Tag Archives: boulet

Changement de programme

9 Déc

Cette année je fête Noël en Irlande.

1 semaine toute seule chez l’Ainé et sa femme, à profiter des petits. Franchement c’est trop cool.

 

Enfin, c’était cool.

Parce que le Petit, qui habite aussi là bas, devait revenir fêter Noël en France, vu que ça fait longtemps qu’il est parti. Et finalement non, il veut plus rentrer, donc il vient taper l’incruste.

Là dessus mes parents, qui reviennent en France pour les fêtes, ne voulaient être mis à l’écart. Ben devine ? ils s’invitent eux aussi pour la semaine. Forcément, ils attendaient que ça.

 

Quand j’ai été mise devant le fait accompli ce weekend, je t’avoue que j’ai pas vraiment sauté au plafond.

Ce qui s’est vu quand j’ai fait un skype avec eux juste après.

La Reine Mère : « on sera en Irlande avec toi, t’es contente ? ». comme si en plus ils me faisaient une faveur. Tu parles !

Bon déjà à ma tête ils ont vu que j’étais pas super emballée, mais je leur ai confirmé de vive voix que ça me changeait mes vacances.

Mon père, toujours psychologue : « ben t’aurais qu’à y retourner une autre fois ». (parce que quand t’es chômeuse d’un mi temps, c’est trop facile d’acheter des billets d’avion)

Ma mère, tentant d’arrondir les angles : « non mais comme on sera à l’hôtel, si tu veux tu nous dis et y a des jours où on ira se promener, on viendra pas vous voir ». (comme ça je passe encore plus pour la méchante. Cool)

 

Bref, ça me fait bien ch***, mais comme d’hab, je m’adapterai…

 

Le (presque) lol du jour

23 Fév

Ce matin, j’avais un mail de ma mère.

Elle a réfléchi à mes mésaventures avec le Vieux Beau, et elle me conseille… de prétendre d’avoir un copain !

Quand j’ai vu ça, ça m’a un peu fait rigoler. Comme quoi les chats ne font pas des chiens !

 

J’ai rigolé, au début. Parce qu’après, ça me met surtout en colère.

Parce que je suis célibataire, j’ai l’impression de ne pas avoir droit au même respect.

Si j’ai un copain, t’arrêtes de m’emmerder. Mais si je suis célibataire et que je dis non, ben tu continues quand même. Parce que je ne peux pas être sérieuse. Parce que c’est impensable que je puisse résister à ton charme.

Moi j’ai juste l’impression de ne pas être prise au sérieux, que ma parole ne vaut rien.

Et ça, ça fait bien mal.

 

Donc oui, ça me fait bien chier, mais oui, je vais jouer la carte du copain imaginaire…

 

SO MUCH FOR FEMINISM !

 

Bilan de la soirée

21 Fév

Hier soir, j’avais donc mon rdv avec le Vieux Beau.

Petit rappel pour ceux et celles qui ne situeraient pas, le Vieux Beau est un des meilleurs potes de mes parents, qu’on connait depuis 25 ans environ, pas loin des 70 ans, qui me dragouille quand il en a l’occasion.

C’est dans sa boite que je bosse depuis Noël.

 

Donc hier soir…

Comme convenu, je vais d’abord chez lui puisqu’il habite sur le chemin du resto. En me garant je rigole un peu, puisque je remarque que la jaguar est effectivement sortie. Prévisible le monsieur.

Je rentre, on discute 2 minutes, il me montre les photos des travaux de sa nouvelle maison en Espagne, et on se met en route.

On arrive au resto, on s’installe, 90% de la salle c’est des couples, le reste c’est des familles. Ok.

Le serveur arrive, le Vieux Beau nous commande direct 2 coupes de champagne. Lors du choix du menu, comme il sait que j’aime le vin blanc, il veut me prendre une ½ bouteille mais je le freine, 1 verre suffira. C’est que j’ai envie de garder toute ma tête moi !

On parle beaucoup boulot, je suis contente parce que j’arrive à parler de ce dont j’avais en tête, et il me confie de m’occuper de ce que je voulais, moi ça me va. Je suis toujours dans l’optique de me faire embaucher à la fin de mon contrat de l’éducation nationale, donc plus je gagne de responsabilités, mieux c’est.

Il me reparle de sa maison en Espagne, et que « oh tiens tu devrais venir un weekend avec moi. Enfin, un weekend prolongé parce que c’est loin ». Ce à quoi je lui réponds que je bosse et que je ne peux pas m’absenter comme ça moi. Et que me futurs gros weekends sont déjà planifiés.

Jusque là tout va bien. Je n’ai pas sorti la carte du copain imaginaire, j’ai plutôt opté sur le « papa et maman » que je sors toutes les 2 phrases environ. Je me dis que ça lui fait un rappel que je suis la fille de ses potes, que ça doit être suffisant pour qu’il ne tente rien.

Bon ben c’est raté. Entre le plat et le dessert, je tends la main pour prendre mon verre d’eau, et là, BIM ! il l’attrape. Soit disant pour regarder ma bague parce que « oh elle est rigolote ». Et garde un peu trop longtemps ma main dans la sienne à mon gout. Il recommence 2 minutes après avec l’autre main, prétextant là mon tatouage. Et comme on dit jamais 2 sans 3, rebelote « refais voir ta bague ».

Bon une fois je veux bien (et encore), trois c’est beaucoup trop. Donc j’ai fini le repas les bras croisés, adossée à ma chaise.

Surtout que pendant le dessert, on reparlé boulot, et je lui demande s’il avait parlé de mon arrivée à ses salariés. Parce que dans la boite, ils n’ont pas l’air de trop savoir me situer. Ils sont gentils et polis et tout, mais ils continuent de me vouvoyer alors que ça fait 2 mois que j’y suis et je sens qu’il y a une distance. Ça le fait marrer « ils doivent croire que t’es ma maitresse !! ». Je peux te dire que moi je rigole pas du tout ! sauf que sur le coup, ça m’a tellement soufflé que j’ai pas su quoi répondre. Tu vas me dire, même maintenant, des heures après, je sais toujours pas quoi dire.

Le repas se finit, on rentre. Evidemment, quand on sort du resto il pleut. Mais le Vieux Beau a un parapluie. Perso je préférerais mille fois me tremper la gueule, mais bon, il joue au gentleman. Enfin presque. Parce que c’est encore une fois un prétexte. Et là attention suis bien. Je commence à marcher vers la voiture, et il se met sur ma droite, mais tout en tenant le parapluie de la main droite. Donc pour que je sois abritée, il est obligé de se coller à moi tu comprends. Ben oui, tenir le parapluie de la main gauche, ça aurait été trop compliqué. Donc moi qu’est-ce que je fais ? ben je me décale sur la gauche, pour m’éloigner un peu. Donc lui me suis pour que je reste abritée. Moralité j’ai failli finir dans les fleurs tellement je ne marchais pas droit.

Arrivés chez lui il a tenté de m’offrir un dernier verre mais là j’en pouvais plus, j’ai réussi à refuser poliment sans hurler et je suis rentrée chez moi.

 

Alors oui, je sais, de prime abord ça fait plutôt rigoler. « haha la fée, elle a un vieux qui la drague ». Ouais c’est clair, vu comme ça c’est drôle. Moi aussi j’aurais une copine dans cette situation, c’est ce que je me dirais. Et puis on ne va pas se mentir, y a pire comme « harcèlement » que des tours en jaguar et des restos huppés.

 

Sauf que…

Sauf que depuis hier soir, j’ai une énorme boule au ventre et les larmes aux yeux. J’ai juste envie de rester prostrée  au fond de mon lit et de ne plus bouger.

Je pensais naïvement qu’être la fille de ses meilleurs amis allait me « protéger » de ça, qu’il n’oserait pas tenter un truc avec moi. Bon si j’avais vraiment été honnête, j’aurais surtout remarqué que ça l’avait jamais trop dérangé jusque là, et donc qu’il n’avait aucune raison de s’arrêter.

En y réfléchissant, je me dis que ça me dessert plutôt, en fait il doit se dire qu’il peut tenter ce qu’il veut, que justement moi je n’oserais pas en parler. Et que de toute façon si j’en parle on ne me croira pas. Il lui suffira de dire que c’est en tout innocence et que je me fais mes films. Que si maintenant on peut plus être gentil sans passer pour un obsédé, mais où va-t-on ? en fait, ça serait lui la victime. Je l’en crois tout à fait capable.

Et je suis en colère, contre lui bien sur, mais contre moi-même aussi. Parce que je ne sais pas gérer cette situation, parce que je lui en veux de me mettre dans cette position. Je veux pas être considérée comme un faire valoir, je veux pas être prise pour sa maitresse, et je veux encore moins qu’il croit que c’est une sorte d’honneur qu’il me fait. Genre les autres meufs aimeraient trop être à ma place. Ben franchement je leur laisse, avec grand plaisir.

J’ai passé le début de la nuit à me dire que j’allais arrêter de bosser pour lui, même si j’aime le boulot que je fais, même si j’ai besoin de cet argent. Tout ça pour ne plus à avoir à le croiser.

 

Alors ce matin, j’ai pris une décision.

Ce soir je dois faire un skype avec mes parents. Et là je ne vais pas me taire. Je me suis déjà tu quand j’étais sorti avec le pote de mon frère et que ça ne se passait pas bien, mais je ne disais rien, pour ne pas gêner, pour ne pas foutre la merde parce que c’était un pote de la famille tout ça. J’avais tout gardé pour moi, donc les gens ne comprenaient pas mes réactions et j’en avais beaucoup souffert.

Ben il est hors de question de recommencer. Parce que je ne suis pas folle, je sais que je ne me fais pas de films, il y a bien drague et que ça me met super mal à l’aise.

Je sais qu’en parler à ma mère n’est pas idéal, parce qu’elle est loin d’être subtile, mais pour le coup j’ai vraiment besoin de soutien et d’une solution pour sortir de ça.

 

A moins que tu ais d’autres idées à me proposer…

 

Les princesses et le connard

9 Oct

Une fois n’est pas coutume, je vais te raconter une histoire qui est arrivée à une de mes copines.

Déjà, je te parle un peu de ma copine. Tu vois Charlotte York dans Sex and the City ? ben ma copine c’est pareil. Pas physiquement, mais sinon tout le reste, la même chose. Très romantique, toute douce et gentille (mais dans le bon sens du terme), qui cherche son prince charmant.

Sauf que Charlotte, elle est un peu comme moi, elle galère pas mal niveau mec.

 

Elle en avait rencontré un il n’y a pas longtemps. Ils se sont vus plusieurs fois, on fait des balades, un pique-nique, tout se passait bien.

Elle trouvait quand même qu’il s’emballait un peu trop. Au bout de 10 jours, il parlait de partir en weekend, la couvrait de compliments… elle trouvait ça un peu rapide mais bon…

Et puis finalement, il lui a expliqué qu’il ne savait pas trop où il en était, qu’il avait beaucoup souffert de sa précédente relation, bla bla bla.

ils ont gardé contact, mais il a commencé à lui faire des faux plans.

 

Un soir où on sort toutes les 2, il doit venir nous rejoindre pour qu’ils puissent discuter.

Il arrive avec un pote (aka le mec le plus relou que j’ai jamais rencontré) et ils s’installent. Il annonce qu’il va se chercher à boire, et là je te retranscris la conversation.

Charlotte, en souriant : « tu m’offres un verre ? »

Rencard de Charlotte, qui se braque : « ah ben voilà, toutes les mêmes, tout ce qui vous intéresse c’est le pognon !! »

Charlotte, en rigolant : « non mais c’est parce qu’on est des princesses »

Le rencard, de plus en plus énervé : « non mais n’importe quoi, les princesses ça n’existe pas. vous vous bercez d’illusions, c’est ridicule »

Charlotte, toute gênée : « … »

Le rencard, qui se retourne vers moi : « non mais les princesses n’existent pas, les princes encore moins. Vous êtes bêtes si vous y croyez »

Moi, zéro patiente : « que les princes n’existent pas, on est d’accord. Par contre les princesses existent puisqu’on en est. »

Là, vexé que j’ai osé lui répondre, il se lève et il va chercher à boire.

Bon déjà, je t’annonce qu’il a un peu jeté un froid. Avec Charlotte on se regarde, on ne comprend pas bien pourquoi il s’est énervé comme ça. C’était une blague innocente, pas besoin de prendre autant la mouche.

 

Bon en fait, il doit être plus fâché que prévu puisqu’il s’installe au comptoir.

Finalement, au bout de 15-20 min, il revient vers nous, et reprend.

Le rencard chiant :  » non mais c’est n’importe quoi de croire aux princesses à votre âge. Faut grandir un peu. »

Moi : « non mais t’es toujours là-dessus ? c’est bon, passe à autre chose. »

Le rencard qui insiste : « regarde. Toi t’es célibataire ! pourquoi ? »

Moi : « parce que j’ai pas rencontré le bon, et que je préfère être toute seule qu’avec un con. »

Là il m’explique que jamais je rencontrerais le bon, que si je regarde autour de moi, tous les trentenaires sont seuls ou alors en couple et malheureux. Que de toute façon, le couple n’existe plus, que tout le monde trompe tout le monde et qu’il n’y a plus de valeur. Que lui préfère être un homme libre et qu’il est parfaitement heureux comme ça.

Ce à quoi je lui ai répondu que tout ce qu’il disait était de la merde, que c’était de la mauvaise foi parce que je connais des couples de trentenaires heureux, tout comme je connaissais des cinquantenaires seuls. Que c’était juste un faux prétexte pour pas avoir à s’engager.

Alors tu le croiras ou pas, mais il s’est encore vexé, et il est reparti.

 

Sauf que le lendemain, il a renvoyé des messages à ma copine, pour en rajouter une couche. Qu’elle était comme toutes les autres, vénale, qu’elle avait plus intérêt à lui demander quoi que ce soit sinon la prochaine fois il lui en mettrait plein la gueule.

Je peux te dire que Charlotte, elle en menait pas large.

 

Alors oui, je sais, on n’est pas réellement des princesses.

Mais on n’est pas non plus des grosses merdes, et c’est pas une raison pour être méchant gratuitement.

Le baratin « oui mais j’ai eu une expérience malheureuse », ça suffit pas. à notre âge, on en a tous connu. Il faut savoir faire la part des choses. Oui comme beaucoup, j’ai rencontré mon lot de tocards. Tout comme j’ai rencontré des mecs biens. C’est pour ça que je les mets pas tous dans le même panier.

Tout comme je crois qu’il y a encore des gens de valeur, avec des valeurs.

Sinon on n’a qu’à tous se tirer une balle, ça sera plus simple.

 

Je ne suis pas un timbre

23 Sep

Vendredi dernier, je suis sortie avec une copine.

On avait besoin de se changer les idées toutes les 2, on avait envie de voir du monde, donc on a mis nos robes de bal (enfin presque) et on est allé boire un verre.

 

On arrive, on s’installe, on papote, on commente les gens, tout va bien.

Et là devant nous, un mec qui danse, genre c’est Michael Jackson réincarné. Enfin, ça c’est ce qu’il doit croire. Le bar est bondé, il gesticule partout, d’habitude ça m’énerve mais là ça me fait marrer. Il est à fond dans son truc, il a l’air heureux, je trouve ça rigolo.

Sauf qu’il me capte en train de le fixer.

Et donc on commence à discuter. Son pote nous rejoint, et on fait connaissance tous les 4.

Sauf que Michael Jackson, il reste pas en place comme ça. Donc il m’invite à danser. En vrai, il passe son temps à me faire tourner et à m’envoyer un peu partout. Déjà je dois le calmer parce que 1/ y a du monde et c’est relou, 2/ c’était marrant les 10 premières secondes mais là ça devient chiant et 3/ ben j’ai bu donc c’est pas forcément super agréable de tourner partout.

Alors on discute plus calmement et ce qui devait arriver arriva, on s’embrasse.

Si t’aimes les bisous baveux, c’est cool, si comme moi t’es pas fan d’en avoir plein le visage, c’est pas top. On va dire les choses, c’est vrai que quand un mec t’embrasse et que t’es obligée de t’essuyer après, c’est pas ce qu’il y a de plus glamour.

Mais bon, il est mignon, il veut me faire un bisou dans le cou. Sauf qu’il fait pas un bisou, il me lèche le cou. Pareil sur l’épaule, partout. En fait ce mec ne fait pas de bisous, il lèche.

C’est pas que je trouve ça crade, mais un peu quand même. On serait seuls dans une chambre, pourquoi pas. mais là on est dans un bar, avec des gens autour. Lui a l’air de trouver ça normal, moi je sais plus trop où me mettre.

 

On se revoit le lendemain. Je suis assez mitigée sur le bonhomme, mais j’ai envie de voir comment il se comporte en journée.

 

On est en terrasse, à profiter du soleil et on est pas les seuls à avoir eu cette idée.

Et ben je te rassure, journée, nuit, c’est pareil. On est assis côte à côte, j’ai les jambes par-dessus les siennes. Ouais, je suis comme ça moi, une grosse guedin. Bref, il attrape une de mes jambes et… me lèche le tibia.

Non mais monsieur, faut arrêter là !!! je ne suis pas un timbre !! je ne suis pas une meuf qu’on lèche !!

(déjà là ça fait bizarre à écrire, mais alors pris hors contexte…)

 

On se balade, et on fait un saut chez lui parce qu’il a un truc à récupérer.

Feignasse comme pas 2, je m’assois en l’attendant. Il me rejoint et commence à avoir les mains bien baladeuses. Avec ma douceur légendaire, je lui mets un gros stop. On se connait depuis la veille, on peut se tenir qd même. Enfin lui surtout, moi je me tiens bien.

Et là, monsieur me répond que j’ai pas à m’inquiéter, il a pas prévu de coucher avec moi. C’est rigolo parce que pour un mec qu’a pas envie, il tripote pas mal.

De toute façon, moi je dois rentrer chez moi, j’ai des trucs à faire et lui aussi. On parle de se revoir dans la soirée, mais rien n’est fixé, on se rappelle.

 

Je t’avoue que j’ai pas super bataillé pour le revoir.

Je l’aimais bien, il était sympa et drôle, très intéressant mais merde quoi, je suis pas un bout de viande. Ni un TIMBRE.

On n’est plus des ados, on n’est pas des bêtes, il me semble qu’on peut se tenir un minimum.

Alors je sais pas si c’est moi qui vois le mal partout, ou si je tombe que sur des rustres. Je pense pas être une méga prude, mais j’aimerais bien qu’on me montre qu’on s’intéresse à ma personne en entier, et pas qu’à mon cul.