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Les états d’esprit du vendredi #4

29 Mai

C’est un article que j’ai vu chez Isa et que j’aime bien, donc je lui pique l’idée.

Le concept est assez simple, le vendredi je réponds à un petit questionnaire.

C’est parti !

 

Vendredi 29 mai, début : 19h57

 

Fatigue :

Comme toujours.

 

Humeur :

Très bonne depuis quelques jours. je suppose que la fin d’année scolaire + le retour du soleil n’y sont pas pour rien.

Même quand je suis restée coincée 1/2h dans l’ascenseur de mon immeuble, j’ai pas perdu le sourire.

 j’ai

Estomac :

Je commence à avoir faim, mais je déteste me faire à manger donc je vais attendre de presque tomber d’inanition pour me cuisiner un truc rapide.

 

Condition physique :

Le running gag.

Je me demande si je vais pas supprimer cette rubrique tellement elle sert à rien…

 

Esprit :

Préoccupé parce que j’ai plus d’argent que prévu sur mon compte (le truc IMPROBABLE) et que je sais pas d’où ça vient parce que ça fait une éternité que j’ai pas fait mes comptes. Je suppose qu’il y a un truc qui n’est pas encore passé donc je vais attendre un peu avant de tout cramer.

 

Boulot :

C’est le méga rush pour le lycée parce que c’est la fin d’année et j’ai les conseils la semaine prochaine. En reine de la procrastination je suis à la bourre pour la correction des dernières copies. Pour tout te dire, aujourd’hui était le dernier délai pour remplir les bulletins. Ben je t’annonce que j’en n’ai pas fait un. J’ai 7 classes à faire. Je suis laaaaaarge !!!!!!!

Et sinon à l’Atelier ça se passe toujours bien. C’est rigolo parce que j’ai un de mes 2ndes du lycée qui y est en stage pour 1 mois. Et ben je peux te dire que je l’entends nettement moins qu’en classe 🙂

 

Reste :

C’est la fête des mères dimanche. La mienne je lui ai pris des chocolats mais comme elle habite à l’étranger, c’est moi qui vais tout manger.

Suis trop fière de moi sur ce coup. Suis trop maligne !

 

Penser à :

Appeler pour mes élèves en stage. 1 semaine que je dois le faire et que j’oublie totalement.

Serait-ce un acte manqué parce que je déteste le téléphone… ?

 

Amitiés :

Demain j’ai rdv avec Isa pour commenter le rugby. Je sais pas pourquoi mais je sens que ça va être drôle.

Et sinon, gros fous rires avec Charlotte. On se voir tellement qu’on n’a même plus besoin de se parler pour se comprendre. On commence à tellement bien se connaitre qu’un regard suffit. C’est chouette.

Et sinon, elle m’a dit qu’elle pensait déjà à son anniversaire (qui est dans 6 mois) mais qu’elle voulait pas le fêter, plutôt partir quelques jours entre copines et elle m’a invitée. Ben c’est con mais ça m’a touchée. Elle invite 2-3 copines et j’en fais partie. Donc je t’annonce que normalement aux vacances de Toussaint, je pars à Lisbonne.

 

Love :

La semaine dernière je t’ai parlé du collègue-de-l’Atelier que j’aime bien.

Ben en fait je sais pas trop ce qu’il pense. J’avoue que je compte bien me servir de la présence de mon élève comme prétexte pour lancer des discussions. Et essayer d’en savoir plus sur lui.

Point positif, je suis pratiquement sûre qu’il est célib. Ce qui serait déjà un bon début.

 

Sorties :

Rien de prévu ce weekend pour l’instant. Je t’avoue que c’est pas plus mal parce que je suis crevée, et que la semaine prochaine s’annonce très chargée.

 

Divers :

Oui je chante dans ma voiture et non, c’est pas la peine de me regarder de haut ou comme si j’étais une extra terrestre.

Ok je chante faux, mais y a pas mort d’homme non plus. J’ai l’impression que les gens sont vraiment coincés du c**.

Sauf un monsieur cette semaine qui m’a vu et qui a rigolé. Merci monsieur, toi t’es cool.

 

Courses :

Mes placards sont pleins, donc rien de prévu pour l’instant.

 

Envie de :

Aller faire pipi, ça compte ?

(reine du glamour, bonjour !)

 

Musique :

Cette semaine, j’ai découvert la dernière chanson d’Ed Sheeran. J’adore vraiment sa musique, j’aime beaucoup le bonhomme, je trouve qu’il a vraiment une bonne tête. Et le clip est vraiment tout choupi.

 

Fin : 20h26

 

Dimanche c’est la fête des mères

1 Juin

magnifique n’est-ce pas ?

Comme tu le sais, dimanche c’est la fête des mères.. Poésie, collier de nouilles, dessins, pâte à sel ou autres livres, cédés, bijoux font la joie des mamans.

Moi en général, je peux pas l’oublier, le Padre m’appelle toujours quelques jours avant pour que je lui souffle une idée pour la Reine Mère. Bon je suis mauvaise langue, cette année il a eu l’idée tout seul. Mais il m’a quand même téléphoné pour savoir si je pouvais pas m’en occuper. Les habitudes ont la vie dure.

 

Bon, tout ça c’est sympa, mais en vrai, c’est pas ça que je voulais te raconter. Moi je vais te dire quelque chose que très très peu de gens savent. C’est ultra personnel, mais j’ai besoin de le dire. Alors comme un blog c’est aussi fait pour ça, voilà un peu de mon histoire.

 

Il y a quatre ans, j’étais en couple. Pas depuis longtemps, quelques mois à peine. Et je suis tombée enceinte. Oui, t’as bien lu. Enceinte.

Après discussion, on a décidé de pas le garder. Pour plein de raisons, notamment parce que je me disais que cet enfant, je pourrais pas l’assumer financièrement. C’est bizarre parce que j’ai toujours reproché à mon ex d’être égoïste, de ne jamais m’inclure dans ses décisions, ni dans sa vie. Et pourtant pour ça, c’est ce que j’ai fait. C’était toujours je ne peux pas assumer. Comme si inconsciemment, je savais que je ne pourrais pas compter sur lui. Et je pense qu’on angoisse suffisamment quand on a des enfants, je voulais pas en plus ajouter la peur de pas pouvoir lui donner un toit, ou le nourrir.

Ça a été une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre, parce qu’avoir des enfants, c’est mon rêve absolu. Depuis toute petite, c’est mon souhait le plus cher. D’aussi loin que je me rappelle, quand j’essayais d’imaginer mon futur, c’était toujours très flou, je n’avais pas d’idée précise de ce que je voulais faire, mais je m’imaginais toujours mère.

 

Alors tu vas me dire, pourquoi en parler maintenant ? Que depuis le temps, j’aurais du tourner la page. Je sais, ça fait des années. Mais pourtant, c’est toujours présent. Et que je ne peux pas en parler autour de moi. Parce que peu de gens sont au courant, et que les rares qui le sont, je ne me vois pas leur en parler. Parce qu’ils ne comprennent pas. Et ça me pèse de garder ça pour moi. Parce qu’en vrai, je fais comme si de rien n’était, mais j’ai besoin d’en parler.

 

Je sais que j’ai pris la bonne décision. Je me rappelle m’être promis de ne jamais regretter ce choix, de toujours avoir en tête le souvenir de ma situation de l’époque. Et à ce moment précis, c’était la meilleure chose à faire.

Mais c’est dur.

C’est dur, parce que je me dis que maintenant, j’aurais un petit qui aurait fêté ses 3 ans début février. Ouais, je sais pas pourquoi mais dans ma tête, c’est toujours un petit mec.

C’est dur parce que la plupart des filles de mon âge en ont déjà un, et parfois deux. Et que chaque annonce de grossesse me renvoie le vide qu’est le mien. Et que chaque fois je me prend une énorme claque dans la gueule.

C’est dur parce que mon ex a retrouvé une copine six mois après notre rupture. Et que trois mois après leur rencontre, elle est tombée enceinte. Sauf qu’eux l’ont gardé. Donc oui, ça me fait mal de me dire que cet enfant de salaud a une famille et pas moi.

C’est dur, parce que mis à part ma mère et ma tante, je ne l’ai dit à personne de ma famille. Et qu’elles ne m’ont jamais demandé comment je l’avais vécu. Pour elles, l’avortement était la solution logique, comme si seul la raison comptait. Mes sentiments, mon ressenti, ça c’est pas important.

C’est dur, parce que plus le temps passe, plus je me dis que ça ne m’arrivera plus. Que j’ai laissé passer ma chance. Que j’arrive déjà pas à rencontrer un mec bien, alors avoir des enfants, c’est carrément mission impossible.

C’est dur parce que dimanche, ça devrait être ma fête aussi.

 

Edit :

Un énorme merci pour vos messages.

Je tenais à vous rassurer, je ne regrette pas, parce que je sais qu’à ce moment précis, c’était la meilleure chose à faire. Mais il n’empêche qu’il y a un vide..

Alors j’ai décidé d’en parler ici, pour soulager un peu ma peine. Et puis je me suis dit que je n’étais peut-être pas seule dans ce cas. Que d’autres vivaient la même souffrance sans pouvoir se confier. Que je me sentirais moins seule, qu’on comprendrait ce que je ressens, et que peut-être d’autres sauront qu’elles ne sont pas seules non plus.

Encore merci pour votre soutien, et pour le réconfort.