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Etre l’autre femme

13 Fév

Bon ben voilà, je crois qu’on y est…

 

Depuis hier on s’envoie plein de mails, parfois avec des sous-entendus, parfois avec des mots doux, et aujourd’hui dès qu’on a pu, on s’est retrouvé pour s’embrasser comme des collégiens.

 

Moi depuis ce weekend, j’ai une énorme boule au ventre. Jusqu’à aujourd’hui, je me disais que c’était le stress, la surprise, les papillons dans le ventre, l’interdit… et puis j’ai réalisé qu’en vrai, je redoute le moment où il va me dire qu’il préfère arrêter. Que vis-à-vis de son fils c’est pas gérable, ou un truc du genre.

Sauf qu’aujourd’hui, on a un peu parlé du « futur », de ce qui allait se passer quand mon remplacement serait fini. Et qu’il a cherché des prétextes, histoire qu’on continue à se voir.

Alors je me dis que c’est pas un truc juste comme ça, que c’est pas juste pour oublier son quotidien, que je ne suis pas une simple distraction, que peut-être il tient un peu à moi quand même.

 

Donc oui, je suis sur la voie pour devenir « l’autre femme ».

Et bien tant pis. Je ne sais pas ce qui arrivera, mais je m’en fous. J’ai décidé de ne pas lutter, de vivre cette histoire, quelle qu’elle soit.  Que ce soit 1 jour, 1 semaine, 1 mois… je prends.

J’ai appris, parfois très douloureusement, que la vie est courte, et qu’on ne sait jamais de quoi le lendemain sera fait. Alors je ne veux pas avoir de regrets. Je souffrirais peut-être, mais si jamais ça doit arriver c’est pas grave, je sais que je pourrais gérer.

Ce qui ne veut pas dire non plus que je fonce tête baissée. Je sais dans quoi je mets les pieds. Et justement, j’apprécie de ne pas avoir de belles paroles ou de fausses promesses. On a suffisamment discuté de la situation (un peu trop au gout de certaines qui voulaient plus d’action 🙂 ) pour savoir que s’il me dit un mot gentil, c’est pas pour faire bien ou pour m’avoir dans son lit, mais parce qu’il le pense. Pour l’instant je le laisse venir vers moi, je suis beaucoup plus sur la retenue que lui. Je joue un peu le chaud et le froid, et c’est pas si mal.

J’ai également appris à prendre du recul, à être égoïste, à me demander si ce que je vis me rends heureuse ou pas. Tant que ça me convient, je continuerai, mais si ça me rend malheureuse, je crois que je saurai arrêter.

 

Mais pour l’instant, je choisis d’être avec lui.

 

adultere

 

Comment rater sa rupture ?

23 Oct

Donc je t’épargne le suspense, oui c’est fini avec Bruce.

Et là, tu vas me dire « mais comment cela se fait-ce ?? ça avait l’air pourtant de bien commencer tout ça !!! » (enfin ça serait cool que tu le dises, sinon j’ai pas d’article en fait).

 

Comme tu m’as posé la question, je vais te répondre.

Oui effectivement, c’était super bien parti. Il était vraiment tout mignon, tout attentionné, tout charmant, tout bien. On était love love, j’avais même écrit un article dégoulinant de bisounourserie ici-même. Et c’est peut-être ça le problème, c’était trop.. trop vite, trop fort, trop loin… oups, je m’emballe. Mais tu as compris l’idée je suis sure.

 

Bref, au bout de 2 semaines ½, c’est la rupture. Enfin pardon, la première rupture. Bon je vais pas rentrer dans les détails, mais je peux te dire qu’il me largue comme une merde. Le lendemain, j’appelle pour tenter d’avoir un semblant d’explication, je me heurte à un mur de glace. Au moins comme ça c’est clair.

Deux jours après, il me recontacte pour un autre motif, et en profite pour tenter une réconciliation. Il est tout penaud, il tourne autour du pot, et moi je fais pas grand-chose pour lui rendre les choses faciles. Faudrait pas déconner non plus !

Enfin, je ne le fais pas trop mariner non plus. Il a fait une erreur, il s’excuse platement, on décide donc de retenter le coup.

 

Sauf que la semaine qui suit, c’est un tout autre homme. Je ne sais pas ce qui c’est passé, l’arrêt de ses médocs, son double maléfique, sa schizophrénie, mais c’est la loose.

Je ne retrouve absolument pas celui qui m’a tant attiré au début. Il est distant, froid, cassant. Je n’ai plus aucun mot gentil, et quand il m’envoie un message, c’est le plus souvent pour me faire un reproche. Enfin, ça c’est quand il envoie un message, parce que la plupart du temps, c’est silence radio.

 

Au bout de quelques jours, je commence fortement à me poser des questions. Parce que c’est devenu une lutte, et que ce n’est pas normal. Ça devrait être sympa, on devrait s’amuser et pas se faire la guerre. Je réalise que je redoute chacun de ses messages, parce que je commence à me justifier de… rien. Je ne fais rien de mal, et pourtant, j’ai l’impression que quoi que je fasse, quoi que je dise, ça ne va jamais.

 

Alors je peux te dire qu’il y a quelques réunions de crise avec une copine galérienne de chéri elle-aussi. A la moindre info, au moindre texto, on s’inonde de message afin d’analyser tout ça. Ouais je sais, de vraies collégiennes filles.

 

Et ce qui devait arriver arriva. Un jour où ma copine me demande si j’ai des news, je lui répond qu’en fait, j’ai pris conscience que je réfléchis de plus en plus à la rupture, ce que je vais lui dire et tout et tout.

C’est à ce moment là que je reçois un message de Bruce : « ok ». WTF ?!? ok, ok quoi ?? c’est quoi ce message ????

Recherche effrénée dans mon téléphone. Bon ben mon doigt à ripé, et le message ou je disais que c’était pas normal de lutter comme ça et que c’était voué à l’échec, c’est Bruce qui l’a reçu.

Au moins comme ça c’est fait ! par contre, là où c’est tout pourri, c’est que j’ai pas pu lui dire ce que je voulais, ou comme je le voulais. En 3 textos c’était plié.

 

Quand je disais que je savais plus faire, que ça faisait trop longtemps que j’avais pas eu une vraie relation. Faut croire que ça marche aussi pour les ruptures !

 

C’est un mec qui…

7 Oct

C’est un mec qui me fait sourire bêtement à chaque fois que je pense à lui.

 

C’est un mec qui m’envoie environ whatmille textos par jour, pour me dire que je lui manque et qu’il voudrait être avec moi.

 

C’est un mec qui est tout attentionné quand on sort avec ses potes. Il ne m’oublie pas et vérifie toujours que je vais bien, que je m’ennuie pas (et que mon verre est plein).

 

C’est un mec qui me trouve belle et intelligente, et râle quand je me dévalorise.

 

C’est un mec qui a compris que je manquais de confiance, et qui passe son temps à me rassurer, qui accepte mes petites bizarreries sans sourciller.

 

C’est un mec qui me laisse la clé de chez lui au bout de 3 jours, parce que c’est plus pratique quand même.

 

C’est un mec qui « m’engueule » parce que je vais chez lui avec une trousse de toilette et que quand même je fais chier, j’ai qu’à prendre une brosse à dents neuve et la laisser là.

 

C’est un mec qui au bout de 10 jours, me fait la liste des meubles de son appart auxquels il tient. Et quand je lui demande pourquoi il me dit tout ça, il me répond que c’est pour quand on habitera ensemble.

 

C’est un mec qui m’envoie un texto à 3 heures du matin pour me dire qu’il tombe amoureux de moi.

 

C’est un mec qui assume et ne regrette pas les messages envoyés à 3 heures du matin.

 

 

C’est un mec qui a des petits défauts, qui me fait un peu peur parce qu’il va peut-être un peu vite, mais surtout, c’est un mec qui me rend heureuse. Et ça fait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé !

 

Dimanche c’est la fête des mères

1 Juin

magnifique n’est-ce pas ?

Comme tu le sais, dimanche c’est la fête des mères.. Poésie, collier de nouilles, dessins, pâte à sel ou autres livres, cédés, bijoux font la joie des mamans.

Moi en général, je peux pas l’oublier, le Padre m’appelle toujours quelques jours avant pour que je lui souffle une idée pour la Reine Mère. Bon je suis mauvaise langue, cette année il a eu l’idée tout seul. Mais il m’a quand même téléphoné pour savoir si je pouvais pas m’en occuper. Les habitudes ont la vie dure.

 

Bon, tout ça c’est sympa, mais en vrai, c’est pas ça que je voulais te raconter. Moi je vais te dire quelque chose que très très peu de gens savent. C’est ultra personnel, mais j’ai besoin de le dire. Alors comme un blog c’est aussi fait pour ça, voilà un peu de mon histoire.

 

Il y a quatre ans, j’étais en couple. Pas depuis longtemps, quelques mois à peine. Et je suis tombée enceinte. Oui, t’as bien lu. Enceinte.

Après discussion, on a décidé de pas le garder. Pour plein de raisons, notamment parce que je me disais que cet enfant, je pourrais pas l’assumer financièrement. C’est bizarre parce que j’ai toujours reproché à mon ex d’être égoïste, de ne jamais m’inclure dans ses décisions, ni dans sa vie. Et pourtant pour ça, c’est ce que j’ai fait. C’était toujours je ne peux pas assumer. Comme si inconsciemment, je savais que je ne pourrais pas compter sur lui. Et je pense qu’on angoisse suffisamment quand on a des enfants, je voulais pas en plus ajouter la peur de pas pouvoir lui donner un toit, ou le nourrir.

Ça a été une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre, parce qu’avoir des enfants, c’est mon rêve absolu. Depuis toute petite, c’est mon souhait le plus cher. D’aussi loin que je me rappelle, quand j’essayais d’imaginer mon futur, c’était toujours très flou, je n’avais pas d’idée précise de ce que je voulais faire, mais je m’imaginais toujours mère.

 

Alors tu vas me dire, pourquoi en parler maintenant ? Que depuis le temps, j’aurais du tourner la page. Je sais, ça fait des années. Mais pourtant, c’est toujours présent. Et que je ne peux pas en parler autour de moi. Parce que peu de gens sont au courant, et que les rares qui le sont, je ne me vois pas leur en parler. Parce qu’ils ne comprennent pas. Et ça me pèse de garder ça pour moi. Parce qu’en vrai, je fais comme si de rien n’était, mais j’ai besoin d’en parler.

 

Je sais que j’ai pris la bonne décision. Je me rappelle m’être promis de ne jamais regretter ce choix, de toujours avoir en tête le souvenir de ma situation de l’époque. Et à ce moment précis, c’était la meilleure chose à faire.

Mais c’est dur.

C’est dur, parce que je me dis que maintenant, j’aurais un petit qui aurait fêté ses 3 ans début février. Ouais, je sais pas pourquoi mais dans ma tête, c’est toujours un petit mec.

C’est dur parce que la plupart des filles de mon âge en ont déjà un, et parfois deux. Et que chaque annonce de grossesse me renvoie le vide qu’est le mien. Et que chaque fois je me prend une énorme claque dans la gueule.

C’est dur parce que mon ex a retrouvé une copine six mois après notre rupture. Et que trois mois après leur rencontre, elle est tombée enceinte. Sauf qu’eux l’ont gardé. Donc oui, ça me fait mal de me dire que cet enfant de salaud a une famille et pas moi.

C’est dur, parce que mis à part ma mère et ma tante, je ne l’ai dit à personne de ma famille. Et qu’elles ne m’ont jamais demandé comment je l’avais vécu. Pour elles, l’avortement était la solution logique, comme si seul la raison comptait. Mes sentiments, mon ressenti, ça c’est pas important.

C’est dur, parce que plus le temps passe, plus je me dis que ça ne m’arrivera plus. Que j’ai laissé passer ma chance. Que j’arrive déjà pas à rencontrer un mec bien, alors avoir des enfants, c’est carrément mission impossible.

C’est dur parce que dimanche, ça devrait être ma fête aussi.

 

Edit :

Un énorme merci pour vos messages.

Je tenais à vous rassurer, je ne regrette pas, parce que je sais qu’à ce moment précis, c’était la meilleure chose à faire. Mais il n’empêche qu’il y a un vide..

Alors j’ai décidé d’en parler ici, pour soulager un peu ma peine. Et puis je me suis dit que je n’étais peut-être pas seule dans ce cas. Que d’autres vivaient la même souffrance sans pouvoir se confier. Que je me sentirais moins seule, qu’on comprendrait ce que je ressens, et que peut-être d’autres sauront qu’elles ne sont pas seules non plus.

Encore merci pour votre soutien, et pour le réconfort.

 

Catherinette de merde !!

26 Nov

Hier on fêtait les catherinettes. À la base, une catherinette, c’est une fille de 25 ans pas encore mariée qui doit mettre un chapeau sur la statue de Ste Catherine, prier la sainte pour que la madame de là-haut, dans sa grande bonté, lui donne un bon mari. Maintenant, la fille de 25 ans pas encore mariée, elle doit mettre un chapeau que ses copines lui ont confectionné. (bien ridicule le chapeau, sinon ça serait pas drôle)

Alors pour moi, c’est juste une pauvre tradition de merde moyenâgeuse où à 12 ans tu travaillais déjà dans les champs, et où l’espérance de vie ne devait pas dépasser les 35 ans. Alors oui, si à 25 ans t’étais pas mariée, ça pouvait craindre du boudin. (ça reste encore à prouver mais bon…)

Mais il faudrait un peu mettre les choses en perspective. Maintenant, on vit facile jusqu’à 80 ans si ce n’est plus, et à 25 ans, on est encore dans les études ou on en sort à peine. Donc le mariage à cet âge, c’est pas forcément la priorité. Et puis comme c’est sensé être à la vie à la mort, ce qui veut dire que potentiellement tu peux passer 60 ans avec le même mec, autant pas te tromper…

Et puis merde quoi ! On travaille, s’assume financièrement alors qu’à l’époque c’était la seule condition pour sortir de chez soi. Tu passais directement de l’autorité de ton père à celle de ton mari (toujours symbolisé lors du mariage religieux je te rappelle).

 

Bon tu l’auras compris, déjà comme  « tradition » je trouve ça complètement pourri. Mais alors quand j’entends encore des tocards me souhaiter la Ste Catherine alors que c’est même pas mon prénom bordel ! Ça m’énerve encore plus. En plus, ça fait déjà quelques années que j’ai eu 25 ans, donc merci de suivre ! (et de remuer le couteau chaque année par la même occasion).

 

Alors j’ai réfléchi (oui oui, ça m’arrive !).

Il est dit qu’aujourd’hui, la fête de la Ste Catherine permet de se moquer gentiment des célibataires. Tout le problème réside dans le gentiment. Quand ce sont les copines de la célibataire, les filles qui la connaissent bien, qui lui organisent une soirée, pourquoi pas ? Mais moi, j’ai eu parfois des réflexions de gens que j’ai du voir trois fois dans ma vie, ou même de collègues. De quel droit ils se permettent de se moquer de ma situation, sans rien en connaitre ? Tu crois que ça me fait plaisir d’être célibataire connard ???

Ce que je n’aime pas, c’est cette stigmatisation du célibataire. Autant se mettre une pancarte autour du cou avec écrit « grosse looseuse de l’amour » dessus, ça ira plus vite. Ça marche aussi avec « à votre bon cœur monsieur, épousez moi ». J’ai la très désagréable sensation d’être dans une foire au bestiaux. Avoir un signe distinctif pour être repérée plus facilement. Et puis pourquoi pas regrouper toutes les célibs dans la même pièce que les mecs fassent leur marché (ah, on me dit dans l’oreillette que ça existe déjà. Ça s’appellerait le bal des débutantes) Comme ça, si personne ne te choisit encore une fois, c’est de ta faute, c’est que tu fais vraiment pas envie. Bon ben t’as plus qu’à te jeter d’un pont.

Et puis j’aime pas non plus les gens qui font comme si c’était une maladie mortelle et contagieuse. La peste, le célibat, même combat ? Il faut croire que oui, vu le nombre de personne qui cherche à nous caser dès qu’on est célibataire…

 

En fait, ça m’a rappelé le débat du mademoiselle/madame d’il y a quelques semaines. Encore une fois, il s’agit de la différenciation des statuts, célibataires d’un côté et mariées de l’autre.

Au début, j’étais pour garder le mademoiselle. C’est surtout parce que je trouvais ça flatteur, on se croit jeune et tout. Sauf que… si dans 15 ans je ne suis pas mariée, je pense suis sûre que vu l’âge que j’aurai on m’appellera madame. Est-ce que je trouverais ça encore flatteur de devoir corriger ? De devoir expliquer que je ne suis pas mariée ? De devoir sortir ma pancarte « looseuse de l’amour » ? Pas sûr…