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Les états d’esprit du vendredi #16

4 Déc

C’est un article que j’ai vu chez Isa et que j’aime bien, donc je lui pique l’idée.

Le concept est assez simple, le vendredi je réponds à un petit questionnaire.

C’est parti !

 

Vendredi 4 décembre, début : 10h40

 

Fatigue :

Ça va. J’ai fait une vraie bonne nuit, ça fait trop de bien.

 

Humeur :

Nickel. C’est triste à dire, mes les derniers événements font relativiser nos petits tracas…

 

Estomac :

Je finis juste mon petit dej’. Ben ouais, faut bien des avantages à être au chômage.

 

Esprit :

Préoccupé quand même un peu parce que pas de sous.

 

Boulot :

Comme dit précédemment, les dossiers sont terminés et rendus et ça c’est bien cool.

Pour le reste, c’est la misère.

 

Famille :

Mes parents arrivent la semaine prochaine pour passer les fêtes de Noel ici, ça me stresse un peu. Bon par contre, en bonne crevarde que je suis, j’ai commencé une liste de trucs que mon père pourrait réparer dans l’appart. Ben oui,  comme je sais que je vais les avoir dans les pattes, autant que ce soit utile.

 

Reste :

Je dois faire un gâteau pour dimanche midi. Je voudrais faire une sorte de velvet cake mais fruits rouges/chocolat blanc. Pour l’instant j’ai pas trouvé de recette adéquate, l’essai que j’ai fait hier est totalement raté mais je tiens bon !

 

Penser à :

  • Trouver un cadeau à mon oncle pour m’avoir tant aidé sur mon dossier.
  • Dire à Isa que le match c’est demain à 20h45 😉

 

Amitiés :

Nickel. Ça serait parfait si elles habitaient un peu plus près..

Sinon Cruella m’a envoyé un colis, pour me remercier de lui en avoir envoyé un il y a 2 semaines. Si c’est pas trop chou !

 

Love :

L’autre gros con m’a renvoyé un message, pour présenter ses excuses. Les excuses les plus foireuses qui soient, soit dit en passant. Déjà ça commence par « je me suis réveillé ce matin en me disant qu’il fallait que je te demande pardon ». Genre c’est une envie soudaine  » je me suis réveillé ce matin en voulant manger des croissants ». Mais le mieux c’est après, en gros ça donne « j’ai été agressif. J’en avais et j’en ai toujours très envie, mais j’aurais pas dû le dire comme ça ». Tu parles d’excuses !

Au début je l’ai ignoré mais quand il a demandé à ce qu’on se revoit, j’ai répondu. Pour l’envoyer se faire voir.

Ce à quoi il répond « dommage, j’espérais qu’on arrange ça ».

Ça m’a confirmé que c’est vraiment un pauvre type. Je crois qu’il est vraiment paumé, qu’il sait pas ce qu’il veut mais je m’en fous. J’ai vraiment pas besoin de ça, je suis bien mieux sans lui. Mais paradoxalement, ça m’a aidé à tourner la page.

 

Sorties :

Là j’ai envie de rien. Charlotte arrête pas de me relancer pour qu’on sorte et tout mais j’en ai pas envie. J’ai beau lui dire, elle veut pas comprendre. Et plus elle insiste, et plus je bloque.

 

Envie de :

Réussir ce pu*** de gâteau parce que je me prends la tête depuis 2 jours déjà.

 

Musique :

J’ai découvert ça je ne sais pas comment, mais c’est sublime.

 

Fin : 11h07

 

Il faut qu’on parle…

3 Nov

silent pain

Mes petits chatons, il faut qu’on parle.

 

Dernièrement je vous ai raconté l’histoire du sombre connard.

Parmi vos réactions, j’ai eu beaucoup de gens en colère contre lui, que c’était qu’un con et que je devais m’en débarrasser (cœur sur vous ♥).

Mais j’ai également eu, en commentaires ou en privé, des gens qui me disaient que mes histoires sont toujours drôles ou qu’ils se marraient à me lire.

 

Et ça là, je peux pas.

Je sais, ou je suppose fortement, que ce n’était que de la maladresse.

Mais quand même, ça fait mal.

 

Alors bien sur, je me suis posée plein de questions.

Est-ce que c’est moi qui prends tout mal ?

Ça arrive parfois, je suis encore trop dans la situation, j’ai pas le recul nécessaire. Ben là non. Je me dis que dans 1 mois, dans 6 mois, dans 10 ans, ça sera toujours l’histoire d’un mec qui a eu un comportement abusif envers une fille, qui a pris du plaisir à l’humilier, à la rabaisser, à la traiter comme une merde. Et que dans 1 mois, dans 6 mois ou dans 10 ans, ça ne sera toujours pas un sujet de plaisanterie.

 

Est-ce que j’ai utilisé tant d’humour que ça dans mon article ?

Honnêtement, je ne l’ai pas relu pour vérifier, parce que j’ai pas envie de replonger là dedans. Mais il ne me semble pas.

J’ai surement fait preuve d’ironie, parce que, même si je raconte ma vie sur internet je suis pudique, et que c’est ma manière de me cacher, de cacher ce que je ressens tout au fond.

Mais je ne crois pas que la forme cache tant que ça le fond du sujet.

 

Est-ce que j’aurais du dire les choses vraiment, sans faux semblant, sans artifice ?

Est-ce que j’aurais du dire que j’en ai perdu le sommeil et presque l’appétit ?

Est-ce que j’aurais du dire qu’il m’arrive de pleurer comme ça, d’un coup ?

Est-ce que j’aurais du dire que l’idée m’a traversé l’esprit que j’aurais préféré qu’il me frappe ?

Parce que oui, j’ai pensé que si mes blessures étaient visibles, si j’avais eu un cocard ou des côtes cassées, peut-être que certains réagiraient autrement.

Peut-être que je n’aurais pas eu à entendre « un de perdu 10 de retrouvés ».

Peut-être que je n’aurais pas eu à entendre « allez on s’en fout c’est un con. On sort demain et on fait d’autres rencontres ! ».

Peut-être que je n’aurais pas eu à entendre « haha tes histoires sont toujours trop drôles ».

Je ne dis pas ça à la légère, parce que je sais que certaines ont vécu ce traumatisme. (et oui, je me doute que là aussi, certain(e)s préfèrent nier l’évidence)

 

Attention hein, c’est pas un jugement ou quoi. Moi aussi je suis maladroite. Je l’ai encore été ce weekend. Ce qui était une blague innocente pour moi ne l’était pas pour l’autre. Et je ne m’en étais pas aperçu avant qu’on me le dise.

Et c’est là que j’ai compris. Si je ne vous dis pas que ça m’a blessé, ben vous pouvez pas le savoir. Cqfd.

Donc voilà, c’est dit. Maintenant on peut passer à autre chose.

 

 

Le retour du gros con

29 Oct

Ouais parce que l’Homme Idéal-Mais-Finalement-Sa-Mère c’est trop long, le gros con ça lui va bien. Ou le tas d’immondices. Ou Pure Evil. Ou ce que tu veux en fait…

 

Bref, 3 semaines après notre dernier échange, je pensais que c’était fini.

Je sais que j’avais dit que je guettais mon téléphone au début, mais au final la raison l’a emporté. Ce mec n’était qu’une sombre merde et j’étais bien mieux sans lui.

 

Et puis dimanche, la surprise. Désagréable.

« c’est dommage que tu sois de mauvaise humeur parce que j’aurais bien aimé que tu me suces ».

D’abord un petit tacle pour commencer, et ensuite du salace.

Classique j’ai envie de dire.

Je sais que je n’aurais pas du répondre, je le sais. Mais l’espoir de lui faire entendre raison a été plus fort. (oui, je crois au père Noël, aux licornes et autres miracles)

Je lui réponds que je ne suis pas de mauvaise humeur, plutôt blasée et déçue. Et que je ne comprends pas pourquoi il s’obstine.

Et là, il en rajoute une couche, que je me prends beaucoup trop au sérieux, que je suis chiante, qu’il faut que je me décoince et blablabla.

Discussion totalement stérile, absolument rien n’a changé.

 

Quelques heures plus tard, un nouveau message. Pire encore.

Il a dû fureter sur ma page fb, et il est tombé sur un statut où je parlais des différences de traitements entre les hommes et les femmes.

(pour info, je ne suis pas amie avec lui sur fb, et normalement ma page est privée. Après vérification, certains statuts et photos étaient cependant publics, je ne sais pas pourquoi.)

Et là, ça a été prétexte à me mettre plus bas que terre, encore. Que « j’étais qu’une conne qui ne comprenais rien à rien, que c’était normal si j’étais célib avec ce genre de discours, que je ne me remettais jamais en question et que je rejetais tout le temps la faute sur les autres. Que s’il me recontactais c’était uniquement pour se vider les couilles mais que là j’étais tellement conne qu’il irait se faire sucer ailleurs ».

Du bonheur à l’état pur.

La seule « chance » que j’ai eu c’est de ne pas avoir été seule quand j’ai reçu cette nouvelle monstruosité. Mais je ne te cache pas que ça m’a mis un énorme coup. Encore une fois.

Même si je sais que c’est pas vrai, je sais que j’ai raison et qu’il retourne tout ça à son avantage, ça fait mal.

 

Pendant ces 3 semaines de répit, je pensais que j’avais réussi à prendre un peu de recul, à me détacher de lui mais j’ai réalisé que non. Dès qu’il dit un truc, ça m’atteint en plein cœur.

Je sais que c’est de la méchanceté gratuite, que je ne devrais pas le laisser m’atteindre. Mais je n’y arrive pas. Pas encore.

 

J’étais partagée. D’un coté je me disais qu’il fallait que je l’ignore, qu’on tournait en rond mais de l’autre, je ne pouvais pas me laisser faire, je ne pouvais pas accepter ça.

Soit je lis ses messages et je lui réponds, mais là, je rentre dans son jeu. Et quoi que je puisse lui dire, en étant raisonnée ou non, il ne cherche qu’à me blesser. Donc ça ne sert à rien, si ce n’est à souffrir encore plus.

Au début je me disais que si je ne répondais pas, c’est comme si j’abandonnais, je le laissais gagner en quelque sorte. Et ça m’était insupportable. Jusqu’à ce que je réalise que c’est l’inverse. L’ignorer, c’est reprendre le pouvoir, ne pas le laisser me déstabiliser justement.

 

Alors j’ai fait ce que j’aurais du faire depuis bien longtemps. J’ai supprimé ses messages, supprimé son numéro et je l’ai bloqué. Idem pour fb, je l’ai bloqué aussi.

Si jamais il me recontacte, je ne le saurais pas. Et c’est tant mieux.

Je ne veux plus de lui dans ma vie. Jamais.

 

Les états d’esprit du vendredi #14

16 Oct

C’est un article que j’ai vu chez Isa et que j’aime bien, donc je lui pique l’idée.

Le concept est assez simple, le vendredi je réponds à un petit questionnaire.

C’est parti !

 

Vendredi 16 octobre, début : 10h02

 

Fatigue :

Ca va. Je dois avoir l’esprit plus léger parce que je dors mieux 😉

 

Humeur :

Bonne.

 

Estomac :

Plein. Là si je rajoute quelque chose maintenant c’est clairement de la gourmandise.

 

Condition physique :

J’ai dormi sur mon bras donc il est tout engourdi mais sinon dans l’ensemble ça va.

 

Esprit :

Apaisé on va dire. J’avais des choses sur le cœur, ça va toujours mieux quand ça sort.

 

Boulot :

1 semaine de chômage de plus. En revanche je me suis inscrite au concours pour peut-être enfin avoir un vrai statut de prof. J’ai un dossier à rendre, donc au moins ça m’occupe.

 

Famille :

C’est confirmé, mes parents seront en Irlande la semaine après moi. Ben c’est moche mais youpi ! J’aurais l’Ainé et les petits pour moi toute seule 🙂

 

Reste :

Je suis un peu débile parce que je suis pratiquement jamais sur ce blog, mais je me tâte à en faire un autre (en plus). Comme ça, ça en fera 2 à l’abandon…

 

Penser à :

Rien de spécial.

 

Amitiés :

Tout va bien.

 

Love :

Plus rien de l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement et c’est tant mieux !!!!

Je rigole parce qu’au début, Charlotte me disait d’être patiente, qu’il allait revenir en faisant son mea culpa, et maintenant elle me dit qu’il est complètement idiot et qu’elle a envie de le frapper.

En tout cas, je crois que cette rubrique va pas servir à grand chose pour les articles à venir, parce que séduire et rencontrer quelqu’un est le cadet de mes soucis actuellement.

 

Sorties :

Peut-être aller voir le match de demain dans un bar, mais je t’avoue que j’ai la flemme. Je crois que ça y est, je rentre en période d’hibernation..

 

Envie de :

Soleil (avec les températures qui vont avec) !!

 

Musique :

J’aime beaucoup cette chanson, et le clip est sublissime !!

 

Fin : 10h19

 

La rencontre avec l’Homme Idéal

13 Oct

Il y a quelque temps, je t’ai dit que j’avais retrouvé l’Homme Idéal sur un site de rencontres, qu’on avait discuté un peu et prévu d’aller boire un verre ensemble. Que j’étais hyper méga super stressée, tout ça tout ça. Mais je t’ai pas raconté la suite.

 

Attention parce que ça va être long. Très long. (ouais je sais pas faire succinct, désolée). Long genre tu peux te faire ta manucure y a des chances pour qu’à la fin de l’article ton vernis soit sec. Long genre prépare le repas et lis pendant que ça cuit. Donc prépare toi un thé (ouais quand j’ai commencé c’était l’heure du thé mais maintenant tu peux passer à l’apéro), installe toi confortablement… et c’est parti.

 

J’en reviens à mon histoire. On avait discuté le dimanche soir, mais le lundi il devait partir sur Paris pour le taff, donc il me propose qu’on se voit à son retour, le jeudi soir.

 

Le mercredi 26 aout, je lui envoie un petit message pour prendre des nouvelles, et il m’annonce qu’en fait il rentre le soir même, donc si ça me dit, on peut se voir 24 heures plus tôt. Bon ben forcément, je dis oui. Depuis le temps que j’attends ce moment !

On se voit le soir, je tremble comme une feuille, mais ça se passe super bien. On discute normalement, on rigole, on rattrape le temps perdu. Quand l’occasion se présente, je tente de lui dire que je suis désolée de ce qui s’est passé mais il balaie ça, que c’était y a 10 ans et que c’est oublié, que de l’eau est passé sous les ponts blabla.

Il se fait tard, on doit rentrer mais on est d’accord pour dire que c’était très sympa et qu’il faudra remettre ça.

Sur le chemin retour, il m’envoie un message, comme quoi il culpabilise de pas m’avoir ramenée (il est en scooter et moi en tram), et que si j’avais demandé gentiment, il m’aurait bordé. Là je suis un peu surprise, parce qu’à aucun moment dans la soirée j’ai senti de geste de drague de sa part, donc ça fait un peu bizarre. Je tape en touche, il retente mais ça en reste là.

 

Jeudi 27 aout.

Je lui envoie un message pour faire un coucou, et en gros il me répond qu’il est dispo pour me sortir du lit.

Je vois où il veut en venir et c’est pas vraiment ce que j’attendais. Pareil je tape en touche, en disant qu’on remet ça à plus tard, mais quand même, y a une petite gêne.

 

Samedi 29 aout.

Je lui envoie un message dans l’après midi pour savoir si on peut se voir avant qu’il reparte pour le boulot.

Il me répond vers 1h du matin, qu’il est pas mal occupé et que si on veut se voir, c’est maintenant.

Oh ben tient, on se demande comment ça pourrait finir… donc je fais comme si j’avais pas vu le message moi non plus et je lui réponds le lendemain qu’on se verra à son retour.

 

Lundi 31 aout.

Je me réveille et j’ai un message de sa part. Et là attention, il me demande « un message qui le sorte [mentalement] de la réunion. Texte ou photo, il veut savoir de quoi je suis capable« .

Tu la vois la grosse manipulation là ? il savait que s’il demandait simplement une photo sexy, je lui aurais dit non, que c’était un peu tôt pour ça. Alors à la place, il me challenge. Et moi, la grosse conne qui voit le piège direct mais tellement désireuse de lui plaire et voulant pas passer pour la fille coincée ou quoi, ben j’accepte. Parce que c’est lui quoi, c’est l’Homme Idéal et que je suis jamais trop objective quand il s’agit de lui. Je lui envoie une photo. Je te rassure, pas n’importe quoi non plus. Je fais quand même attention, y a pas ma tête, je suis jamais nue ou quoi. Rien de bien méchant en somme.

Mais ça a l’air de faire son effet, il a l’air content. Et finalement on continue comme ça tout au long la journée, on sextote comme des lycéens.

 

Mardi 1er septembre.

L’Homme Idéal serait partant pour recommencer mais je ralentis un peu. Même si j’ai beaucoup aimé jouer la veille, y a quelques voyants rouges qui se sont allumés de mon côté. Pour l’instant je choisis de ne pas y faire attention. Ça doit être des incompréhensions, je suis sûre qu’il clarifiera tout ça quand on se verra. (tu le sens le plan foireux là ?)

Bon comme on s’est bien chauffé pendant 2 jours et qu’il doit rentrer le soir même, rdv est pris, il vient chez moi en rentrant et c’est pas pour jouer aux cartes.

Je sais que c’est du n’importe quoi mais quand il s’agit de l’Homme Idéal j’arrive plus trop à raisonner.

On se voit effectivement le soir mais y a un changement de plan. Il a eu un accident de scooter en bas de chez moi. Rien de bien grave, mais quand il sonne il a la jambe complètement râpée et ça a réveillé sa hernie. Donc pas dans les meilleures dispositions pour s’envoyer en l’air. Il fait le dur mais il est un peu secoué donc à la place, on discute tranquillement le temps que l’adrénaline retombe. Et là franchement je kiffe. Rien à voir avec le mec branché cul des textos, je retrouve celui que j’ai connu il y a longtemps. Tout gentil, tout mignon, drole, à l’écoute. L’Homme Idéal quoi.

Finalement il rentre chez lui parce qu’il a quand même très mal au dos, mais on promet de se revoir très vite parce qu’on a des choses en suspens.

 

Mercredi 2 septembre.

Après être allé chez le médecin le matin pour son dos, l’Homme Idéal débarque et ce qui devait arriver arriva, on se saute dessus. On passe l’aprem au lit à discuter, à rigoler, à faire des câlins, c’est trop trop bien. Je suis sur un petit nuage.

 

Vendredi 4 septembre.

Je suis un peu redescendue de mon nuage parce que ça fait 2 jours que je n’ai pas de nouvelles. Je veux bien être la fille cool à pas être sur le dos du mec mais bon quand même… Je lui envoie un message pour savoir si on se voit, il me répond qu’il n’est pas en ville de tout le weekend. Je suis surprise parce qu’il m’avait fait part de ses projets mais bon, ça a peut être changé…

 

Dimanche 6 septembre.

Je vois passer des photos sur fb d’amis communs où il est en ville. Je ne dis rien, mais j’en pense pas moins. Une nouvelle alarme de plus…

Minuit passé, il m’envoie un message comme quoi ça lui dirait bien de venir dans mon lit.

Là, je peux te dire que mon sang ne fait qu’un tour ! je lui tombe dessus, qu’il me prend pour une conne, que je suis pas une pute, qu’il se rappelle de moi juste pour le cul et j’en passe.

Et là attention, festival de mauvaise foi : il comprend pas pourquoi je dis ça, que c’est ce que je voulais (WHAAAAAT ???), que c’est pas un animal et qu’il me respecte, qu’il veut pas juste un plan cul. Qu’il rentre à l’instant et que ça fait longtemps qu’il m’a pas vu donc qu’il voulait passer un moment avec moi et que moi je suis pas cool de l’engueuler comme ça.

On s’écharpe par texto pendant plus d’une heure, un régal. On se calme un peu, et on finit par dire qu’on se voit le lendemain matin. (oui je sais je suis faible).

Même si l’Homme Idéal il commence à devenir l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement.

 

Lundi 7 septembre.

Au réveil j’ai un texto de l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement qui me dit qu’il a envie de moi, mais pour me prouver qu’il « pense pas avec sa bite » ben il ne va pas venir. Et que même il a réfléchi à la prise de tête de la veille et qu’il n’a pas envie de ça et qu’on va en rester là et que bonne continuation et ciao.

Comme il me gonfle un peu à faire sa victime, je lui réponds que « finalement il est comme tous les autres : il en fait qu’à sa tête et si la fille a le malheur de dire un truc qui plait pas, c’est adieu. En gros, c’est une poupée gonflable qu’il cherche. Que si c’est ce qu’il veut, je vais pas batailler. »

Et là lol. Je l’ai vexé. Il est pas comme ça, je le fais passer pour celui que ne s’intéresse pas à moi et cerise sur le cupcake, il me demande de me mettre à sa place.

Je retente de lui expliquer mon point de vue mais c’est trop tard. Il boude donc c’est encore une fois « bonne continuation et ciao ». Mais là il ajoute « bisou » quand même parce que c’est pas un animal tu vois.

 

Vendredi 11 septembre.

Je craque. Je culpabilise alors je lui envoie un message où je m’excuse sur la forme. Sur le fond j’ai pas changé d’avis mais je me dis que si je lui avais parlé calmement au lieu de lui tomber dessus il aurait compris et on en serait pas arrivé là.

C’est très con mais je te l’ai dit, je suis pas objective quand il s’agit de l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement. Et oui, même s’il est plus vraiment idéal. En fait il est juste humain et peut être que si j’arrête de le mettre sur un piédestal, ça sera plus simple. Pour lui et pour moi.

On s’envoie 2-3 messages où chacun campe sur ses positions.

Je finis sur un texto gentil pour faire une trêve. Pas de réponse.

 

Dimanche 20 septembre.

« Il a pris le temps de réfléchir et en fait il n’accepte pas les réflexions que je lui ai faites. Il a beaucoup pensé à moi et il pense qu’on n’est pas sur la même longueur d’onde. Donc si je veux une relation physique c’est mon homme mais si je veux plus, il pense qu’on ne s’entendra pas. bisou et bon dimanche »

Ben lol. 10 jours de réflexion pour ça, c’était pas la peine.

 

Lundi 21 septembre.

Comme j’ai pas répondu, il m’a envoyé un message dans la nuit pour savoir ce que j’en pense. (c’est son truc, les messages de 3h du matin)

Je lui réponds que « j’aimerais qu’on se voie d’abord pour en discuter, histoire de dissiper les malentendus dès le début ». Parce que je n’ai pas oublié les quelques mythos qu’il m’a sorti au début. Et si j’avais choisi de fermer les yeux dessus, ce n’est plus du tout le cas. J’ai accepté qu’il me mène en bateau une fois, pas deux.

Il s’énerve, qu’il ne voit pas quels malentendus il y aurait à dissiper. Et que si ce qu’il propose me convient c’est parfait.

Vu qu’il n’y a pas de discussion possible, que je n’ai pas mon mot à dire et que je ne suis pas prête à accepter n’importe quoi, c’est non.

Bon puisque c’est comme ça, il propose qu’on voit le soir pour en discuter.

2h après, il a réfléchi et en fait il pense qu’on va se prendre la tête et il a pas envie de ça et laissons tomber.

 

Mardi 22 septembre.

Je relance en disant que je le comprends pas puisque je lui propose juste qu’on en discute calmement. Chacun exprime ce qu’il attend de l’autre. Que si on est d’accord c’est parti si non, tant pis. Au moins on est en face à face et c’est plus clair que par texto.

« il ne sait plus comment me le dire. Il cherche un truc simple, sans prise de tête »

Haha, genre je le harcèle ou quoi ?

J’en remet une couche en lui rappelant que c’est lui qui est revenu me faire cette proposition. Que pour lui, pas de prise de tête = imposer à l’autre sans discussion possible. Et que allez, à dans 10 ans. (ouais, un peu de provocation gratuite, ça fait pas de mal)

Ben je sais pas pour vous, mais moi, je trouve qu’il y a un énoooooooorme écart entre ses beaux discours de respect et ses actes.

 

 

 

Samedi 26 septembre.

Au réveil, j’ai un message de l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement. Encore un texto qu’il a envoyé bourré, au milieu de la nuit.

Cette fois ci, un truc immonde, bien cru, dégueulasse.

Mon premier reflexe est de le pourrir. Que c’est un gros porc et tout mais bon, ça fait déjà 1 mois que ça dure la blague, et ça serait bien que ça change.

Je me dis qu’on a tous les 2 envie de se voir, mais qu’on est bornés, donc il faut désamorcer la situation.

A la place, je lui demande ce qu’on fait maintenant, qu’on peut pas continuer indéfiniment, qu’on est plus intelligent que ça.

Il me répond que oui, que pardon il était bourré…

Et il enchaine quand même avec des messages de cul, ce qu’il aimerait bien que je lui fasse.

Je le calme en lui disant qu’on n’en est pas là encore.

3 heures après, il me propose d’aller au ciné le lendemain.

C’est bien, y a du progrès, mais moi je crie pas victoire tant que je suis pas au ciné assise à coté de lui.

 

Dimanche 27 septembre.

Je le connais bien l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement parce qu’il demande si on peut reporter le ciné au lundi, il a la gueule de bois et il voudrait pas être de mauvaise compagnie. Mais promis il se rattrapera !

Ben voyons, j’ crois à mort.

Mais bon, on discute un peu par texto, et pour une fois, c’est une conversation normale. Yeah ! bon ça dure pas hyper longtemps mais j’apprécie.

 

Mercredi 30 septembre.

N’ayant aucune nouvelle, j’envoie un message.

Il part sur Paris pour le taff, mais promis, on se fait un truc dans le weekend. Par contre, il va avoir plein de réunions et de rendez vous, donc il serait pas contre que je lui envoie des photos coquines.

Et c’est reparti sur ce qu’il voudrait me faire, ce que je lui fasse. Toujours de plus en plus explicite, au cas où j’aurais pas bien compris. Que la prochaine fois qu’il part en déplacement, il m’emmène avec lui pour « une petite pipe entre les rdv ».

Et on dit que la galanterie est morte !

Là mon erreur est de pas vraiment réagir. Ça me soule tellement que je réalise que je lis même plus ses messages. J’attends que ça passe. Je réponds pas. De toute façon c’est pas la peine, il se fait les questions et les réponses tout seul.

 

Jeudi 1er octobre.

Rebelote au réveil. Ce qu’il aimerait pour se réveiller.

Et là, il me demande de lui décrire ce que je lui ferais. Je lui dis que non, c’est pas mon truc.

Il retente l’après midi.

Je lui dis très calmement que c’est trop pour moi. Que je veux bien jouer de temps en temps, mais là ça fait beaucoup.

Je te le donne en mille : je suis chiante. Je suis tout le temps sur la défensive, on peut rien me dire.

 

Vendredi 2 octobre.

J’ai pris le temps de la réflexion et même si c’est l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement, c’est juste pas possible. On en est revenu au même point, il fait ce qu’il veut et je peux rien dire. Et moi j’ai toujours en travers les mythos qu’il m’avait sorti au début.

Oui, je l’aime beaucoup, oui j’ai très envie de lui plaire mais pas à n’importe quel prix.

Je lui envoie donc un message pour lui dire que je trouve ça injuste. Que ce qui marche pour lui marche aussi pour moi, et les messages de cul non stop après seulement 2 rdv, c’est prématuré. (t’as vu comment je lui ressort ses arguments ? suis trop forte)

D’après lui, je sais pas dire les trucs simplement, je fais toujours des chichis. Et que si j’en avais marre qu’il parle de cul, il suffisait de le dire. Que je suis tout le temps sur la défensive, ou agressive. Que lui c’est trop un mec cool et détendu et qu’il n’a pas besoin de ça. Que ça ne lui convient pas du tout. Que oui il a envie de baiser, mais pas à ce point là. Donc bonne continuation et ciao.

 

Et là, je me le prends en pleine face. On a le même raisonnement, mais on n’utilise pas les mêmes mots.

J’ai envie de lui plaire, mais pas à n’importe quel prix.

Il a envie de baiser, mais pas à ce point là.

Je crois qu’il n’y a plus rien à ajouter.

 

En théorie y a plus rien à ajouter. En pratique, comme j’aime bien avoir le dernier mot, j’en rajoute une petite couche, en lui disant que j’ai justement fait attention à pas écrire sous le coup de la colère, que c’est lui qui prend tout mal et qui s’énerve quand je ne fais pas comme il veut. Et donc que son jugement je m’en fous.

Ce à quoi il me répond que je ne dois pas me rendre compte à quel point je suis désagréable.

Et ben putain, ce qu’il faut pas entendre. Moi perso je trouve que j’ai été plutôt sympa, voire carrément bonne poire, que j’ai encaissé plus que ce que j’aurais du. Même beaucoup trop. Et que ça n’aurait pas été lui, l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement, ça fait longtemps que je l’aurais envoyé bouler. Et j’aurais nettement moins mis les formes.

 

Dimanche 4 octobre.

Ô bonheur, ô joie, j’ai un autre message nocturne de l’Homme Idéal-Mais-Pas-Tant-Que-Ca-Finalement. Pour me dire que si au moins on s’entendait niveau cul, on pourrait au moins se faire plaisir.

Comme il m’a dit que j’étais désagréable, j’ai voulu mettre les formes. « Que je le remerciais pour cette proposition mais que j’étais toujours pas intéressée par un rôle de poupée gonflable. Et donc que j’étais dans l’obligation de poliment décliner. Et que bonne branlette et bisou ». Avec les petits emojis qui vont bien pour illustrer tout ça.

Ce à quoi il me répond qu’il le fera en pensant à moi. Claaaaasse !!

Et ben 1 heure après, il me proposait d’aller au ciné le soir.

Donc le mec, la veille il me dit que je suis chiante et désagréable et ciao, et aujourd’hui c’est ciné ?

De mon coté c’est le trop plein. Il m’a écoeuré donc je réponds plus. Silence radio.

Dans l’après midi, il revient à la charge « on se voit ou pas ? je passe te voir ? ciné ? bisous ». Comme si de rien n’était.

Je sais pas si je dois pleurer, vomir, rigoler…

 

Lundi 5 octobre.

Dans l’après midi, j’ai droit à un nouveau « ce soir ? »

Je réponds toujours pas.

Comment il peut croire que j’ai envie de le voir, qu’il me touche après tout ça. Après tout ce que je me suis pris dans la gueule. J’ai supporté beaucoup de sa part, mais comme tout le monde j’ai mes limites.

 

Aujourd’hui.

Pas de nouvelles, et je pense que je n’en aurais plus. Et c’est pas moi qui vais lui courir après.

Charlotte, reine de l’espoir et du romantisme, pense qu’il reviendra. Qu’il fera son mea culpa. Qu’il est un peu perdu, qu’il sait pas ce qu’il veut vraiment. Mais que quand même, je compte pour lui sinon il serait pas revenu à la charge comme ça.

Moi j’y crois pas trop. Même pas du tout. Au pire s’il revient, ça sera un autre message dégueulasse au milieu de la nuit pour du cul. Mais reconnaitre qu’il est allé trop loin ? jamais de la vie.

 

Là, j’en suis à essayer de digérer tout ça.

Des années que je culpabilisais de lui avoir brisé le cœur. Je pensais m’être mal comportée envers lui, ben au final j’ai été soft.

Des mois que je savais qu’il était revenu habiter dans le coin, des mois que je soulais Charlotte avec lui, en espérant le croiser à un coin de rue.

Je tombe de haut, de très haut. Je sais que je l’avais idéalisé, que notre relation de l’époque ne devait pas être aussi parfaite que ce que j’avais en mémoire mais quand même.

Là c’est plus du tout le même homme. C’est juste un gros con. Totalement obsédé en plus. Sans rire, je me demande si c’est pas pathologique à ce niveau parce que c’est 24h/24. Il est incapable d’avoir une conversation sans que ça dérape au bout de 3 messages, sans utiliser les termes « baiser », « sucer », « bite » et j’en passe.

Le plus dur dans tout l’histoire ? (ou le plus triste, à toi de voir) c’est d’admettre que je guette mon téléphone, en espérant un message de sa part. Je me donnerais des claques d’être aussi conne.

Alors je me force à me rappeler qu’il m’a menti, qu’il m’a manipulée, qu’il m’a prise pour un bout de viande.

Que je mérite largement mieux que ça.

Mais putain ça fait mal…

 

 

Ps : au moins maintenant, tu comprends mieux les nuits d’insomnies….

Ps 2 : si tu as lu jusque là, félicitations parce que cet article fait des km