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Juste après…

21 Nov

Voilà, cet article, c’est le 300ème. Ouais, déjà 300 articles de bonheurs, de râlage, de famille, de quotidien, de boulot, d’amour, de conneries en tout genre… pour l’occasion, je voulais écrire quelque chose de spécial, que ce ne soit pas un billet parmi tant d’autre. Quelque chose de joli, qui fasse réfléchir.

 

Et puis hier soir, j’ai entendu cette chanson, Juste après de Fredericks Goldman Jones. Et je me suis dit que j’avais trouvé. C’est une chanson que j’adore.

Elle a éteint la lumière ?
Et puis qu’est-ce qu’elle a bien pu faire,
Juste après

Se balader, prendre l’air ?
Oublier le sang, l’éther
C’était la nuit ou le jour ?
Juste après

Deux, trois mots d’une prière ?
Ou plutôt rien et se taire
Comme un cadeau qu’on savoure
Qu’a-t-elle fait ?

Un alcool, un chocolat ?
Elle a bien un truc comme ça
Dans ces cas-là

Le registre, un formulaire
Son quotidien, l’ordinaire
Son univers

A-t-elle écrit une lettre ?
Fini un bouquin peut-être ?
Une cigarette ?

Qu’est-ce qu’on
Peut bien faire
Après ça ?

 

Au début, j’aimais juste l’air, que je trouvais entrainant, qui me donnait envie de danser, qui me (re)boostait. J’entendais les paroles, je comprenais bien sûr, mais je ne savais pas vraiment à quoi il faisait référence. Juste après quoi ? C’était quoi le ça ? Alors j’ai cherché, je suis tombé sur la séquence que j’ai mise dessous. Et là je me suis pris une grosse claque.

 

Petit warning quand même, si tu ne connais pas où si tu ne l’as jamais vu, c’est un peu violent au départ. Même moi qui connais, qui l’ai vu plusieurs fois, qui sait que ça fini bien, ça me donne des frissons et me fait monter les larmes à chaque fois. (c’est peut-être un peu long, mais là il y a toute l’histoire)

 

Maintenant quand je l’entends, je pense à tout ça. À cette Sœur qui n’a rien lâché, qui maintenant a un petit sourire gêné, plein d’humilité. Qui a accompli un miracle avec rien, deux bassines d’eau froide et d’eau chaude. Et la volonté de ne rien lâcher. Ça remet les choses en perspective, ça remet les idées en place.

Pour moi cette chanson, c’est du positif puissance whatmillions. Je sais pas très bien dire ça sans passer pour une grosse niaise, mais ça donne de l’espoir, de la force, le sourire. Chaque fois que je l’entends, je me dis que tout est possible tant qu’on y croit…

 

Voilà, c’est fini…

7 Juil

« Voilà c’est fini
Ne sois jamais amère
Reste toujours sincère
T’as eu c’que t’as voulu
Même si t’as pas voulu c’que t’as eu »

J’aurais pu mettre en titre « mais oui mais oui, l’école est fini… » mais je trouvais ça moins classe.

 

Tout ça pour dire que j’ai fait mes derniers jours au collège. J’ai rangé ma classe, trié mes papiers, rempli les derniers dossiers. Et dit aux revoir aux collègues.
C’est marrant parce que quand on avait organisé la dernière semaine, j’avais commencé par râler (on se refait pas). Ben oui, même si ça restait soft comme horaire, moi je te rappelle que je suis à mi-temps donc ça me rajoutait des heures. Et puis bon, c’était pour préparer l’année prochaine et comme je sais que j’y retourne pas, je trouvais que ça allait me faire de longues journées pour pas faire grand-chose.

 

Et puis en fait, je me suis rendue compte que je repoussais toujours un peu le départ. Le directeur m’a proposé plusieurs fois de rentrer plus tôt, mais je trouvais toujours un prétexte, une bonne excuse pour rester avec mes collègues.
Malgré les collègues cons, malgré la déception de septembre d’avoir eu des segpa, malgré le principal un peu pervers, malgré une année stressante émotionnellement et psychologiquement (parce que oui, la segpa c’est usant), ben j’ai adoré cette année.

Ça a été une aventure incroyable, j’ai énormément appris. Et puis j’ai rencontré des gens vraiment supers. Alors oui, je voulais pas les quitter. Et cerise sur le gâteau, j’ai aussi senti qu’ils m’appréciaient, et qu’ils étaient un peu tristes que je parte. Et ça, je peux te dire que ça m’a énormément touchée (en plus ils m’ont fait un joli cadeau pour mon départ). Tous ces derniers jours, ils n’arrêtaient pas de me répéter « dès que tu sais où tu es l’année prochaine, tu nous préviens hein !) » et autres « mais de toute façon, tu repasseras nous voir l’année prochaine ». C’était mignon.

C’est pour ça que je ne suis pas triste. Parce que je sais que ce n’est pas un adieu et que je vais les revoir.

tu crois quand même pas que je n’allais pas mettre au moins une connerie ?