Tag Archives: reflexions intenses et philosophiques

J’ai besoin de votre avis

3 Mai

L’autre jour je suis tombée sur un film à l’eau de rose, au moment où l’homme offrait un ensemble de lingerie à sa chérie. À l’ouverture du paquet, elle avait l’air toute heureuse, avec son sourire « oh mon dieu mon petit canard en sucre, t’es le meilleur des hommes ! ». Genre les cœurs qui lui sortent par les yeux et tout.

 

Et ça m’a rappelé une conversation que j’ai eu la semaine dernière avec Cruella. Justement on parlait du fait de recevoir de la lingerie en cadeau, et on était d’accord toutes les deux pour dire qu’on n’aimait pas ça.

Moi personnellement, j’ai tendance à mal le prendre, pour plusieurs raisons.

1/ j’ai toujours la très désagréable sensation que l’homme ne me trouve pas sexy, et qu’il faut que je porte des trucs de catin improbables pour être désirable, pour lui plaire. Pour dire les choses crûment, j’ai l’impression de pas être bandante. Et donc, moi, ça a plutôt tendance à me refroidir plutôt que de m’émoustiller.

2/ en général, je reçois ce cadeau pour noël ou mon anniversaire. Sauf qu’en offrant ça, l’homme se fait surtout un cadeau à lui. Et moi, à mon anniversaire, j’aime bien recevoir un cadeau pour moi, un cadeau qui me fera vraiment plaisir à moi. S’il veut m’offrir de la lingerie, qu’il le fasse à un autre moment (la saint valentin ça compte pas non plus) (en fait, y a pas besoin d’évènement particulier).

en même temps c’est normal, il s’attend à ça…

 

Voilà, rien que d’y penser ça m’énerve. Sincèrement, j’arrive pas à trouver un point positif à ce genre de cadeau. Attention, je ne juge absolument pas, je sais qu’il y en a qui aime. Je donne juste mon point de vue. J’en arrive à la conclusion que c’est surtout une histoire d’estime et de confiance en soi. Moi la lingerie sexy, j’ai l’impression d’être déguisée, que c’est pas moi. Que ça ne correspond ni à ma manière d’être, ni à mon physique. Je me sens nettement mieux dans du Petit bateau que dans du Chantal Thomass.

alors que je ressembleplutôt à ça.

 

Alors est-ce que c’est moi qui comprend rien et qui suis à côté de la plaque ? Et vous, vous appréciez ? Ou vous êtes plutôt comme moi ?

 

Je suis un génie (mais un peu blonde aussi) (surtout blonde en fait)

12 Avr

Parfois, ma propre connerie me surprend moi-même. Je plaisante pas, je m’auto-fatigue tellement je peux être débile.

 

En ce moment, tu l’auras compris, je lis beaucoup toussa.

Tu sais peut-être aussi que dernièrement, je me suis un peu ratée dans mes choix de livres, notamment en en achetant que j’avais déjà (quand je te dis que je suis blonde un peu). De plus, il y en a 2 ou 3 qui ne m’ont pas convaincue, qui n’étaient pas top. Genre je les aurais pas payés j’aurais été contente.

 

Et donc, j’ai commencé à réfléchir. Ça aurait été pas mal de pouvoir les ramener au magasin une fois lus, et les échanger contre des nouveaux, que je n’avais pas, ou des mieux. Mais bon quand même, ça ne se fait pas. Et puis je trouve que ça a un petit côté malhonnête.

Pourtant, ce système d’échange, plus j’y réfléchis et plus je trouve que c’est pas mal ingénieux. Je suis plutôt fière de moi sur ce coup. Avoir la possibilité de lire plein de livres sans que ça coute un bras, vraiment c’est une super idée !

 

 

 

 

Hey ! Mais ça serait pas le concept d’une bibliothèque par hasard ?

 

BLONDE !!!

 

Au moins, je sais ce que je vais faire pendant les vacances. En plus, je ferai des économies, et ça me permettra peut-être de financer celles de cet été…

 

« Madame, vous êtes raciste ? »

20 Mar

Mercredi dernier, en sortant du lycée, je suis tombée sur mon groupe du jeudi. Passant à 3m d’eux, on se dit bonjour, et ils m’arrêtent, pour avoir des précisions sur le cours du lendemain. On discute un peu, on plaisante, et un élève que j’avais exclu de cours le jeudi précédent me demande si je suis toujours fâchée contre lui. Je lui réponds gentiment que je ne suis absolument pas fâchée (tant qu’il ne recommence pas le lendemain), mais qu’il doit reconnaitre qu’il l’avait mérité. En souriant, il me dit qu’effectivement il l’avait un peu cherché.

 

C’est à ce moment qu’un autre élève qui avait suivi notre échange me demande si je suis raciste. Il m’aurait mis une claque que ça aurait été pareil !! Franchement, je ne m’attendais pas du tout à cette question !! Je lui demande pourquoi il demande ça, et il me répond qu’au début j’étais sympa, mais que maintenant j’arrêtais pas de le reprendre. Et donc il voulait savoir si ça avait un rapport avec sa couleur de peau.

Ben ouais, il se trouve que ces deux élèves là sont noirs. Sincèrement (tu me crois ou pas), je n’en ai jamais tenu compte. Et c’est exactement ce que je lui ai répondu. Que ça n’avais rien à voir avec la couleur de peau, mais plutôt avec le fait d’être pénible ou pas. Et eux l’était un peu, à parler un peu trop souvent à mon goût. Là encore, il a reconnu qu’il parlait un peu trop, et un peu trop fort, et qu’à partir du lendemain, on repartait sur de bonnes bases. Il m’a aussi demandé si on pouvait sceller notre accord en se faisant la bise, ce qui a bien fait marrer ses copains, et je lui ai dit en rigolant qu’il fallait pas pousser non plus.

 

Là-dessus, ils sont repartis en cours, et je suis rentrée chez moi. Mais je peux te dire que ça m’a travaillée tout l’après midi cette histoire. J’ai passé des heures à me remettre en questions, à me demander si j’avais fait ou dit quelque chose qui avait pu laisser penser que j’étais raciste. Je ne me considère pas comme tel, mais en même temps, je ne connais personne qui dirait spontanément qu’il l’est. Je ne pense pas avoir fait de distinction entre les élèves noirs, les blancs, les magrébins, les asiatiques, les grands, les petits, les gros, les maigres, les bleus, les rouges et les verts, et j’espère que je ne le ferais jamais. Moi tout ce que je vois, c’est s’ils sont polis, respectueux et s’ils ont fait leurs exercices.

Ce qui m’a rassurée, c’est de voir que le lendemain, il n’y avait aucune tension. À la fin du cours, il est venu me voir pour me faire remarquer qu’il s’était bien tenu. Il était tout fier, alors j’ai essayé de pas sourire trop fort, et je l’ai félicité et même encouragé à continuer.

 

Au final, j’étais contente d‘être tombée sur eux devant le lycée. Parce que 1/ je ne sais pas s’il m’en aurait parlé si on avait été en classe. Alors que là c’était de façon informelle, et on a pu discuter comme deux adultes. Et 2/ je suis aussi un peu fière qu’il ait osé m’en parlé, pour moi ça veut dire qu’il a eu assez confiance en moi pour aborder ce sujet, pas du tout évident.

Tout ça a fait qu’on a pu en parler simplement, sans que ça entraine une incompréhension de l’un ou de l’autre. Lui aurait pu continuer à croire que je lui en voulais à cause de sa couleur, ce qui fait qu’à mon avis, il aurait fini par faire n’importe quoi et ne plus me respecter et moi, je n’aurais pas compris non plus son comportement, donc j’aurais été moins tolérante, alors que ça se passait bien au début.

 

J’ai pas fini d’en apprendre sur le métier de prof !

 

Quelqu’un d’autre

10 Mar

Aujourd’hui, j’aimerais te parler d’un livre que j’aime beaucoup : Quelqu’un d’autre, de Tonino Benaquista.

C’est l’histoire de deux hommes qui se rencontrent dans un club de tennis, font une partie ensemble, et prennent un verre (ou deux) ensuite. L’alcool aidant, ils avouent qu’ils ne sont pas heureux, que leur vie actuelle ne leur plait pas. Ils se mettent alors au défi de changer de vie. Dans un an jour pour jour, ils se retrouveront au même endroit, et feront le bilan de leur changement…

On suit la transformation de ses deux personnages, physique pour l’un, de personnalité pour l’autre tout au long du livre. Et au final, une question : deviennent-ils une autre personnage, ou révèlent-ils ce qu’ils sont vraiment ?

 

Et bien, j’adore ce livre !!

Bien évidemment, le lire m’a fait me poser plein de questions. C’est impossible de le reposer sans y repenser !

Qu‘est-ce qui définit une personne ? Notre physique ou notre caractère ? Ou un mélange des deux peut-être..

Dans le livre, les deux hommes ne sont pas heureux dans leur vie. Mais pour changer ce qui ne leur plait pas, ils sont obligés de changer eux-mêmes. L’un ne va pas sans l’autre. On ne peut pas modifier notre quotidien sans changer ce que l’on fait, et à l’inverse, si on modifie nos habitudes, nos gestes, notre façon de vivre, notre vie va forcément en être transformée.

Et à partir de là, on s’interroge obligatoirement. Notre vie actuelle nous satisfait-elle ? Sommes-nous prêts à la changer ? si oui, jusqu’où sommes-nous prêt à aller ? Avons-nous pensé à toutes les conséquences ? Pour nous et pour notre entourage ?

 

Bref, tout ça pour dire que je vous conseille ce livre. J’ai été happée par l’histoire, avec l’envie de savoir ce qu’il advient de ces deux hommes. Bien sur je ne vous dis pas comment ça finit, vous me direz si vous avez aimé autant que moi.

 

L’art de (bien) vieillir

2 Jan

J’annonce, pas de recette miracle pour avancer sans rider, mais plutôt une réflexion comme j’en ai si souvent (putain cette phrase ne veut absolument rien dire) (mais j’espère que t’auras compris quand même) (sinon tu peux faire semblant) (ça m‘apprendra à commencer des articles au milieu de la nuit).

Tout ça pour dire qu’hier, en rentrant de chez mes grands parents, j’ai eu avec le Petit un discussion hautement philosophique sur l’art de vieillir. Physiquement. Ce qui inclut l’effet de la gravité sur les chairs, l’apparition de rides et de cheveux blancs et une augmentation du tour de taille. Pour ça, nous avons donc comparer des acteurs hollywoodiens (au hasard) maintenant et il y a 15 ou 20 ans (parce que nous faisons les choses bien)

Après avoir débattu, nous avons déduit que George Clooney (non, je ne suis absolument pas obsédée par lui), Kevin Costner, Bruce Willis, Tom Cruise et Ben Affleck vieillissaient bien, au contraire de certains qui apparaissent plus marqué, tels que Brad Pitt, Russel Crow, Matt Damon, Mel Gibson et Tobey Maguire.

En revanche, nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord sur Richard Gere. Moi je le mets dans ceux qui vieillissent bien (de toute façon, c’est connu que je m’y connais mieux que mon frère).

Ce qui nous a amené à la conclusion que les bruns s’en sortaient bien mieux que les blonds. T’es d’accord ?