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Il faut qu’on parle…

3 Nov

silent pain

Mes petits chatons, il faut qu’on parle.

 

Dernièrement je vous ai raconté l’histoire du sombre connard.

Parmi vos réactions, j’ai eu beaucoup de gens en colère contre lui, que c’était qu’un con et que je devais m’en débarrasser (cœur sur vous ♥).

Mais j’ai également eu, en commentaires ou en privé, des gens qui me disaient que mes histoires sont toujours drôles ou qu’ils se marraient à me lire.

 

Et ça là, je peux pas.

Je sais, ou je suppose fortement, que ce n’était que de la maladresse.

Mais quand même, ça fait mal.

 

Alors bien sur, je me suis posée plein de questions.

Est-ce que c’est moi qui prends tout mal ?

Ça arrive parfois, je suis encore trop dans la situation, j’ai pas le recul nécessaire. Ben là non. Je me dis que dans 1 mois, dans 6 mois, dans 10 ans, ça sera toujours l’histoire d’un mec qui a eu un comportement abusif envers une fille, qui a pris du plaisir à l’humilier, à la rabaisser, à la traiter comme une merde. Et que dans 1 mois, dans 6 mois ou dans 10 ans, ça ne sera toujours pas un sujet de plaisanterie.

 

Est-ce que j’ai utilisé tant d’humour que ça dans mon article ?

Honnêtement, je ne l’ai pas relu pour vérifier, parce que j’ai pas envie de replonger là dedans. Mais il ne me semble pas.

J’ai surement fait preuve d’ironie, parce que, même si je raconte ma vie sur internet je suis pudique, et que c’est ma manière de me cacher, de cacher ce que je ressens tout au fond.

Mais je ne crois pas que la forme cache tant que ça le fond du sujet.

 

Est-ce que j’aurais du dire les choses vraiment, sans faux semblant, sans artifice ?

Est-ce que j’aurais du dire que j’en ai perdu le sommeil et presque l’appétit ?

Est-ce que j’aurais du dire qu’il m’arrive de pleurer comme ça, d’un coup ?

Est-ce que j’aurais du dire que l’idée m’a traversé l’esprit que j’aurais préféré qu’il me frappe ?

Parce que oui, j’ai pensé que si mes blessures étaient visibles, si j’avais eu un cocard ou des côtes cassées, peut-être que certains réagiraient autrement.

Peut-être que je n’aurais pas eu à entendre « un de perdu 10 de retrouvés ».

Peut-être que je n’aurais pas eu à entendre « allez on s’en fout c’est un con. On sort demain et on fait d’autres rencontres ! ».

Peut-être que je n’aurais pas eu à entendre « haha tes histoires sont toujours trop drôles ».

Je ne dis pas ça à la légère, parce que je sais que certaines ont vécu ce traumatisme. (et oui, je me doute que là aussi, certain(e)s préfèrent nier l’évidence)

 

Attention hein, c’est pas un jugement ou quoi. Moi aussi je suis maladroite. Je l’ai encore été ce weekend. Ce qui était une blague innocente pour moi ne l’était pas pour l’autre. Et je ne m’en étais pas aperçu avant qu’on me le dise.

Et c’est là que j’ai compris. Si je ne vous dis pas que ça m’a blessé, ben vous pouvez pas le savoir. Cqfd.

Donc voilà, c’est dit. Maintenant on peut passer à autre chose.

 

 

Le retour du gros con

29 Oct

Ouais parce que l’Homme Idéal-Mais-Finalement-Sa-Mère c’est trop long, le gros con ça lui va bien. Ou le tas d’immondices. Ou Pure Evil. Ou ce que tu veux en fait…

 

Bref, 3 semaines après notre dernier échange, je pensais que c’était fini.

Je sais que j’avais dit que je guettais mon téléphone au début, mais au final la raison l’a emporté. Ce mec n’était qu’une sombre merde et j’étais bien mieux sans lui.

 

Et puis dimanche, la surprise. Désagréable.

« c’est dommage que tu sois de mauvaise humeur parce que j’aurais bien aimé que tu me suces ».

D’abord un petit tacle pour commencer, et ensuite du salace.

Classique j’ai envie de dire.

Je sais que je n’aurais pas du répondre, je le sais. Mais l’espoir de lui faire entendre raison a été plus fort. (oui, je crois au père Noël, aux licornes et autres miracles)

Je lui réponds que je ne suis pas de mauvaise humeur, plutôt blasée et déçue. Et que je ne comprends pas pourquoi il s’obstine.

Et là, il en rajoute une couche, que je me prends beaucoup trop au sérieux, que je suis chiante, qu’il faut que je me décoince et blablabla.

Discussion totalement stérile, absolument rien n’a changé.

 

Quelques heures plus tard, un nouveau message. Pire encore.

Il a dû fureter sur ma page fb, et il est tombé sur un statut où je parlais des différences de traitements entre les hommes et les femmes.

(pour info, je ne suis pas amie avec lui sur fb, et normalement ma page est privée. Après vérification, certains statuts et photos étaient cependant publics, je ne sais pas pourquoi.)

Et là, ça a été prétexte à me mettre plus bas que terre, encore. Que « j’étais qu’une conne qui ne comprenais rien à rien, que c’était normal si j’étais célib avec ce genre de discours, que je ne me remettais jamais en question et que je rejetais tout le temps la faute sur les autres. Que s’il me recontactais c’était uniquement pour se vider les couilles mais que là j’étais tellement conne qu’il irait se faire sucer ailleurs ».

Du bonheur à l’état pur.

La seule « chance » que j’ai eu c’est de ne pas avoir été seule quand j’ai reçu cette nouvelle monstruosité. Mais je ne te cache pas que ça m’a mis un énorme coup. Encore une fois.

Même si je sais que c’est pas vrai, je sais que j’ai raison et qu’il retourne tout ça à son avantage, ça fait mal.

 

Pendant ces 3 semaines de répit, je pensais que j’avais réussi à prendre un peu de recul, à me détacher de lui mais j’ai réalisé que non. Dès qu’il dit un truc, ça m’atteint en plein cœur.

Je sais que c’est de la méchanceté gratuite, que je ne devrais pas le laisser m’atteindre. Mais je n’y arrive pas. Pas encore.

 

J’étais partagée. D’un coté je me disais qu’il fallait que je l’ignore, qu’on tournait en rond mais de l’autre, je ne pouvais pas me laisser faire, je ne pouvais pas accepter ça.

Soit je lis ses messages et je lui réponds, mais là, je rentre dans son jeu. Et quoi que je puisse lui dire, en étant raisonnée ou non, il ne cherche qu’à me blesser. Donc ça ne sert à rien, si ce n’est à souffrir encore plus.

Au début je me disais que si je ne répondais pas, c’est comme si j’abandonnais, je le laissais gagner en quelque sorte. Et ça m’était insupportable. Jusqu’à ce que je réalise que c’est l’inverse. L’ignorer, c’est reprendre le pouvoir, ne pas le laisser me déstabiliser justement.

 

Alors j’ai fait ce que j’aurais du faire depuis bien longtemps. J’ai supprimé ses messages, supprimé son numéro et je l’ai bloqué. Idem pour fb, je l’ai bloqué aussi.

Si jamais il me recontacte, je ne le saurais pas. Et c’est tant mieux.

Je ne veux plus de lui dans ma vie. Jamais.