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Etre l’autre femme – le bilan

28 Août

Une des dernières fois où je suis venue ici, je te racontais que je commençais une histoire avec un collègue marié.

Bon tu te doutes, depuis le temps c’est fini.

Je savais très bien ce qu’il en était, mais j’ai voulu tenter. En me disant que je le faisais tant que ça me convenait.

Ça m’a à peu près convenu pendant quelques moi, et puis pour différentes raisons, ça ne m’allait plus, donc j’ai arrêté.

 

Bon je vais être honnête, je ne pense pas que je le referais, parce que c’est quand même assez compliqué, et un peu merdique aussi, il faut bien le dire.

Bon et puis on est enter nous, on va pas se mentir, moi je suis un peu beaucoup princesse, j’aime bien avoir toute l’attention, donc partager, c’est relou.

Mais l’important, c’est que je ne regrette pas, parce que j’ai appris plein de choses sur moi, et je crois aussi que ça a débloqué certains trucs dans mon petit cerveau compliqué.

J’ai l’impression d’avoir compris certaines choses sur moi, le couple, la relation, ce que j’attendais, ce que je voulais ou pas, tout ça, et je suis sûre que ça ne peut être que du positif pour la suite.

 

Etre l’autre femme

13 Fév

Bon ben voilà, je crois qu’on y est…

 

Depuis hier on s’envoie plein de mails, parfois avec des sous-entendus, parfois avec des mots doux, et aujourd’hui dès qu’on a pu, on s’est retrouvé pour s’embrasser comme des collégiens.

 

Moi depuis ce weekend, j’ai une énorme boule au ventre. Jusqu’à aujourd’hui, je me disais que c’était le stress, la surprise, les papillons dans le ventre, l’interdit… et puis j’ai réalisé qu’en vrai, je redoute le moment où il va me dire qu’il préfère arrêter. Que vis-à-vis de son fils c’est pas gérable, ou un truc du genre.

Sauf qu’aujourd’hui, on a un peu parlé du « futur », de ce qui allait se passer quand mon remplacement serait fini. Et qu’il a cherché des prétextes, histoire qu’on continue à se voir.

Alors je me dis que c’est pas un truc juste comme ça, que c’est pas juste pour oublier son quotidien, que je ne suis pas une simple distraction, que peut-être il tient un peu à moi quand même.

 

Donc oui, je suis sur la voie pour devenir « l’autre femme ».

Et bien tant pis. Je ne sais pas ce qui arrivera, mais je m’en fous. J’ai décidé de ne pas lutter, de vivre cette histoire, quelle qu’elle soit.  Que ce soit 1 jour, 1 semaine, 1 mois… je prends.

J’ai appris, parfois très douloureusement, que la vie est courte, et qu’on ne sait jamais de quoi le lendemain sera fait. Alors je ne veux pas avoir de regrets. Je souffrirais peut-être, mais si jamais ça doit arriver c’est pas grave, je sais que je pourrais gérer.

Ce qui ne veut pas dire non plus que je fonce tête baissée. Je sais dans quoi je mets les pieds. Et justement, j’apprécie de ne pas avoir de belles paroles ou de fausses promesses. On a suffisamment discuté de la situation (un peu trop au gout de certaines qui voulaient plus d’action 🙂 ) pour savoir que s’il me dit un mot gentil, c’est pas pour faire bien ou pour m’avoir dans son lit, mais parce qu’il le pense. Pour l’instant je le laisse venir vers moi, je suis beaucoup plus sur la retenue que lui. Je joue un peu le chaud et le froid, et c’est pas si mal.

J’ai également appris à prendre du recul, à être égoïste, à me demander si ce que je vis me rends heureuse ou pas. Tant que ça me convient, je continuerai, mais si ça me rend malheureuse, je crois que je saurai arrêter.

 

Mais pour l’instant, je choisis d’être avec lui.

 

adultere

 

Le collègue marié, la suite

11 Fév

Bon, le début tu connais.

Un collègue marié, un bisou vendredi, un gros torturage de cerveau ce weekend.

 

Lundi, je retourne au lycée, mais il est pas là. C’est normal, il est dans un autre établissement.

L’Univers ayant décidé que je n’étais pas suffisamment perdue comme ça, un autre collègue (que nous appellerons le Pompier) qui me dragouillait vaguement depuis 15 jours en profite pour me demander mon numéro. Le midi il vient me voir et on discute, on se chambre gentiment, mais je t’avoue que moi, je ne pense qu’à l’autre.

 

Et puis ce matin, retour au boulot où je sais que je vais le revoir.

Comme dit Isa, avec forcément des papillons dans le ventre. Je ne sais pas à quoi m’attendre de sa part, ça me stresse énormément.

Au 1er regard, je comprends qu’on reprend là où on s’est arrêté vendredi. On parle boulot, mais avec toujours plein de sous entendus. On est dans notre bulle, même au milieu des collègues. Sincèrement c’est électrique. J’ai la sensation que dès qu’on va se retrouver tous les 2 seuls, on va se sauter dessus.

C’est le moment que choisi le Pompier pour venir s’incruster, et venir aux nouvelles. Tu te doutes que le collègue marié n’a rien loupé de cette tentative d’approche, et ne s’est pas gêné pour me faire une petite réflexion là-dessus quelques minutes après.

 

Idem à midi, où on trouve un prétexte pour se retrouver. On plie le boulot en 3 minutes, mais on reste ensemble, à se lancer des regards équivoques. On parle à demi-mots, mais on reste discrets à cause des collègues.

 

Cet après midi, on est enfin tous les 2.

Enfin, on peut parler, se dire ce qu’on a sur le cœur.

Il m’explique que je l’ai bien perturbé, qu’il s’est posé plein de questions ce weekend. Sur moi, sur lui. Ça le fait se remettre en question, parce qu’il ne veut pas de ça pour son fils. Il m’explique ce que j’avais deviné, que sa vie de couple est tendue, mais sa priorité c’est son enfant. Que le plus raisonnable, c’est de s’arrêter, ça aurait été de ne même pas commencer. Mais que pourtant il a envie de m’embrasser encore. La seule raison pour laquelle il ne le fait pas, c’est parce qu’il est malade et qu’il ne veut pas me donner ses microbes.

 

De mon côté, je lui dis ce que j’ai raconté ici.

Que ça m’a retourné aussi, que je me suis remise en question aussi, que c’est pas bien mais que c’était trop bien. Que je veux pas m’immiscer dans son couple, mais que j’ai trop envie de recommencer aussi. Que je veux pas passer pour la grosse salope, donc je ne ferai pas le 1er pas, mais que s’il veut m’embrasser, je suis plutôt d’accord.

 

On en arrive donc à la conclusion qu’il y a une grosse lutte entre l’esprit et le cœur. Ce qu’on devrait raisonnablement faire, et ce qu’on meurt d’envie de faire. On a fait le tour du sujet, on s’est dit tout ce qu’on avant à dire, et pourtant aucun de nous ne bouge, on ne veut pas se séparer. Alors il me prend la main, et me serre dans ses bras. C’est juste un câlin, mais bien, tout doux, trop mignon…

 

Voilà où j’en suis. Pas plus avancée, mais avec un poids en moins, parce qu’au moins maintenant je sais ce qu’il pense. Maintenant, c’est wait and see…

 

busy-mind