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Allez tout droit en prison, ne franchissez pas par la case départ et ne touchez pas 20000 francs

17 Déc

(oui à l’époque où je jouais au monopoly, c’était en francs) (et oui, je te rappelle que j’ai 12 ans)

carte prison

 

Je sais, j’ai pas trop donné de nouvelles dernièrement, because pas envie d’écrire, une certaine lassitude, un coup de mou quoi. Donc au lieu d’écrire de la merde, je me suis dit que j’allais plutôt me faire oublier. (merci aux copines qui sont venues aux nouvelles) (les autres vous pouvez aller crever)

Et là, je sors de mon hibernation pour te dire que je vais pas tarder à aller en prison si ça continue. Remarque, t’auras pas plus de nouvelles…

 

Je t’explique.

Il y a quelques temps, Isa a écrit un article sur les prénoms bizarres que donnent les parents à leurs enfants. Et ça m’a rappelé que dans mon lycée, il y a un élève qui a un prénom assez original. Sauf que ce n’est pas un de mes élèves, et qu’à force d’en entendre parler, j’étais vraiment curieuse de savoir quelle tête il a.

Aujourd’hui en salle des profs, deux collègues parlaient de lui justement. J’en profite donc pour leur voler le trombi et mettre une tête sur ce prénom.

Et bien c’est le sosie de Gael Garcia Bernal ! mais là c’est pas juste une expression, c’est littéralement son double !

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Alors lui, je peux te dire que je le situe bien, même si c’est pas un des miens. D’autant plus qu’on a failli se foncer dedans la semaine dernière, et qu’on s’est arrêté à 10cm l’un de l’autre…

En plus, c’est le seul élève du lycée que je n’ai pas qui me dit bonjour quand je le croise. Et je peux te dire qu’avec ses grands yeux de bambi et son sourire de charmeur, ça fait son effet (surtout quand tu sais que mes propres élèves ne me disent pas bonjour).

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Alors jusqu’à maintenant, j’ai toujours évité de penser aux élèves comme des hommes. Pour moi ce sont des élèves, point. Je veux pas les imaginer autrement.

Mais lui, ça devient difficile.

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Quand je te disais que je finirais cougar… enfin, une cougar en prison !

 

Mots d’élèves

26 Oct

Ça y est, je suis en vacances !!

Et pour fêter ça, je t’offre les perles des élèves de cette première période. Bon, je suis sûre qu’il y en a eu d’autres, mais voilà celles dont je me souviens.

 

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–      « pfff madame, avec vous on travaille et en plus vous souriez jamais ! »

 

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–      « madame, le prof d’histoire il nous a parlé de Georges Kennedy. »

–      « t’es sûr que c’était George ? »

–       » ah non, c’était Charles Kennedy »

 

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–      « ouais c’est bon là madame, j’vous parle normal !! »

 

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–      « euh madame, je voulais vous dire. En fait, j’aime pas trop travailler en groupe, je préfère travailler seul »

–      « dommage que tu n’ais pas ton mot à dire. moi je préfère travailler avec des élèves sympas et bosseurs. C’est con, on choisit pas… »

 

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–      « madame, ça existe les t-shirts en polystyrène ? »

 

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–      « madame, notre premier jour de cours, vous aviez les cheveux lisses et vous aviez fait un chignon, et vous aviez une jupe blanche et bleue, avec un débardeur blanc et un gilet bleu, et des ballerines. »

–      « t’es vraiment flippant là »

–      « et même que quand vous avez pris les escaliers, on a regardé sous votre jupe ! »

 

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J’aurais tenu 3 ans

17 Oct

appelez moi Michelle Pfeiffer !

 

Aujourd’hui on va parler un peu boulot. Un peu j’ai dit, commence pas à paniquer.

 

Il y a un peu plus de 3 ans, j’ai fait mon tout premier remplacement en tant que prof.

Ça c’était passé très simplement. Le lundi, le rectorat m’appelle en me donnant les coordonnées d’un lycée professionnel (à 150 bornes de chez moi, mais passons). Je contacte le lycée pour leur demander des précisions, et on prend rendez vous pour le lendemain.

 

Le mardi, j’arrive donc au lycée, je rencontre le proviseur et le chef des travaux qui me donnent mon emploi du temps, les différents niveaux, puis il passe la main à mes futurs collègues.

Et là, j’ai tout bonnement halluciné. Ils m’expliquent vite fait les classes « bon eux, ne t’inquiètent pas, c’est pas toi, ils comprennent rien à rien » et s’attarde sur la classe qui pose problème, que ce sont de gros branleurs qui feront jamais rien, et en me donnant la liste des élèves que je peux coller et/ou virer sans problème. J’ai trouvé ça tellement triste, que des gamins de 17 ans soient déjà condamnés. Rangés dans la catégorie des sans espoir, des irrécupérables.

 

Le jeudi, je commence donc mes premiers cours, justement avec la classe réputée la plus difficile. Je vais être honnête, j’étais à la limite de me faire pipi dessus tellement j’en menais pas large.

Le cours commence donc, et là, je me prends les 10 plaies d’Égypte, Armageddon, et les feux de l’amour l’Enfer dans la gueule : des papiers qui volent dans tous les sens, certains dorment sur leur table, d’autres sortent du Nutella ou leur musique (point positif : ils avaient des écouteurs) (on voit le positif où on peut), et le reste discute. Ça gueule dans tous les sens, ça rigole, ça se balade. Bien évidemment, ils ne voulaient absolument pas travailler, et ne se gênaient pas pour le dire.

Sincèrement, j’étais sur le cul, je ne savais absolument pas gérer ça. Heureusement pour moi, les classes suivantes ont été plus cool, dans le sens où même si elles ne bossaient pas plus, au moins elles se tenaient tranquille.

Le lendemain a été exactement pareil, et le début de semaine suivante aussi, jusqu’au mardi où un élève m’a carrément dit d’aller me faire foutre. Là je me suis mise à gueuler comme jamais, ce qui n’était vraiment pas la meilleure chose à faire. Et oui, c’est une fois qu’il a été parti que j’ai réalisé qu’il avait pris sur lui pour pas répondre, et pas m’en coller une surtout ! Pour le coup, ça m’a bien arrangé, parce qu’il faisait bien une tête et beaucoup de kilos de plus que moi.

 

Là je suis rentrée chez moi, complètement désabusée. J’avais vraiment envie de tout laisser tomber, de me rouler en boule sous ma couette et de ne plus en sortir.

Mais je n’ai pas baissé les bras, et le jeudi, en revenant en cours, j’avais décidé d’aborder le problème autrement. J’avais réalisé que ces gamins, en vrai il me faisait peur. Pas physiquement ou quoi, mais je manquais totalement de confiance, et ils le sentaient. Et puis ce qu’ils faisaient n’était pas contre moi, c’était juste leur façon de faire.

Je me suis rappelée les mises en garde des collègues et me suis rendue compte que je faisais exactement la même chose. Moi aussi je leur gueulais dessus, moi aussi je leur disais qu’ils étaient nuls.

À l’occasion d’un exercice, j’ai pu mettre en pratique mes nouvelles résolutions. De toute la classe, seuls 4 élèves faisaient ce que j’avais demandé. Un garçon ayant fini, il m’appelle pour que je vienne vérifier. Et là, au lieu de lui répondre un « ok, ben t’attends quoi pour faire la suite ? », ou une autre amabilité du genre, je lui ai dit dans un sourire « c’est bien, tu vois, t’as pas besoin de moi pour faire ton exercice ! ». Et là, je te jure, j’ai vu des étoiles dans ses yeux. Et de la fierté aussi. Sincèrement, j’ai vraiment eu l’impression que c’était la première fois que quelqu’un lui disait un mot gentil. Et moi je me serais mis des baffes. Parce que pour eux, j’étais comme tous les autres, quelqu’un qui les engueule, qui les rabaisse.

Et c’est marrant, parce qu’à partir de ce jour, je voyais de plus en plus d’élèves arrêter de discuter et se mettre à travailler. À la fin de mon remplacement, ils bossaient tous, c’était au premier qui finirait pour pouvoir m’appeler. Et moi, je les encourageais, les félicitais, les motivais. Au final, cette classe qu’on me présentait comme la plus terrible a été la plus sympa.

en vrai j’ai juste changé de tenue…

 

Cette histoire m’a servi de leçon.

Je m’étais dit que je ne voulais pas être comme les collègues, blasée, aigrie, écœurée, et que j’espérais que le jour où ça arriverait, je saurais m’en rendre compte et que je changerais de métier.

 

Jusqu’à présent, ça allait. Bon en même temps c’était pas très dur non plus, ça fait pas des décennies que j’enseigne. Même s’il y avait des journées difficiles, ça allait.

Mais cette année, c’est compliqué. Je t’ai déjà parlé de ma classe de fin de semaine. Celle avec les terribles. Ben je me suis rendue compte que je n’ai pas (plus) envie de faire d’efforts. Et plus grave, je n’y arrive plus. Ces jours là, je vais au lycée à reculons, la boule au ventre. Je sais que je vais passer deux journées pourries, épuisantes émotionnellement, psychologiquement et physiquement.

J’ai tout essayé avec eux, être sympa, être sévère, leur distribuer des fiches, dicter, les faire copier, leur faire faire des exos, des mises en situation. Rien n’y fait. Ils se foutent de tout et de tout le monde.

Petite parenthèse. Pour demain, je leur prépare une surprise. Je vais préparer mon cours normalement, mais en arrivant, je vais le confier à un élève qui fout le bordel. Moi je vais aller m’assoir au fond de la classe, et ça sera à lui d’animer le cours. Ça me fera des vacances. Je sens qu’on va bien rigoler. La seule question qui reste en suspens, c’est de savoir si je me tiens bien, ou si je me comporte comme eux, à discuter avec les voisins, lire le journal, dessiner, manger ou découper des petits papiers. Ou tout ça à la fois. Fin de la parenthèse.

dommage qu’on n’ait pas le droit de le faire !

 

Après, je ne suis pas idiote non plus. Je sais que la plupart des élèves qui sont là ne l’ont pas choisi. S’ils sont là, c’est souvent parce qu’ils ont des capacités limitées, des histoires familiales à faire pleurer et parfois les deux à la fois. Je pourrais vous raconter des histoires qui vous donneraient envie de hurler tellement elles sont tristes/glauques/flippantes. Ça je peux le comprendre. Le problème, c’est que des histoires tristes, tout le monde en a. Et que ce n’est en aucun cas une excuse à l’impolitesse et à l’irrespect. Mais là, on en revient toujours au même problème, c’est-à-dire les parents. Quand on convoque des parents, et qu’on les voit aboyer sur leurs enfants, on a compris que pour l’élève, c’est le seul moyen de communication qui existe. Lui non plus ne sait pas parler autrement. Bien souvent, il y a un énorme manque au niveau de l’éducation.

Alors on fait ce qu’on peut, mais on ne peut pas tout faire non plus. Moi en une heure de cours, je passe plus de temps à faire la police, à leur dire de se taire et de bien se tenir, leur expliquer qu’on ne coupe pas la parole des gens (et encore moins celle du prof), que non, fils de pute, c’est une insulte et pas un terme affectueux qu’à faire la leçon.

 

À tel point que j’envisage (déjà) une reconversion. Je me dis que ça ne va pas aller en s’arrangeant. Honnêtement, je ne me vois pas faire ça dans 10 ans. Ils auront eu ma peau avant.

Mais le problème, c’est que si je change, c’est pour faire quoi ?

Certains me disent qu’avec des élèves plus âgés, ça serait peut-être plus facile, qu’ils auraient un peu plus de maturité. Le souci, c’est que je n’ai pas suffisamment confiance en moi pour faire classe à des bts par exemple. En plus cette année je passe le concours pour être prof en lycée pro, donc c’est mort.

Et puis c’est pas comme si on était dans une période de prospérité de fou, où on change de job comme on change de culotte, où les opportunités se ramassent à la pelle.

 

Au final, j’en reviens toujours à la même idée. Me reste plus qu’à trouver un vieux riche, l’épouser et me faire entretenir 😉

 

7 jours de bonheurs en 2012 #42

14 Oct

Bien souvent on se dit qu’on sera heureux plus tard. Quand les choses iront mieux.

Mais le bonheur, c’est parfois maintenant, il suffit juste de le reconnaitre. Il  faut voir et apprécier les petits instants qui font que la vie est belle. Alors même si parfois ce sont de toutes petites choses, parfois insignifiantes, profitons-en tant qu’elles sont là…

tu vois, le bonheur est absolument partout 😉

 

Lundi :

Le bonheur, c’est que je me lève à l’heure que je veux. Les élèves sont en stage et j’ai pas besoin de retourner au lycée. Pas comme la semaine dernière…

 

Mardi :

Le bonheur, c’est que là aussi, j’ai pas cours ! glandouiller à la maison au lieu de bosser, c’est trop trop bien !

Le bonheur, c’est d’aller chercher des vernis Essence. Bon y avait rien, mais j’ai trouvé le sac que je cherchais depuis un moment. Un petit sac gris en bandoulière qui paye pas de mine, mais assez pratique.

Le bonheur, c’est d’aller prendre un verre avec le Pote. C’était cool de le voir, parce qu’il a trouvé un job loin, donc je sais que je vais nettement moins à partir de maintenant. Et ça m’embête un peu.

 

Mercredi :

Le bonheur, c’est de commencer à regarder Game of Thrones. J’ai eu un peu peur au début, rapport au lecteur dévédé qui voulait pas le lire, mais au final ça a marché. Tellement bien que j’ai regardé 4 épisodes en suivant. C’est trop bien, je kiffe, et je vous fais un article bientôt.

 

Jeudi :

Le bonheur, c’est que les élèves se tiennent à peu près à carreau. C’est tellement agréable quand il y a le silence. En fait, ils angoissent parce qu’on nous a demandé de faire une liste de ceux qui posent problème, et le nom qui reviendra en premier sera exclu. Et ainsi de suite. C’est hyper malheureux d’en arriver là, mais c’est parce que tout le reste ne fonctionne pas…

Le bonheur, c’est de faire un pari avec un élève, loin d’être bête mais assez branleur, qui soutient qu’il aura au moins 15 au contrôle du lendemain. Les amies, je peux vous dire que la semaine prochaine, c’est moi qui vais me gaver de shokobons.

 

Vendredi :

Le bonheur, c’est de croiser Choupiprof. Ça faisait longtemps que je l’avais pas vu, alors le croiser, ça m’a donné le sourire. Il se passe rien, on ne se parle pas, mais c’est pas grave.

Là c’est pas vraiment un bonheur, mais j’ai quand même bien rigolé quand un élève m’a dit que j’avais le vernis assorti à mes yeux. Il chercherait à m’amadouer que je ne serais pas surprise.

ouais, j’ai les yeux exactement comme ça !

 

Samedi :

Le bonheur, c’est de faire des cupcakes dès le lever. C’est marrant cette phrase parce qu’on dirait que je me suis réveillée aux aurores alors qu’il était presque midi. Mais voilà, ça m’a pris d’un coup (et aussi parce que j’avais rien à manger dans mes placards), et c’était hyper bon !

 

Dimanche :

Le bonheur, c’est d’aller faire un tour à la fnac (ouiiiii elle est ouverte le dimanche depuis peu) acheter les livres Game of Thrones (enfin, les deux premiers tomes). Et au passage, je m’aperçois que beaucoup de boutiques sont ouvertes aussi. C’est bon à savoir ça… en plus je suis sortie entre deux grosses averses, et mon brushing est content aussi.

Le bonheur c’est de tranquillement regarder le rugby, bien au chaud sur mon canapé alors qu’il pleut dehors.

 

 

Et toi, elle était belle ta semaine ?

 

et si tu veux encore plus de bonheurs, tu peux aller lire ceux de Thalie.

 

7 jours de bonheurs en 2012 #38

16 Sep

Bien souvent on se dit qu’on sera heureux plus tard. Ça ira mieux ce weekend, que ça ira mieux quand on aura changé de voiture, quand on partira en vacances, quand on aura déménagé, quand le dossier Ducon sera passé… et finalement, c’est le weekend, on a une nouvelle voiture, on est en vacances, on est dans une nouvelle maison, on a un nouveau dossier, et quelque chose ne va toujours pas. Il y a toujours un grain de sable qui enraye la machine, et qui repousse le bonheur à plus tard.

Mais le bonheur, c’est parfois maintenant, il suffit juste de le reconnaitre. Il  faut voir et apprécier les petits instants qui font que la vie est belle. Alors même si parfois ce sont de toutes petites choses, parfois insignifiantes, profitons-en tant qu’elles sont là..

 

Lundi :

Le bonheur, c’est de faire un peu de customisation de mon matériel de classe. C’est vraiment rien, mais ça me permet de travailler avec le sourire. J’avais besoin d’un porte vue pour mes documents, mais je les trouvais tous moches. Alors j’en ai pris un neutre et en 2 min 30 je l’ai décoré. Tadam !

Pareil avec des stylos bic. Un peu de masking tape et ça devient nettement plus sympa.

 

Mardi :

Le bonheur, ce sont mes élèves qui me remercient du boulot que je fait pour eux, parce que je leur ai distribué des fiches de révisions (que j’ai fait de mes blanches mains) et que j’ai pris du temps pour leur expliquer le déroulement de leur exam, parce qu’ils sont au courant de rien et qu’ils paniquent un peu. On le fait pas pour la reconnaissance, mais ça fait quand même plaisir quand les élèves remarquent le taf qu’on fait pour eux.

 

Mercredi :

Le bonheur, c’est du shopping histoire de me réconforter un peu. Des ballerines que je suis une princesse et le dernier cd d’Archive. Et Archive, j’aime d’amour.

en plus elles sont super confortables !

Le bonheur, c’est d’aller à la Poste. Non pas que la Poste me mette en joie, mais j’imagine la tête que vont faire certaines bientôt, et ça me donne le sourire.

 

Jeudi :

Le bonheur, ce sont mes élèves de l’année dernière qui me disent que je leur manque. Oui tu sais, ceux qui m’ont fait pleurer. Ben là, j’arrête pas de les croiser dans les couloirs. Chaque fois ils me demandent s’ils me manquent et chaque fois je leur dis que non. Et là, pour la première fois, ils me répondent que moi je leur manque. Que la prof qui me remplace, elle est bizarre et que j’étais bien. Et là ça m’a fait du bonheur dans le dedans de moi, mais aussi, j’avais envie de leur dire BIEN FAIT !!!!

 

Vendredi :

Le bonheur, c’est de décider d’aller au match de rugby du lendemain avec le Pote. Normalement on devait y aller tous les deux, mais quelques échanges de textos plus tard, un cousin et le Petit et sa chérie nous accompagnent. Ça va être funky !

 

Samedi :

Le bonheur, c’est une journée de repos. Je dis pas ça pour le faire plaindre ou quoi, mais la reprise n’est pas facile. Connaitre du jour au lendemain les classes que j’ai et les matières, ben ça veut dire bosser tard le soir pour préparer les cours. Donc là, après une nuit de 11 heures environ, j’ai enchainé avec une sieste de 4 heures. Ouais, je suis comme ça moi.

Le bonheur, c’est d’aller au stade voir du rugby. Bonne ambiance, bon match, c’était très sympa.

 

Dimanche :

Le bonheur, c’est d’aller profiter du soleil chez les parents. Pas très longtemps parce que j’ai du boulot, mais une heure sur la terrasse à discuter avec le Padre qui était au match aussi (mais avec ses potes à lui), au calme, c’est bien agréable.

 

 

Et toi, elle était belle ta semaine ?