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Les voies de l’ombre 3 : Instinct

23 Mai

Je ne sais plus quand, je t’ai parlé des tomes 1 et 2, Prédation et Stigmate. Alors voilà la suite. Comme pour le précédent, si tu n’as pas lu le début et que les livres t’intéressent, ne lis pas ce qui va suivre. Au moins tu seras prévenue…

 

L’histoire commence un an environ après la fin de Stigmate.

Kurtz se réveille, drogué, attaché, chimiquement paralysé. Il ne sait pas où il est, ni qui le retient. Mais je peux te dire qu’il est pas jouasse. En même temps, c’est normal, c’est Kurtz.

Après une émeute à Berlin, une jeune femme se réveille à l’hôpital, amnésique. Par contre, elle a l’air d’avoir de surprenantes capacités. Tu vois Jason Bourne ? Ben pareil, en fille. Ici aussi, elle se pose des questions. Qui est-elle ? Qu venait-elle faire à Berlin ? Qu’est-ce qu’elle a mangé hier soir ? Qui est cet homme dans son lit ? D’où lui viennent ces aptitudes ? Et surtout, à quoi lui servent-elles… ?

L’ancien inspecteur Daza, exilé au Kenya avec sa femme, est rappelé en France pour une nouvelle enquête. Des meurtres sont perpétrés chaque nuit, qui plongent inexorablement la France dans le chaos. Juste au moment où Kurtz refait sont apparition. Coïncidence ? Humm, non, je ne le crois pas. Et lui non plus d’ailleurs.

Clara Darblay après avoir retrouvé son père, devenu un étranger, ne veut plus le voir. Elle veut retrouver Louis Cholet à la place. Mais c’est normal, à la vie à la mort.

 

Comme les deux premiers, j’ai dévoré ce livre, impatience de connaitre la suite des évènements après la fin géniale du tome 2.

J’ai aimé retrouver ces personnages, que je connaissais déjà, les voir évoluer. Qu’ont-ils fait pendant une année ? L’ont-ils mise à profit ? Ou se sont-ils enfoncé dans les ténèbres ?

J’ai aimé retrouver la structure du livre, un chapitre ou deux pour chaque personnage, 5 ou 6 pages maximum par chapitre. Ça permet vraiment de suivre l’évolution en parallèle, sans abandonner un personnage en cours de route.

Encore une fois, j’ai aimé les interrogations que ce livre nous renvoie. À quel point peut-on revenir sur ses valeurs, sur ses idéaux en fonction des évènements ?

 

Pour une fois, la fin m’a un peu déçue. Attention, elle est pas mal, mais les deux premiers tomes nous avaient habitué à plus de surprises. En fait, comme je savais qu’il y avait un tome 4, je m’attendais à une sorte de cliffhanger, comme pour les précédents, alors que non, la série pourrait s’arrêter là.

 

Les voies de l’ombre 2 : Stigmate

10 Mai

Comme tu l’auras compris avec le titre, c’est le deuxième tome de la série. Donc tu te doutes que si tu n’as pas lu le premier, je t’invite à passer ton chemin. Parce que sinon tu vas découvrir des choses qui se sont passées dans le premier, et après tu vas râler qu’on t’a gâché la surprise. Et ça serait dommage. Donc pour pas que ça me retombe dessus, je le répète : si tu n’as pas lu Prédation (et que tu comptes le faire bien entendu), ne lis pas ce qui va suivre !!!

 

Michèle Marieck tue un homme qui s’est introduit chez elle. En même temps, il se trouvait à côté du cadavre de son mari. Et puis il faut dire que c’est une rescapée des geôles de Kurtz, alors elle pète un peu les plombs, mais elle a des circonstances atténuantes.

Thomas Davron, la première victime de Kurtz, cherche l’inspecteur Baudenuit. Il veut le remercier d’avoir cru en lui, et de lui avoir offert la liberté. Le problème, c’est que Rufus Baudenuit a disparu. Et tout le monde met ça sur le caractère solitaire et taciturne de l’inspecteur. Et ça, Thomas Davron ne le tolère pas.

Andréas Darblay va chercher sa fille à l’école. Mais trouve un homme un peu plus loin louche. Alors il va lui casser la gueule. Parce qu’il est persuadé que c’est un homme de Kurtz. Oui, il est un peu tendu Andréas, toujours aux aguets, juste au cas ou… là encore, c’est assez compréhensible au vu des récents évènements.

Et puis un jour, les routes de Michèle, Thomas, Rufus et Andréas vont se croiser. Ils vont alors se mettre à rechercher celui qui a détruit leur vie…

 

Alors, vu comme s’est fini Prédation, je peux te dire que je me suis jetée sur Stigmate. Parce que je voulais absolument savoir la suite. Et pour te donner une idée, j’ai du le lire en une journée environ.

 

J’ai aimé la reprise de la construction du livre, un chapitre pour Michèle, un pour Darblay, un pour Davron et un pour Daza. Les quatre histoires en parallèle, parfois entrecoupées de la réflexion de Kurtz. Toujours la même sensation de rapidité, pas de temps mort, c’est vraiment un régal.

Encore une fois, les personnages sont bien travaillés. Ils sont tous en reconstruction, mais pas au même point. Donc des incompréhensions entre eux. Chacun gère leur expérience à leur manière, pour des fins totalement différentes..

J’ai aimé les interrogations que cela nous renvoie. Si dans Prédation les personnages étaient en réaction par rapport à ce qui leur arrivait, ici ils sont maitres de leurs choix, de leurs décisions. Là encore, ça nous renvoie à nous, que ferions-nous dans de telles situations ? Comment réagirions-nous ? Même si je n’étais pas d’accord avec certaines réactions des personnages, trouvant qu’ils allaient trop loin, je pouvais les comprendre…

Là encore, la fin est tout simplement stupéfiante. J’ai eu du mal à le croire, je me suis dit que ça ne pouvait pas finir comme ça. Même si c’était prévisible.

 

Celui-là, je vais même pas te le conseiller, parce que si tu as lu Prédation, tu voudras obligatoirement le lire après. C’est impossible que tu ne veuilles pas connaitre la suite.

 

Les voies de l’ombre 1 : Prédation

10 Mai

Une nuit, l’inspecteur Baudenuit est appelé sur une scène de crime particulièrement étrange : un homme est retrouvé nu dans une gare de marchandises su 18e.

Au matin, Baudenuit reçoit un autre appel : un homme a été retrouvé nu dans un parc du 20e.

Points communs (mis à part être mort, et à poil) : ils ont tous les deux la main droite arrachée, un immense tatouage chinois sur le ventre et des traces de peintures sous les pieds.

Pour Baudenuit, ce ne peut être une coïncidence. Surtout quand il apprend que l’après midi du 1er meurtre, un homme présentant le même tatouage et un bracelet d’explosif au poignet droit s’est tiré une balle dans la tête en plein centre commercial.

Au même moment, Andréas Darblay se réveille, drogué, dans une cellule toute blanche. Son dernier souvenir est une balade au bord de l’étang du bois de Vincennes avec Clara, sa fille. Où est-elle ? Que leur est-il arrivé ? Depuis combien de temps est-il là ? Et pourquoi cet homme qui se fait appeler Kurtz le torture psychologiquement ?

j’espère que les auteurs ne liront jamais cette légende, mais la couverture du livre, ça me fait toujours penser au dinosaure qui sort de son oeuf dans Jurrasic Park…

 

Je vais être honnête, quand j’ai commencé ce livre, j’étais un peu énervée. Parce qu’en fait, je savais pas du tout que c’était une série, et j’avais acheté le dernier tome. Et que ça m’agace énormément que les maisons d’éditions ne le signalent pas sur les livres.

Bref, ce livre partait mal. Jusqu’à ce que je l’ouvre.

 

J’ai aimé la construction du livre, un chapitre pour Baudenuit, un chapitre pour Darblay. Leur histoire montée en parallèle. De plus, les chapitres sont courts, ce qui donne une impression d’action et de rapidité. Pas de fioritures, tout ce que j’aime !

J’ai aimé les personnages. Là encore, ce sont des gens humains, avec leurs doutes et leurs incertitudes. Ce ne sont pas des superhéros, des gens qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent et qu’on observe de loin. Là on peut s’identifier à eux.

J’ai aimé le questionnement du livre. Même s’il y a un côté un peu malsain, le genre on ralentit pour regarder l’accident. On joue un peu à se faire peur, parce qu’on est confronté au Mal, tout en restant bien calée dans son canapé. Sans trop en dévoiler, on se demande ce qu’on ferait à leur place. C’est la grande question : « et si ça m’arrivait… ? ». Serais-je un héros ? Ou une victime de plus ?

J’’ai aimé la fin, tout simplement grandiose ! Je n’ai rien vu venir (ce que je préfère), et vraiment j’ai été scotchée !

 

Tu l’auras compris, c’est un livre que je te conseille fortement.

 

La chambre des curiosités

5 Mai

Pee-Wee Boxer, travaille sur un chantier de construction d’immeuble en plein Manhattan. En plus d’avoir un nom pourri, il a également un caractère de cochon. Personnellement, je pense qu’il aurait aimé avoir une moins grande gueule quand il s’est retrouvé à aller explorer une galerie mise à jour lors des travaux. Galerie où il retrouve tout plein de cadavres emmurés.

Quelques heures plus tard, l’inspecteur Pendergast du FBI fait irruption dans le bureau de Nora Kelly avec un crâne retrouvé sur le chantier. En tant qu’archéologue, Norah ne peut s’empêcher d’étudier l’ossement. Une fois appâtée, elle accompagne Pendergast sur le site, afin d’étudier la scène de crime. Qui a l’air de remonter aux années 1880.

Le problème, c’est qu’une série de meurtre commence, et le mode opératoire ressemble à s’y méprendre à ces crimes plus anciens… Pendergast enquête alors, aidé de Nora et de sson fiancé, Smithback.

 

J’ai bien aimé l’intrigue, les interrogations que cela implique. Comment peut-il y avoir les mêmes meurtres, 130 ans plus tard ? Le tueur aurait-il trouvé la fontaine de jouvence ? A-t ’il laissé des écrits ? Voyage-t-il dans le temps ? Est-il aidé par des extraterrestres ?

J’ai aimé le personnage de Nora, intelligente, volontaire et têtue. Ça fait toujours plaisir de voir un personnage féminin qui sert pas de potiche.

 

En revanche, je n’ai pas aimé Pendergast. Il a l’air d’en savoir beaucoup plus qu’il ne le dit et c’est très pénible. En même temps, s’il disait tout dès le début, le bouquin ne dépasserait pas les 25 pages..

Et j’ai encore plus détesté Smithback. Très con, ne pensant qu’à sa carrière, j’avais envie de lui mettre des grosses baffes à chaque fois qu’il intervenait.

Je ne sais pas comment les auteurs se sont débrouillés, mais pratiquement tous les personnages sont de gros cons incompétents qui comprennent jamais rien à rien. C’est un peu Pendergast et Nora contre le reste du monde. Ça va 5 minutes, mais à la longue, ça devient totalement ridicule.

Je n’ai pas aimé toutes les descriptions du livres. Il y en a des tonnes, c’est chiant ! (surtout si comme moi tu n’aimes pas ça). Je l’ai peut-être déjà dit, mais concrètement, que le mec ait un pull rouge ou bleu, je m’en fous un peu si ça sert pas pour l’intrigue. Surtout quand les détails font des lignes et des lignes (pour pas dire plus).

Je n’ai pas aimé les voyages mentaux de Pendergast. Je t’explique : les premiers crimes remontant à 1880, Pendergast étudie consciencieusement des plans de Manhattan de cette époque, il se concentre fort et hop ! Comme par magie il s’y retrouve. Genre il se balade dans les rues, il voit les immeubles comme ils étaient, il entend les gamins vendre le journal dans la rue, il sent les odeurs et tout.. Déjà, j’ai un peu beaucoup eu l’impression qu’on me prenait pour une conne. Mais en plus, quand son « voyage » est décrit sur plus de 10 pages, j’ai cru mourir.

 

Comme tu peux le constater, plus de points négatifs que positifs pour ce livre. Il n’est pas génial, j’en ai lu des pires, mais c’est loin d’être le mieux. Là encore, je pense que si tu veux un bon roman policier, il y en a plein d’autres à lire avant celui-là.

 

L’apprenti

2 Mai

Ce livre écrit par Tess Gerritsen est la suite du Chirurgien. Et je te conseille fortement de le lire avant d’attaquer l’apprenti, parce qu’il y a de nombreuses références.

 

Jane Rizzoli reçoit un appel de l’inspecteur Korsak, qui l’invite vivement à le rejoindre sur une scène de crime. Une scène de crime qui présente d’étrange similarité avec le mode opératoire du Chirurgien. Mais ce ne peut être lui, Rizzoli l’a mis elle-même en prison.

Alors qui commet ces meurtres ? Un fan ? Un copieur ? Un associé ?Pire encore ?

 

J’ai aimé retrouver Rizzoli, petit bout de femme courageuse et têtue. Une femme qui essaie de se faire une place dans un monde d’hommes, alors qui a parfois tendance à en faire trop pour compenser. J’aime bien quand les personnages sont humains. S’ils sont trop parfaits c’est chiant.

J’ai aimé l’intrigue, bien ficelée. On enchaine les pages pour savoir ce qui se passe, qui est le méchant, comment ça va finir. J’ai du le lire dans la journée tellement j’étais absorbée.

 

Bref, tout ça pour dire que tu peux le lire, il est bien celui-là.