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Les états d’esprit du vendredi 2016 #7 (même si là c’est dimanche)

10 Avr

C’est un article que j’ai vu chez Isa et que j’aime bien, donc je lui pique l’idée.

Le concept est assez simple, le vendredi je réponds à un petit questionnaire.

C’est parti !

 

Dimanche 10 avril, début : 21h57

 

Fatigue :

Je suis au bout du bout, dès que je finis d’écrire je vais au dodo. Honnêtement, j’arrive pas à me faire à mon nouveau rythme, les horaires sont vraiment merdiques, c’est rude.

 

Humeur :

On va dire que ça va.

 

Estomac :

J’ai jamais autant mangé que depuis que j’ai ce nouveau boulot. Je fais des repas de fou, et je continue à boulotter toute la journée. La cata.

 

Boulot :

Après des débuts un peu difficiles, ça va mieux. Par contre, c’est du côté du Vieux Beau où c’est pas terrible. Toujours aussi con. Il me reste 3 semaines de périodes d’essai, je t’avoue que je regarde les offres d’emploi, voir si je ne peux pas me barrer.

 

Famille :

Le Petit est arrivé cet aprem pour la semaine. A la base c’était pour fêter son anniversaire, mais mon grand père est décédé hier, donc finalement l’Ainé et mes parents rappliquent pour l’enterrement. Bon forcément c’est plus trop la même ambiance mais au moins on sera ensemble.

 

Esprit :

Plein de choses en même temps. Surtout le boulot quand même, parce que même si oui je viens de signer un cdi et que ça me fait un peu de stabilité, ça me plait pas donc je me pose des questions. Et depuis hier donc, pas mal de logistique concernant la famille.

 

Reste :

J’ai envie/besoin de me remettre au sport. Je sais que j’en ai parlé plusieurs fois, mais là c’est vraiment un besoin, besoin d’aller me défouler. Je devrais très prochainement aller acheter des chaussures dignes de ce nom pour aller courir, et pourquoi pas aller à la salle de sport avec une collègue.

 

Message perso :

RAS

 

Penser à :

RAS

 

Amitiés :

Les copines sont loin et me manquent énormément.

 

Love :

J’ai recroisé mon voisin genre 1 mois après, on a discuté 2 min, il m’a promis qu’il viendrait me voir à la boutique où je bosse, mais pour l’instant rien. Je me dis que s’il a vraiment envie de me voir, il sait où me trouver. Mais bon, ça marche dans les 2 sens, j’ai rien fait non plus..

 

 

Sorties :

Rien de spécial pour l’instant, même si je pense qu’avec la famille présente, on va se faire 1 ou 2 restos.

 

Envie de :

Partir en voyage. Et le truc qui me trotte dans la tête depuis un moment, c’est de partir 5 jours à New York, mais toute seule. Même si ça me fait flipper sa race, j’ai vraiment envie. bon on verra ce que ça donne…

 

Musique :

En ce moment, c’est ça pratiquement en boucle :

 

Fin : 22h17

 

Le Premier de la classe – suite et fin

16 Nov

(le début de l’histoire, c’est là)

 

Le lundi, je reviens donc au boulot et bien sûr je raconte aux copines. Tu te doutes que je les ai tenues au courant pendant le weekend, mais rien ne vaut un résumé en vrai.

Et là, je ne sais absolument pas ce qu’il me prend, mais je décide de renvoyer un mail au Premier de la classe. Ouais, je lui envoie un mail pour qu’on se revoie. Alors que je sais très bien qu’on n’a rien en commun. Alors que c’est exactement ce que je viens d’expliquer aux copines. Faut croire que je n’ai pas bien imprimé…

Bien évidemment, le mail à peine envoyé que je regrette déjà mon geste. Et encore plus quand je reçois la réponse. Un mail hyper froid où il me dit que je me suis bien amusée mais qu’on va s’arrêter là. Tu vois la Sibérie ? Bam, je me la prends en pleine face.

oui c’est bon, j’ai compris. pas besoin d’en faire des 4×3

 

Alors moi, qu’est-ce que je fais ? ben en meuf qui sait pertinemment qu’il a raison, je suis vexée alors je boude. Et je lui fais savoir. En gros, je lui réponds que ho ça va, il a pas à me prendre de haut non plus. du grand n’importe quoi !! Tu vois la petite conne qui fait un caprice et à qui t’as envie de mettre des claques ? La même. J’avais juste à fermer ma gueule, aucun des deux ne recontactait l’autre, et c’était plié. Tout redevenait comme avant (ou presque). Mais non, ça devait être trop compliqué pour moi.

Bon, comme il est poli, il m’a répondu en disant qu’il voulait pas me blesser tout ça, mais je sentais bien que ça commençait à le gonfler. Heureusement, mon stage m’amenait à faire des déplacements, ce qui fait que cette histoire s’est tassée d’elle-même. Et puis quand j’étais au bureau, j’ai arrêté d’aller trainer à son étage. C’est mon côté adulte et mature tu vois.

ça c’est moi quand je suis adulte et mature. ça se voit non ?

 

Jusqu’à la dernière semaine de mon stage, où il est venu à notre pot de départ à la copine stagiaire et moi. Il a juste fait une apparition, mais comme en général il zappait allègrement ce genre de truc, j’ai apprécié le geste. Bon ok, techniquement il ne venait pas pour moi puisqu’on n’a jamais bossé ensemble, mais je l’ai pris pour moi. Là en revanche, c’est mon côté égocentrique qui ressort. On en a même profité pour s’échanger quelques mots discrètement, et on a fini par prévoir de se revoir pour boire un dernier verre le lendemain.

Et là, c’est un peu la blague, parce que le lendemain c’était le pot de départ d’un autre pote stagiaire. Ce qui fait que j’arrive à mon rencart assez en retard et un peu touchée. Ou l’inverse.

On discute, comme si de rien n’était. On parle de tout et de rien. Moi j’ai un peu tendance à rire pour rien, mais je ne crois pas qu’il soit devenu hyper marrant d’un coup, je pense plutôt que c’était l’alcool. En fait, il n’y a vraiment plus aucun flirt, c’est plus une relation d’amis. Et là, des années après, je viens de réaliser que si ça se trouve, j’étais pas en état de voir quoi que ce soit. Et j’ai comme envie de me jeter du balcon. Parce qu’en vrai, je crois qu’il m’aimait bien et qu’il était un peu embêté que je parte (non non, je suis pas du tout le genre de fille qui se fait ses films voyons !).

Pendant l’été qui a suivi, on s’est envoyé plusieurs textos pour prendre des nouvelles et savoir si les vacances se passaient bien. En septembre quand je suis rentrée sur Paris, il m’a même invitée et on a déjeuné ensemble. On a continué à s’envoyer en l’air (t’y a cru hein coquine !) quelques messages, noël, la bonne année, tout ça, et puis on s’est perdu de vue.

call me maybe ! (lol)

 

Et là, je te vois gueuler derrière ton écran que tout ça pour ça et que quand même je fais chier. Que j’irais en enfer pour t’avoir fait patienter trois jours pour une histoire aussi pourrie. Que y a même pas du sexe là dedans. Même pas un bisou ! La loose !

 

Alors je vais te répondre que 1/ déjà tu te calmes, que 2/ je fais ce que je veux sur mon blog et 3/ c’est vrai que j’ai hésité à te raconter cette histoire, mais pour moi c’était important. Non pas de te la raconter, mais de l’écrire. Parce que je l’avais oubliée, et comme ça je suis sûre que ça n’arrivera plus. Et je remercie ce weekend parisien de me l’avoir rappelée.

Avec le recul, je me dis que j’étais complètement tarée de draguer un responsable. Si je devais transposer à ma situation actuelle, c’est un peu comme si j’envoyais un mail au recteur. Totalement impensable !!! Et pourtant je l’ai fait. Et je ne regrette absolument pas.

En fait, quand j’y repense, même si c’est du grand n’importe quoi, j’aime bien ce côté  inconsciente. C’est clair qu’à l’époque je n’avais aucune idée des conséquences potentielles. Quoi que ce n’est pas l’exacte vérité. Disons plutôt que je n’y ai pas pensé une seule seconde. Et c’était trop bien.

Pour être honnête, je ne sais pas si je serais capable de le refaire. Maintenant, j’ai tendance à me prendre la tête pour un oui ou pour un non, à analyser tout ce qui pourrait arriver histoire d’être préparée à toute éventualité. C’est dommage je trouve. Je sais que je ne reviendrais pas à cette époque, que je ne reviendrais pas celle que j’étais, mais je crois que ça serait bien que j’essaie de m’en rapprocher un peu. Réapprendre à lâcher prise, à ne pas tout calculer à cause de quelques mauvaises expériences. Pourquoi ne retenir que celles-là ? Pourquoi ne pas apprendre des jolies histoires aussi ?

 

 

Ps : en écrivant ces articles et en repensant à lui, je me suis demandée ce qu’il était devenu. J’ai donc demandé à mon pote google (oui, le Premier de la classe n’a pas fb) (pourquoi ça ne m’étonne pas ?). Et bien je suis heureuse de te dire qu’il est toujours dans la même boite (en revanche ça, ça ne m’étonne pas). Et même qu’il a eu une promotion (ça ne m’étonne pas non plus). ah oui, j’oubliais. Il habite New York maintenant.

dire que je pourrais être fringuée comme ça maintenant…

dire qu’on aurait pu faire des photos ultra cucul à notre mariage…

dire qu’il pourrait me ramener des fleurs et même qu’on ferait des bisous…

dire qu’il pourrait me ramener des fleurs et que sa chemise me donnerait mal à la tête…

dire que je pourrais faire n’importe quoi parce qu’il m’aurait quittée…

dire qu’il pourrait faire n’importe quoi parce que je l’aurais quitté…