un sans gêne absolu. Elle s’étale partout, n’a aucune notion de vie en communauté. Le rangement, le nettoyage, non, connait pas.

–      Elle n’a pas vraiment de scrupule à s’approprier le bien d’autrui. Non, elle n’en est pas à voler dans les magasins, mais les idées des autres, ou leurs photos et vidéos, ça ne la dérange pas de les présenter comme siennes.

–      Elle n’écoute rien. Enfin si, les 3 premiers mots qu’on peut prononcer, et ensuite elle se fait la fin de l’histoire toute seule. Tenter de la corriger ne sert à rien, elle s’est déjà fait ses films et reste campée sur son idée.

–      Et si jamais elle écoute, elle manque totalement d’empathie. Si tu lui racontes une difficulté que tu as en ce moment, elle te fait remarquer qu’elle a eu bien pire et qu’elle a géré, donc elle voit pas très bien ou est le problème. Remarque, c’est assez pratique pour clore une discussion.

–      Elle critique les autres sur leurs méthodes d’éducation de leurs enfants, alors qu’elle a fait exactement les mêmes erreurs, et a des gamins totalement névrosés. Mais a eu l’audace de dire qu’elle ne culpabilise absolument pas sur ce point. Ils ont eu de quoi manger, de quoi s’habiller, un lit, un toit, ils devraient plutôt la vénérer pour ça. De la même façon, ses anciens élèves l’adorent, beaucoup la considère comme « une petite maman ». Dommage qu’elle n’est pas su faire la même chose chez elle.

–      Elle joue à la fausse modeste, juste pour se faire mousser. Elle minaude pour un tout ou pour un rien. Surtout pour un rien. Elle est incapable de raconter une histoire sans marquer de pauses, genre y a un gros suspense, même si c’est pour te dire qu’elle a changé de marque de yaourts.

–      Elle est pleine de belles paroles, mais ça s’arrête là. Elle peut te promettre plein de choses, mais la seule garantie que tu auras, c’est que tu n’en verras pratiquement jamais la couleur.

–      Elle remarque bien les défauts des autres, et n’hésite pas à bien appuyer dessus, même si elle a les mêmes. En revanche, elle s’énerve à la moindre allusion à ses imperfections, et part en boudant.

–      Elle ne ressemble à rien. Des cheveux filasses dignes d’une clocharde, des tenues informes, une peau luisante, et beaucoup de kilos en trop. Forcément elle est jalouse de toute personne mieux qu’elle, ce qui faut l’avouer n’est pas très difficile, devient aigrie et donc fait des remarques agressives aux autres sur leur tenue ou leur poids.

 

Elle, c’est ma mère.

 

L’Atelier des Chefs

23 Avr

Il y a 15 jours, la Reine Mère m’a proposé d’aller à l’Atelier des Chefs. On l’avait déjà fait une fois il y a presque 2 ans. On était 4 inscrits, les 2 autres se sont désistés donc on s’était retrouvées toutes les 2 avec le chef. Ça avait été génial, j’en garde un super souvenir.

Donc quand elle m’a proposé d’y retourner, j’ai dit oui de suite. On a donc regardé le site pour choisir ce qu’on voulait faire, et on a choisi la formule déjeuner, le cours de 30min où tu prépares ce que tu vas manger ensuite. Pour nous ce sera filet de canette sauce soja/vinaigre balsamique et pois gourmand. Rien que d’imaginer, j’avais déjà l’eau à la bouche.

 

Le jour du cours arrive, on se retrouve donc à l’atelier.

2 vendeuses/hôtesses nous accueillent, prennent notre vestiaire et nous invitent à aller nous laver les mains avant de commencer. Avant de rentrer dans la cuisine, on nous distribue de mââââgnifiques tabliers en plastique. On a un peu l’air de poissonnier comme ça, mais au moins, on est sûrs de pas se salir.

Aujourd’hui, le cours est pratiquement plein, on est une vingtaine. La Reine Mère et moi partageons donc notre plan de travail avec deux dames, qui ont l’air discrètes mais sympas. À une autre table, un groupe de 6 potes, qu’on entend déjà se marrer. Le reste, ce sont des couples ou des ami(e )s, venus eux aussi passer un bon moment.

 

Le chef arrive, la petite trentaine, queue de cheval, boucle d’oreille, je sens que ça va être rock’n roll. Effectivement, il dépote. C’est plus Cyril Lignac que Maïté.

Il nous explique ce qu’on va cuisiner, il nous montre comment faire, et lorsque c’est à notre tour, il passe à chaque table, avec un mot pour chacun. En plus il est cool parce que même quand on se rate, il dit rien. Ou alors il rigole, il se moque gentiment. Ça c’est du cours de cuisine comme j’aime !

Pour la cuisson, c’est la même chose. Il nous explique, on reproduit. Là encore, il nous donne des petits trucs, des astuces qu’on puisse réutiliser chez nous. Et quand on a fini, on dresse nos assiettes, on peut même les décorer si on veut.

 

Voilà, c’est prêt, on peut maintenant passer dans la salle d’à côté, où une grande table nous attend, préparée pour tous les participants. On prend donc nos assiettes, on s’installe, et on mange avec les autres cuisiniers du jour. C’est l’occasion de comparer nos décos, la cuisson des mets, et les conversations dérivent ensuite. C’est rigolo parce qu’on parle avec de parfaits inconnus très simplement, alors que dans un resto normal, on n’aurait jamais parlé à la table d’à côté. Alors que là, tout le monde discute ensemble, il n’y a pas de barrière de groupe, c’est plutôt rigolo.

 

Encore une fois, j’ai aimé l’expérience, et je pense que j’y retournerais. Peut-être même que j’attendrais pas 2 ans pour ça.

 

7 jours de bonheurs en 2012…#17

22 Avr

Le dimanche à Bamako, c’est le jour du mariage. Ouais c’est vrai, mais ça n’a rien à voir. Alors on pourrait dire que c’est journée d’élection, mais on va pas parler de ça non plus. Non, le dimanche, c’est bonheur ! Tous les petits et grands bonheurs de la semaine. (oui je te confirme, c’est officellement l’intro la plus nulle du monde)

Par contre j’ai un peu honte, parce que je ne les ai pas noté au fur et à mesure. Et comme j’ai le cerveau d’un poisson rouge atteint d’Alzheimer, ben je me rappelle pas de tout. Alors c’est une petite semaine. Mais elle est bien quand même !

 

Lundi :

Le bonheur, c’est une énorme journée glandouille. Ça fait du bien d’être en vacances !

 

Mardi :

Le bonheur, c’est de prendre mes billets d’avion pour cet été. Une petite semaine en Irlande, chez l’Ainé et l’Irlandaise.

 

Mercredi :

Le bonheur, c’est une inscription à une prochaine soirée qui s‘annonce très très drôle. Ou complètement pathétique. Je vous en reparle très bientôt…

 

Jeudi :

Le bonheur, c’est d’aller à un cours de l’Atelier des Chefs avec la Reine Mère et le Petit. On a bien rigolé, c’était super bon, à refaire !

 

Vendredi :

Le bonheur, c’est le combo nouvelle couleur + un peu d’autobronzant, ce qui me donne bonne mine, fait ressortir mes yeux, j’adore !

 

Samedi :

Le bonheur, ce sont tous les messages HC concernant LA robe. Vous êtes géniales , vous m’avez fait hurler de rire, changez rien !

Le bonheur, c’est d’aller en ville chercher un cadeau pour l’anniversaire de ma nièce, tomber sur le Petit, repartir me balader, faire 100m, et tomber sur mes parents. Le monde est petit !

 

Dimanche :

Le bonheur, c’est d’aller manger chez mes parents pour l’anniversaire du Petit, et recevoir un appel de l’Ainé sur Skype. On a pu voir les progrès de Petit Bouddha en direct, c’était vraiment super sympa.

 

Et toi ta semaine, elle était bien ?

 

Et tu peux aussi voir les bonheurs d’Adrénaline.

 

1 semaine plus tard

11 Avr

Tu te rappelles ce merveilleux mercredi matin que je t’avais raconté. Ces quelques heures de cours enchanteresses, cette matinée magique et féérique qu’on se serait cru à Disney. Oui, c’était déjà il y a une semaine. 7 jours déjà, et ce matin, il fallait y retourner.

Tu te doutes que je n’étais que joie et bonheur, licornes et paillettes, rien qu’à l’idée de recommencer. Bon ok, j’exagère très légèrement, mais je n’étais pas aussi angoissée que ce que j’aurai pu imaginer. Et en plus, ça aurait été con puisque ça c’est pas trop mal passé.

Bien évidemment, l’élève qui s’était barré de cours m’a reproché de ne pas avoir été au courant qu’il y avait contrôle, « puisque je l’avais exclu de cours ». J’ai rigolé et lui ai demandé de répéter, ce qu’il a fait. J’ai enchainé qu’il devait avoir un souci de vocabulaire. Comprenant où je voulais en venir, c’est tout penaud qu’il a reconnu que c’est lui qui étais parti tout seul. Je l’ai gentiment achevé en lui expliquant qu’il avait choisi de partir, et que s‘il n’avait pas rattrapé, c‘était son problème, pas le mien. Que c’est bien de faire le malin, mais faut assumer ensuite. Il a fermé sa gueule et fait son contrôle.

 

En fait, je pense que j’étais (relativement) sereine parce que lundi, je suis allée chez mes parents me gaver de chocolat, et entre deux bouchées et quelques taches sur mes fringues (je ne sais pas pourquoi, mais le chocolat et le seul aliment qui fini invariablement sur mes vêtements), j’en ai profité pour discuter de mes déboires professionnels.

Agréable surprise, la Reine Mère a lâché son ordi pour réellement m’écouter, et même le Padre est venu me prodiguer quelques conseils. Oui je sais, ça peut paraitre normal, mais pas chez moi. En général, les parents font la morale, et on a plus qu’à s’exécuter. En fermant bien notre gueule au passage. Alors c’st vrai, depuis quelques temps on est plus dans l’échange, mais je m’y suis pas encore habituée.

Bref, tout ça pour dire qu’on a bien parlé, je leur ai expliqué tout ce qu’il s’était passé, et mon envie de continuer avec les segpa, du moins pour les quelques années à venir. Mes parents m’ont encouragé dans cette voie, notant tous les avantages possibles. Bonn, la Reine Mère, fidèle à elle-même, n’a pas pu s’empêcher de glisser un léger tacle au passage, signifiant qu’au moins avec les segpa, j’aurai le temps de faire mes manucures. Je sais qu’elle aime pas, qu’elle trouve ça complètement futile et superficiel, mais je peux te dire que je m’en contrefous.

là par exemple, elle m'a dit que les paillettes, on dirait du vernis écaillé. merci maman !

 

Bon par contre, là où j’ai pas assuré, c’est que j’ai laisser passer les dates d’inscriptions des vœux de l’année prochaine. Je crois que ça s’est mélangé dans ma (petite) tête, j’ai confondu la date d’ouverture et de fermeture du serveur. En fait, c’est la secrétaire du collège qui m’a appelé tout à l’heure pour me le dire qu‘il fallait le faire la semaine dernière. J‘ai eu de la chance, avec internet, tout était réglé dans la demi-heure suivante. Mais il n’empêche, j’ai horreur de ça. Je me dis que je dois pas être la première, et que je ne serais surement pas la dernière à rater les dates, mais j’aime pas me faire remarquer pour ce genre de choses.

Ça me fait mal de me dire que j’ai laissé passer quelques chose d’important parce que j’étais totalement perturbée, que j’avais complètement la tête ailleurs. Bon en même temps, les années précédentes j’ai eu des affectations qui n’avaient rien à voir avec mes vœux, donc je n’en aurais pas fait du tout, je ne sais pas si ça aurait changé grand-chose.

 

Heureusement, c’est bientôt les vacances ! Je vais pouvoir poser le cerveau pendant quelques temps, me détendre, prendre du temps pour moi. J’ai des manucures à essayer…

 

Plus jamais !

16 Mar

Cet après midi, j’avais rendez-vous avec le Petit. C’est bientôt l’anniversaire de la Reine Mère, et on a décidé de faire un cadeau commun. S’étant mise au thé depuis un certain temps, on avait dans l’idée de lui offrir une jolie théière en fonte. Le Petit connaissait une boutique qui en vendait des jolies d’après lui, on s’y donne rendez-vous. Effectivement, ils proposent plein de théières, et on craque tous les deux sur la même, en forme de lampe d’Aladin. Elle est trop belle, elle plaira à la Reine Mère, on la prend. Le Petit ayant un peu peur de l’abimer ou de la perdre, il me la confie. Ok très bien, je m’en charge.

 

Je profite d’être en ville pour faire quelques boutiques, j’ai d’autres cadeaux à faire, je veux changer le livre que j’ai en double, je flâne, c’est sympa. Du moins au début, parce que j’avais un peu oublier que la fonte, ça pèse un âne mort. Et comme j’avais décidé de rentrer à pieds pour profiter du soleil, j’ai très vite eu les doigts cisaillés et les muscles des bras (presque) tétanisés. Là je te dis pas, j’ai énormément de mal à écrire, j’ai des tremblements tout pourri aux mains. D’ailleurs, dès que je finis de raconter mon histoire, je crois que je vais aller me les plonger dans un bol de glaçons.

 

Ouais, la prochaine fois, je réfléchirai à mon programme, et je garderai la théière en fonte pour la fin…