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Déception(s) amicale(s)

5 Fév

Ce weekend je vais à Paris.

On en avait parlé avec Cruella, on avait évoqué l’idée de février mais les échanges de mails avec le Premier de la classe m’ont décidé à ne pas trop trainer.

 

J’ai contacté 4 amis différents pour qu’on se voie.

Le Premier de la Classe me dit ok, on prévoit de prendre un verre le samedi.

Un copain me dit qu’il n’est pas là ce weekend. Je suis déçue forcément, mais en m’y prenant relativement tard, je comprends.

Une copine me dit ok, mais que le dimanche et pas longtemps parce qu’elle doit voir une autre copine à elle.

Le Pote me dit ok, on prévoit de voir le match du XV de France ensemble.

 

Finalement, le Premier de la Classe m’a renvoyé un mail hier pour annuler. Soit disant qu’il est pris ou je ne sais quoi, j’ai même pas compris son excuse. Perso je pense qu’il fait marche arrière, mais bon je vais pas lui courir après non plus. C’était déjà une connerie à la base de le recontacter, je vais pas m’acharner.

Ma copine me renvoie un message ce matin, elle devait aller dans sa famille hier mais comme ils étaient malades, elle y va pile le weekend prochain. Mais c’est pas grave, on se verra une prochaine fois.

Le pote me renvoie un message ce soir, pour le match ça va être tendu, mais c’est pas grave, on se verra la prochaine fois que j’irais à Paris.

 

Et là, ben c’est con mais j’ai pleuré.

Parce que je me dis que je suis bien conne quand même. C’est toujours moi qui viens sur Paris, mes potes ne viennent jamais, et quand j’y vais, ben en vrai ils s’en foutent. Je demande pas qu’ils arrêtent tout parce que je viens, je sais très bien qu’ils ont une vie et tout, j’aimerais simplement un geste aussi de leur part. J’ai juste la sensation d’être une grosse merde, et de pas compter du tout.

J’en viens à me demander pourquoi je les considère comme des amis, puisque la réciproque n’est pas vrai apparemment…

 

Ça m’apprendra à faire confiance

4 Juil

Je vais te raconter une histoire, tu vas voir, ça va te plaire.

Je ne sais pas si tu te rappelles, mais je t’avais parlé de l’accompagnement éducatif (si tu ne te rappelles pas, tu peux lire ici).

En fait, à la réunion de septembre pour mettre en place les heures, on avait vaguement parlé que ce serait semestriel, et qu’on referait une réunion en janvier pour savoir si on continuait ou pas (et aussi, pour savoir si on avait assez de financement).

Fin janvier arrivant, je croise dans les couloirs la fille qui s’occupait de ça. Pour que ce soit plus simple, nous l’appellerons la connasse. Donc je demande à la connasse si elle a des nouvelles, quand se fait la réunion, jusqu’à quand on continue les ateliers, tout ça. Elle me répond qu’elle n’en sait rien, mais qu’elle va se renseigner et qu’elle me tiendra au courant.

Je recroise la conasse quelques jours plus tard, et elle me dit qu’elle a les infos, les ateliers s’arrêteront aux vacances de février. J’informe mes élèves qui sont super déçus et qui me demandent de continuer au 2ème semestre « hein madame que vous allez le refaire ! ». À chaque fois que je les croise dans la cour, il me demandent si ça reprend après les vacances et chaque fois je leur réponds que j’en sais rien mais je crois pas. À chaque fois ils répondent « ooooohhh, c’est nul ». Moi ça me fait un peu chaud dans le dedans de mon cœur parce que je me dis que je leur ai apporté un petit quelque chose, même si je suis aussi déçue qu’eux.

 

Les vacances de février arrivent, passent, et la vie reprend son cours.

Jusqu’à la semaine dernière. En arrivant au collège, je tombe sur la secrétaire (hyper choupie elle !) qui me demande si c’est normal que je ne lui ai pas donné mes relevés d’heures des ateliers depuis février (à chaque fin de mois, on apportait un papier à la secrétaire avec nos heures d’atelier effectuées, et comme ça elle pouvait nous payer). Là tu te doutes, je tique un peu. Je lui réponds quand même que oui, c’et normal puisque les ateliers se sont terminés aux vacances. « ah bon ? » je la vois assez surprise et j’ai comme l’impression que je me suis fait avoir.

Devant son étonnement, j’essaie d’en savoir un peu plus, mais elle ne me répond pas. Elle me dit qu’elle va se renseigner. Je fais de même de mon côté. Je demande à quelques collègues qui faisaient de l’accompagnement s’ils ont arrêté, et tous me répondent que non.

 

Mardi matin, je retourne donc voir la secrétaire pour savoir ce qu’il en est. Je lui redonne ma version, en détail cette fois. Je dis clairement le nom de la connasse, et ce qu’elle m’avait dit, qu’elle s’était renseigné auprès de l’administration. La secrétaire me confirme que l’accompagnement ne s’est pas terminé, et que la connasse n’est jamais venue les voir pour leur demander quoi que ce soit. Elle est super gênée pour moi, parce qu’elle voir bien que je me suis fait avoir.

C’est là que le principal rentre. On lui explique le problème, sauf qu’il comprend tout de travers. Lui croit que j’ai été payée sans faire les heures donc il prend pas vraiment ça au sérieux (dans un prochain article, tu auras sa réaction).

Après enquête auprès de la connasse, elle a sorti un énorme mensonge comme quoi un papier était passé pour annoncer aux élèves les ateliers du 2ème semestre, et aucun ne s’était inscrit au mien, c’est pour ça qu’elle l’avait annulé. Bien évidemment, ce n’est pas vrai, personne n’a jamais vu ce papier circuler.

 

Au final, j’ai perdu 4 mois d’accompagnement. Sachant que ça me faisait entre 150 et 200 euros en plus par mois, ça veut dire que ce sont mes vacances à Rome qui se sont envolées.

Quand mes collègues l’ont appris, ils étaient sur le cul. Bob le bricoleur a même dit que comme l’erreur venait de l’administration, il trouverait ça normal que je sois payée quand même (lui aussi il est choupi <3). Je sais très bien que ça se fera jamais, mais le geste m’a touchée.

Ce qu’il y a aussi, c’est que la connasse n’en foutait pas une, et le peu qu’elle faisait, elle le faisait mal. Donc elle n’a pas été reconduite pour l’année prochaine. Ajoute à ça qu’on est à deux jours des vacances, tu comprends que l’administration a d’autres chats à fouetter.

 

En tout cas, ça m’apprendra à faire confiance bêtement, et à ne pas vérifier les infos qu’on me donne. Au moins, je me dis que ça me servira de leçon pour les années à venir. Que je serais moins naïve, et que je vérifierai les informations « officielles » avec les personnes compétentes.