Archive | Un jour mon Prince viendra RSS feed for this section

Un samedi soir sur la terre

16 Mar

Samedi dernier, sortie avec ma copine Charlotte. On avait envie de s’aérer la tête, de boire un verre et de danser.

 

On va dans un bar sympa, on prend à boire, on danse un peu, tout va bien.

Tout à coup, un groupe de 3-4 mecs passent devant nous, ils ont l’air de partir.

Le dernier de la bande s’arrête à notre hauteur, nous regarde, sort son portefeuille et nous tend un billet de 20€. Comme ça. Avec Charlotte on se regarde, on comprend pas bien, et le mec nous dit :

« on s’en va, j’ai pas eu le temps de vous payer un verre ».

Et là, il lâche le billet et il part.

Euuuuh pardon !!!

Je peux te dire qu’on n’a rien compris sur le moment. Ça c’est passé super vite, et surtout, c’était totalement surréaliste !

Tu te doutes, on était vraiment stupéfaites, parce que bon, c’est pas le genre de truc qui arrive tous les jours quand même. mais je te rassure, on s’en est vite remises.

 

La soirée continue, et deux mecs s’arrêtent devant nous (j’aime bien, ça fait genre on est trop des stars, les mecs nous kiffent tout ça, alors que pas du tout. En général c’est la misère).

Bref je reviens à mon histoire et ces 2 messieurs. Je peux déjà te dire qu’il y en a un des 2 que j’avais repéré depuis un petit moment, qui était tout à fait à mon gout.

On discute, on rigole pas mal, le courant passe, c’est cool.

Et puis Charlotte doit rentrer. C’est l’heure du dernier tram, si elle le rate elle doit rentrer à pieds et elle en a pour un bon bout de temps.

On dit au revoir aux garçons, et là, Benjamin (oui, c’est son nom), me demande si y a pas moyen que je revienne après avoir déposé ma copine. Je fais genre j’y réfléchis, mais t’inquiète, la réponse a été facile à trouver.

Je reviens donc au bar, sauf que là, c’est l’heure de la fermeture. Benjamin prend son vélo, et même s’il habite dans une direction qui n’est pas du tout la mienne, me raccompagne (moi je suis à pieds).

On continue à discuter, on se vanne un peu mais c’est rigolo. J’ai bien compris que monsieur ne serait pas contre que je l’invite chez moi, mais là c’est niet. 1/ c’est le bordel chez moi et 2/ je suis pas épilée.

Je rigole, mais même avec des conditions favorables, je l’aurais pas fait.

C’est pas question d’être prude ou quoi, je l’ai déjà fait et c’était très bien, mais j’ai plus du tout envie de ça.

Et j’ai envie de dire que j’ai bien fait, puisque je n’ai eu aucune nouvelle depuis.

Bon ben encore une fois, je suis un peu paumée. Je pensais qu’on avait bien accroché, mais en fait, il faut croire qu’il voulait juste me sauter.

 

Ce qui m’énerve le plus, c’est que c’est pas la première fois.

Et à chaque fois, ça m’atteint plus que ça ne devrait. Je sais ce que disent copines, qu’il n’en valait surement pas la peine et tout et tout, mais quand même.

Ce que je n’aime pas, c’est que chaque fois je me dis que je ne vaux même pas un texto ou un coup de fil. Qu’au final je ne mérite pas une chance.

Je leur en veux d’instiller ce poison qui me fait me dévaluer, je leur en veux de me faire douter, de me faire perdre confiance en moi.

 

 

Ps : je vous rassure, ça va hein. C’est juste que c’est chiant.

 

 

Le (presque) lol du jour

23 Fév

Ce matin, j’avais un mail de ma mère.

Elle a réfléchi à mes mésaventures avec le Vieux Beau, et elle me conseille… de prétendre d’avoir un copain !

Quand j’ai vu ça, ça m’a un peu fait rigoler. Comme quoi les chats ne font pas des chiens !

 

J’ai rigolé, au début. Parce qu’après, ça me met surtout en colère.

Parce que je suis célibataire, j’ai l’impression de ne pas avoir droit au même respect.

Si j’ai un copain, t’arrêtes de m’emmerder. Mais si je suis célibataire et que je dis non, ben tu continues quand même. Parce que je ne peux pas être sérieuse. Parce que c’est impensable que je puisse résister à ton charme.

Moi j’ai juste l’impression de ne pas être prise au sérieux, que ma parole ne vaut rien.

Et ça, ça fait bien mal.

 

Donc oui, ça me fait bien chier, mais oui, je vais jouer la carte du copain imaginaire…

 

SO MUCH FOR FEMINISM !

 

Le coup de fil qui achève

21 Fév

Tout à l’heure, j’étais au téléphone pour raconter mes mésaventures à ma pote Cruella (c’est tout dans le post précédent).

En raccrochant je remarque que je Vieux Beau a tenté de me joindre. Il m’a laissé un message pour me demander de le rappeler, mais rien de plus.

Après avoir pris mon courage à deux mains (genre 1 heure après), je le rappelle.

Monsieur voulait savoir si j’étais bien rentrée, parce qu’il m’avait trouvée bizarre sur la fin de repas. Il se disait que j’avais peut-être trop mangé ou que j’étais fatiguée.

Tu la sens l’occasion rêvée de lui dire ses 4 vérités ?

Tu la sens la meuf trop paralysée pour lui dire quoi que ce soit ?

Je me suis dégonflée, j’ai juste dit que oui oui j’étais fatiguée.

Et là il enchaine qu’il me remercie parce qu’il a passé une très bonne soirée, et qu’il faudra remettre ça.

Là pour le coup j’ai vraiment rien répondu. J’ai même pas eu la politesse de le remercier en retour.

J’ai prétexté être avec des amis et j’ai raccroché.

 

Donc encore une fois, je suis toute tremblante et je suis à 2 doigts de vomir.

Je me mettrais des baffes de ne pas avoir eu le courage de lui dire les choses, de lui dire que non j’étais pas fatiguée j’étais mal à l’aise et que ça n’a rien à voir. Lui dire que ce qu’il fait c’est pas bien.

Et encore une fois, je lui en veux de s’en sortir avec le beau rôle, de ne pas se remettre en question.

 

Le seul truc que j’ai fait, c’est d’envoyer un message à ma mère pour lui dire que j’aimerais lui parler en privé.

Et là par contre, je crois que je vais balancer tout ce que j’ai sur le cœur.

 

 

Bilan de la soirée

21 Fév

Hier soir, j’avais donc mon rdv avec le Vieux Beau.

Petit rappel pour ceux et celles qui ne situeraient pas, le Vieux Beau est un des meilleurs potes de mes parents, qu’on connait depuis 25 ans environ, pas loin des 70 ans, qui me dragouille quand il en a l’occasion.

C’est dans sa boite que je bosse depuis Noël.

 

Donc hier soir…

Comme convenu, je vais d’abord chez lui puisqu’il habite sur le chemin du resto. En me garant je rigole un peu, puisque je remarque que la jaguar est effectivement sortie. Prévisible le monsieur.

Je rentre, on discute 2 minutes, il me montre les photos des travaux de sa nouvelle maison en Espagne, et on se met en route.

On arrive au resto, on s’installe, 90% de la salle c’est des couples, le reste c’est des familles. Ok.

Le serveur arrive, le Vieux Beau nous commande direct 2 coupes de champagne. Lors du choix du menu, comme il sait que j’aime le vin blanc, il veut me prendre une ½ bouteille mais je le freine, 1 verre suffira. C’est que j’ai envie de garder toute ma tête moi !

On parle beaucoup boulot, je suis contente parce que j’arrive à parler de ce dont j’avais en tête, et il me confie de m’occuper de ce que je voulais, moi ça me va. Je suis toujours dans l’optique de me faire embaucher à la fin de mon contrat de l’éducation nationale, donc plus je gagne de responsabilités, mieux c’est.

Il me reparle de sa maison en Espagne, et que « oh tiens tu devrais venir un weekend avec moi. Enfin, un weekend prolongé parce que c’est loin ». Ce à quoi je lui réponds que je bosse et que je ne peux pas m’absenter comme ça moi. Et que me futurs gros weekends sont déjà planifiés.

Jusque là tout va bien. Je n’ai pas sorti la carte du copain imaginaire, j’ai plutôt opté sur le « papa et maman » que je sors toutes les 2 phrases environ. Je me dis que ça lui fait un rappel que je suis la fille de ses potes, que ça doit être suffisant pour qu’il ne tente rien.

Bon ben c’est raté. Entre le plat et le dessert, je tends la main pour prendre mon verre d’eau, et là, BIM ! il l’attrape. Soit disant pour regarder ma bague parce que « oh elle est rigolote ». Et garde un peu trop longtemps ma main dans la sienne à mon gout. Il recommence 2 minutes après avec l’autre main, prétextant là mon tatouage. Et comme on dit jamais 2 sans 3, rebelote « refais voir ta bague ».

Bon une fois je veux bien (et encore), trois c’est beaucoup trop. Donc j’ai fini le repas les bras croisés, adossée à ma chaise.

Surtout que pendant le dessert, on reparlé boulot, et je lui demande s’il avait parlé de mon arrivée à ses salariés. Parce que dans la boite, ils n’ont pas l’air de trop savoir me situer. Ils sont gentils et polis et tout, mais ils continuent de me vouvoyer alors que ça fait 2 mois que j’y suis et je sens qu’il y a une distance. Ça le fait marrer « ils doivent croire que t’es ma maitresse !! ». Je peux te dire que moi je rigole pas du tout ! sauf que sur le coup, ça m’a tellement soufflé que j’ai pas su quoi répondre. Tu vas me dire, même maintenant, des heures après, je sais toujours pas quoi dire.

Le repas se finit, on rentre. Evidemment, quand on sort du resto il pleut. Mais le Vieux Beau a un parapluie. Perso je préférerais mille fois me tremper la gueule, mais bon, il joue au gentleman. Enfin presque. Parce que c’est encore une fois un prétexte. Et là attention suis bien. Je commence à marcher vers la voiture, et il se met sur ma droite, mais tout en tenant le parapluie de la main droite. Donc pour que je sois abritée, il est obligé de se coller à moi tu comprends. Ben oui, tenir le parapluie de la main gauche, ça aurait été trop compliqué. Donc moi qu’est-ce que je fais ? ben je me décale sur la gauche, pour m’éloigner un peu. Donc lui me suis pour que je reste abritée. Moralité j’ai failli finir dans les fleurs tellement je ne marchais pas droit.

Arrivés chez lui il a tenté de m’offrir un dernier verre mais là j’en pouvais plus, j’ai réussi à refuser poliment sans hurler et je suis rentrée chez moi.

 

Alors oui, je sais, de prime abord ça fait plutôt rigoler. « haha la fée, elle a un vieux qui la drague ». Ouais c’est clair, vu comme ça c’est drôle. Moi aussi j’aurais une copine dans cette situation, c’est ce que je me dirais. Et puis on ne va pas se mentir, y a pire comme « harcèlement » que des tours en jaguar et des restos huppés.

 

Sauf que…

Sauf que depuis hier soir, j’ai une énorme boule au ventre et les larmes aux yeux. J’ai juste envie de rester prostrée  au fond de mon lit et de ne plus bouger.

Je pensais naïvement qu’être la fille de ses meilleurs amis allait me « protéger » de ça, qu’il n’oserait pas tenter un truc avec moi. Bon si j’avais vraiment été honnête, j’aurais surtout remarqué que ça l’avait jamais trop dérangé jusque là, et donc qu’il n’avait aucune raison de s’arrêter.

En y réfléchissant, je me dis que ça me dessert plutôt, en fait il doit se dire qu’il peut tenter ce qu’il veut, que justement moi je n’oserais pas en parler. Et que de toute façon si j’en parle on ne me croira pas. Il lui suffira de dire que c’est en tout innocence et que je me fais mes films. Que si maintenant on peut plus être gentil sans passer pour un obsédé, mais où va-t-on ? en fait, ça serait lui la victime. Je l’en crois tout à fait capable.

Et je suis en colère, contre lui bien sur, mais contre moi-même aussi. Parce que je ne sais pas gérer cette situation, parce que je lui en veux de me mettre dans cette position. Je veux pas être considérée comme un faire valoir, je veux pas être prise pour sa maitresse, et je veux encore moins qu’il croit que c’est une sorte d’honneur qu’il me fait. Genre les autres meufs aimeraient trop être à ma place. Ben franchement je leur laisse, avec grand plaisir.

J’ai passé le début de la nuit à me dire que j’allais arrêter de bosser pour lui, même si j’aime le boulot que je fais, même si j’ai besoin de cet argent. Tout ça pour ne plus à avoir à le croiser.

 

Alors ce matin, j’ai pris une décision.

Ce soir je dois faire un skype avec mes parents. Et là je ne vais pas me taire. Je me suis déjà tu quand j’étais sorti avec le pote de mon frère et que ça ne se passait pas bien, mais je ne disais rien, pour ne pas gêner, pour ne pas foutre la merde parce que c’était un pote de la famille tout ça. J’avais tout gardé pour moi, donc les gens ne comprenaient pas mes réactions et j’en avais beaucoup souffert.

Ben il est hors de question de recommencer. Parce que je ne suis pas folle, je sais que je ne me fais pas de films, il y a bien drague et que ça me met super mal à l’aise.

Je sais qu’en parler à ma mère n’est pas idéal, parce qu’elle est loin d’être subtile, mais pour le coup j’ai vraiment besoin de soutien et d’une solution pour sortir de ça.

 

A moins que tu ais d’autres idées à me proposer…

 

Je le savais !

19 Fév

La dernière fois, je t’ai parlé du boulot que je fais en complément de mon service au lycée. Et surtout, je t’ai dit AVEC qui c’était. J’ai nommé le Vieux Beau.

 

Et bien je peux te dire que même si je connais le bonhomme, je me suis fait avoir comme une bleue !!

 

Je t’explique.

Je bosse effectivement dans sa boite, mais il a plusieurs sites et lui travaille sur un autre, ce qui fait que je ne le croise presque jamais. (note bien que je ne m’en plains pas)

Mais donc pour faire un point sur mon boulot, le Vieux Beau m’appelle tous les weekends.  Je lui dis ce que j’ai fait, où j’en suis et on planifie les objectifs de la semaine suivante.

Mais bon, comme ça fait quand même 25 ans qu’on se connait, on ne parle pas que du boulot, il me demande si ça va, ce que j’ai prévu pour le weekend, tout ça…

Et donc le weekend dernier, après avoir parlé du taff, il me demande si j’aime le pot-au-feu. Non parce que tu comprends, lui aime bien ça, mais tout seul, c’est pas drôle.

Je tape un peu en touche, on raccroche. Bien.

Hier soir, obligée de l’appeler pour le boulot parce que j’avais des questions. Il me répond, et me reparle de son pot-au-feu.

Un peu coincée, je dis ok. Et là, il m’annonce que ça sera au resto. Mais pas le resto du coin, non. LE resto. Le truc dans un château hyper chic, avec spa et tout. Et bien évidemment, le plus simple c’est que j’aille d’abord chez lui puisqu’il est sur le chemin, et ensuite on ira ensemble. Dans sa jaguar je suppose…

 

Bon ok sur ce point, j’aurais du me douter qu’il n’allait pas cuisiner un pot-au-feu. Mais il n’empêche, je suis super emmerdée.

Y a une partie de moi qui veux croire que c’est totalement innocent, que je lui sers de prétexte parce qu’il est tout seul et que même s’il a des tonnes de connaissances, il a vraiment très très peu d’amis. En gros je lui rends service. Je fais la charité à un vieux monsieur bientôt mourant (non ça c’est pas vrai mais bon)…

Et puis y a une énorme partie qui me crie « ma pauvre fille, t’es bien dans la merde maintenant !! débrouille toi s’il tente quelque chose ! ».

 

Parce qu’au final, on est dans une zone hyper floue. C’est de la drague sans vraiment l’être. Et je déteste ça. J’aime bien les choses claires et simples, c’est plus facile pour mon petit cerveau.

J’essaie de me rassurer en me disant que je sais qu’il est charmeur, qu’il aime bien être le centre de l’attention et finalement c’est peut être que ça, je lui sers à se rassurer.

 

Alors je sais pas pourquoi, mais je sens que d’ici demain soir, je vais avoir un chéri imaginaire et que pendant le repas je vais accidentellement laisser échapper un « ah mon copain aussi » ou autre « mon copain me disait… »