Et si tu t’occupais de ton cul !

20 Sep

C’est marrant cette propension qu’ont les gens à se mêler de ce qui ne les regardent pas. Bien évidement quand je dis marrant, c’est pas vraiment le terme qui convient. Je devrais plutôt dire que ça m’énerve au plus haut point, genre si j’avais été exposée à des rayons gamma, c’est le genre de trucs qui me ferait devenir toute verte et qui me ferait péter tout ce qui m’entoure (incluant quelques têtes au passage).

 Comme tu t’en doutes et que j’aime raconter ma life, je vais te donner quelques exemples de ce que j’ai pu vivre.

 

Exemple n°1.

Un repas au restaurant avec mes parents et des amis à eux (mais que je connais depuis que je suis née).

On s’installe, on lit la carte et très vite la question du vin se pose. Bouteille à l’apéro ? Qui mange quoi ? Blanc ou rouge ?

Je ne prends absolument pas part à la conversation car ce qu’il faut savoir, c’est que je ne bois pas de vin. Jamais. C’est pas faute d’en avoir gouté, mais je n’apprécie pas. Donc je préfère le laisser aux autres. C’est plutôt sympa non ?

Bref, un des amis s’aperçoit que je ne dis rien et me demande ce que je souhaite boire. Je lui explique vite fait et il me répond « mais il faut que tu goutes, tu dois éduquer ton palais. Allez vas y, je te sers un verre ».

Ah ben oui, heureusement que t’es là pour m’apprendre la vie, j’avais jamais gouté le vin avant tocard !

Par contre, tu m’expliqueras quelle partie de la phrase tu n’as pas compris quand je t’ai dit que je n’en voulais pas. Parce que maintenant je me retrouve avec un verre plein, et comme je sais aussi parfaitement être conne têtue, tu te doutes que ton verre, je ne vais même pas y toucher.

 

Exemple n°2.

Un repas chez une amie, avec sa famille que je rencontre pour la 1ere fois.

Le diner se passe tranquillement, on discute, on plaisante, c’est sympa. Arrive le moment du fromage.

Alors là, tu vas rire, mais le fromage chez moi, c’est un peu comme le vin, mais en pire. Je déteste ça. Même l’odeur me soulève le cœur. En général, quand vient le moment fatidique, si je peux m’échapper de table, j’en profite.

Pour en revenir au repas, je décline poliment le plateau de fromage quand le père m’interpelle.

 Le père :  » tu ne prends pas de fromage ? » (quel brillant esprit de déduction mec !!!)

Moi : (je viens de dire non merci mais c’est pas grave, je vais me répéter j’adore ça) « non merci, je n’en mange pas »

Le père : « ben tu vas voir avec nous tu vas en manger ! »

Moi : « euuh non. Je n’en mange pas, j’ai jamais aimé ça, mais je vois pas très bien ce que ça peut vous faire… »

Le père : (tentative de marche arrière) « non mais je plaisantais, tu fais comme tu veux »

 Putain mais encore heureux que je fais comme je veux !

En général je ne fais pas de vague, mais là vraiment ça m’a gonflé. Qu’est ce que ça peut bien lui foutre à lui que je mange du fromage ou non ? Je lui interdis pas d’en manger, je lui impose pas mes gouts. De quel droit il veut m’imposer les siens ?

Ce que je n’ai pas du tout apprécié, c’est le côté je-te-donne-un-ordre-mais-je-tente-de-faire-passer-ça-pour-de-la-blague. Euh mec, c’est la première fois qu’on se voit, tu me connais absolument pas, j’ai juste envie de te dire de calmer vite fait ou sinon c’est moi qui vais le faire.

 

Exemple n°3.

Repas de Noël au lycée.

On est à table, le chef nous a préparer un excellent repas donc on profite. Bien évidemment, à quelques jours de Noël, la conversation se porte sur les cadeaux en tout genre, et plus particulièrement sur ceux des enfants.

 Un collègue : « et toi La Fée, tu as des enfants ? »

Moi : « non, pas d’enfants »

Le collègue : « pourquoi ? T’en veux pas ? » (ah ben oui, ça doit être la seule raison possible qui fait que je n’en ai pas, logique !)

 Moi : « si »

Le collègue : (dans un éclat de rire) « ah mais c’est parce que t’es toute seule ! (vas-y, remue le couteau connard). Bon, voyons voir chez les collègues avec qui ça pourrait coller ! »

Moi : « merci mais tout va bien. Je n’ai rien demandé » (oui je sais plomber l’ambiance comme personne).

 Bon c’est vrai que je galère niveau mec (t’as qu’à lire la rubrique un jour mon prince viendra pour avoir un aperçu). Mais ça veut pas dire que je souhaite qu’un mec qui est un simple collègue, dont la beauté n’a d’égale que son intelligence (mais comme lui nivelle par le bas, ça veut juste dire qu’il est moche et con) et que je n’apprécie pas plus que ça (ou même pas du tout) se mêle de ma vie amoureuse. Pour en plus me coller dans les pattes d’un autre collègue ! Merde quoi !

J’ai peut-être des idées bizarres, mais j’estime qu’il s’agit ici d’un sujet personnel, et dans la mesure où il ne connait absolument rien à ma vie, je vois pas comment il se permet de juger, ou même de plaisanter sur mon célibat.

 

En écrivant ces lignes, je me rends compte d’un facteur commun qui ne m’avait pas du tout interpelé avant. Fait du hasard ou pas, je m’aperçois qu’à chaque fois, cette merdre paternaliste m’est servie par un homme de la cinquantaine passée. Encore une fois, je sais que quand on me voit on imagine avoir en face de soi une poupée Barbie complètement teubée. Mais il se trouve que c’est pas le cas. Non, je n’ai plus 12 ans et oui, je sais réfléchir par moi-même. Je ne vis pas dans un conte de fées, je me suis déjà aventurée dans le vrai monde. C’est si difficile à comprendre bordel de merde ?

Tout ça pour dire que je déteste cette condescendance et cette ingérence dans ma vie, et que j’aimerai bien que les gens qui sont des simples connaissances me témoignent le respect auquel j’au droit. Je ne leur ai rien demandé, je n’ai jamais souhaité qu’ils m’apprennent la vie (je me débrouille très bien toute seule) mais je leur demande de bien vouloir s’occuper de leur cul !

 

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7 Réponses to “Et si tu t’occupais de ton cul !”

  1. Arsinoe la Crapaude 21 septembre 2011 à 08:35 #

    Très juste, j’ai connu ça, le paternalisme, dans ma première boite, quand j’avais de 20 à 30 ans. Je réagissais gentillement au début, car je croyais que ça venait d’une bonne intention… mais ça a pas duré !!!
    Sinon, moi, des fois, j’aime bien que des gars s’occupent de mon cul… ^^
    (bon, tu ne me connais pas encore bien, mais tu te rendras vite compte que je suis une Crapaude avec des gènes de bonobo !!!)

    • la fée tatouée 21 septembre 2011 à 09:27 #

      Bienvenue la Crapaude !
      pareil, au début je ne disais rien, mais je me suis rendue compte qu’il vallait mieux ouvrir sa gueule sinon ils ne s’arretent jamais !
      mais comme toi, j’aime bien aussi que certains s’occupent de mon cul 😉

  2. Lily 21 septembre 2011 à 12:43 #

    ça m’a fait un bien fou de lire ce que je ressens à travers tes mots, vu que je n’ai jamais réussi à mettre mes mots sur ce problème.
    Ma psy dit que les personnes comme toi et moi, à qui tout le monde se permets de donner des conseils ou de s’infiltrer dans nos vies, ont un comportement qui laisse les autres faire ce qu’ils veulent.
    Un peu comme les gens qui se victimisent et donc deviennent les victimes.
    Alors on est trop gentilles ? Trop à l’écoute ? Trop avenantes ? Pas assez fermées ? Pas assez caractérielles ? Je ne sais pas, je n’ai toujours pas réglé le problème.

    • la fée tatouée 21 septembre 2011 à 13:46 #

      Welcome Lily !
      Je suis contente si ce billet te parle.
      Je pense que les gens ont tendance à confondre gentillesse et faiblesse. sous pretexte que tu es gentil, ils pensent qu’ils peuvent te marcher sur la gueule. J’exagère mais tu auras compris l’idée.
      Mais surtout je crois que c’est une manque de confiance en soi. C’est vrai qu’avant je passais mon temps à m’excuser de tout. Je m’excusais parce que j’avais peur. Peur de déranger, peur de dire une connerie, peur d’en faire une, peur de ne pas être à ma place, peur de ne pas être à la hauteur… Et puis un jour j’ai pris conscience que ce n’etait pas grave si je me plantais. Que je n’en mourrais pas. Et j’ai commencé à me dire, non pas que j’etais la reine du monde, mais que je n’etais pas pire qu’un(e) autre. Pas plus moche, pas plus con, pas moins drole… Quand ton regard sur toi-même change, celui des autres change forcément aussi. C’est le « respecte-toi toi-même ». Ca peut paraitre super bateau, mais ça n’en reste pas moins vrai.
      Je vais être honnête, ce n’est pas venu d’un coup, et j’y travaille encore aujourd’hui. mais il y a du mieux. Par exemple j’ose prendre la parole dans les réunions. Et quand on me félicite pour mes propos, je me dis que je suis sure la bonne voie.

      • Lily 21 septembre 2011 à 14:51 #

        Je ne suis pas timide du tout, par contre, tu as raison, je passe mon temps à avoir peur d’être là, de gêner, ou de dire une connerie donc je me bride constamment !
        C’est un long travail sur soi, qu’il faut mener… bon courage !

  3. Louisette58 21 septembre 2011 à 19:52 #

    ça peu aussi être de la jalousie ou de l’envie parce que tu es libre . Bises ma belle encore un texte plein de réflexions qui prouve si besoin est que tu es loin d’être con . Par contre t’es trop belle et adorable pleine d’humour et … j’arrête ou ça va tourner à la déclaration d’ammuuuur 😉

    • la fée tatouée 21 septembre 2011 à 23:01 #

      pour l’envie ou la jalousie, je sais pas… je vais y réfléchir !
      et pour le reste, merci pour le compliment, tu me fais rougir. et moi aussi je t’aime fort ma Loulou !

oh oui, pintade avec moi !

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