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Un bon gros tocard

20 avr

Va-chier-connard_Sebastien_cuypers

 

Je sais qu’en ce moment je ne suis pas très objective, que je m’énerve pour un rien, mais là moi ça me choque, tu me diras ce que tu en penses.

 

Il y a 15 jours, je t’avais parlé du collègue qui me draguait, et que je ne savais pas trop quoi faire. Bon en vrai il m’avait appelé pour qu’on aille boire un verre, mais j’avais tapé en touche.

Et puis la semaine dernière, est arrivé l’accident. Comme il a vu que j’étais absente, il s’était un peu renseigné, et donc m’avait envoyé un texto pour me présenter ses condoléances.

 

Cette semaine je reviens en cours, il passe me faire une bise et voir comment je vais. On discute un peu, je lui apprends que je reprends une journée pour les obsèques. Donc lui, il trouve rien de mieux que de m’envoyer un message la veille des funérailles pour me dire qu’il aime ma nouvelle couleur de cheveu. Là déjà ça me soule, parce que je suis en famille, et qu’on a tous le stress qui monte. Je trouve ça déplacé, et donc je ne réponds même pas.

 

Le lendemain des obsèques, je retourne au boulot, et là pareil, il vient me voir. Sauf que moi, j’ai un peu la tête ailleurs. Et puis ce mec n’était déjà pas ma priorité avant, là il l’est encore moins.

Alors le soir il m’envoie un message où il me dit, je cite "je t’ai vu triste et même si je ne semble pas te plaire. (…) ps : je viendrai te dire bonjour, je n’ai rien à te reprocher."

Non mais WTF ????? le mec qui mélange tout, parce que bien sur tout tourne autour de lui. Non mais c’est vrai, je déconne complètement. En cette période de deuil, je devrais ne penser qu’à lui. Mais bien sur !! c’est pas comme si j’avais d’autres préoccupations ou soucis en ce moment…

 

Alors t’en dis quoi ? c’est moi qui pète un plomb ou c’est vraiment inapproprié ?

 

Tu voulais jouer au con ? Dommage, t’as perdu !

28 mar

Comme tu le sais peut-être, depuis quelques semaines j’ai un nouveau remplacement. Comme l’année dernière, je retrouve des segpa, ces collégiens en (très) grande difficulté.

 

La différence cette année, c’est que je suis dans ce qui s’appelle un "quartier chaud", donc mon public est, disons… rebelle. C’est le terme poli pour dire casse-couilles.

Depuis que j’y suis, avec les 3èmes c’est confrontation permanente, provocation, négation, refus de travailler, dénigrement, ce à quoi tu peux ajouter une certaine violence verbale, histoire de compléter ce tableau idyllique.

 

En règle générale, quand on fait un cours ou que je leur demande de faire un exercice, ils se couchent sur la table en me disant qu’ils s’en foutent et que de toute façon c’est complètement pourri, que ça sert à rien et qu’ils m’aiment pas. On va pas se mentir, leur but est de me faire craquer.

Ouais je te confirme, depuis quelques semaines, je ne suis que joie et bonheur. Et un peu patience aussi, même si j’en ai de moins en moins.

 

Aujourd’hui, c’était un peu différent.

Je savais que j’allais avoir un effectif très réduit (sachant qu’à la base le groupe complet est de 6 élèves) (ouais, même à 6 on peut devenir complètement barjot) car deux d’entre eux étaient de sortie. Mais bon, c’est pas grave, j’avais prévu un cours un peu ludique, avec extraits vidéos et tout.

Et bien ça n’a pas loupé, à 8h, je n’en avais que deux. Qui dès qu’ils sont entrés en classe, m’ont annoncé qu’ils comptaient pas travailler, que ce cours servait à rien et se sont assis dos à moi pour bien appuyer leur déclaration.

Me découvrant une zénitude que je ne soupçonnais pas, j’ai décidé de m’en foutre. J’allais pas les retourner de force face au tableau, ou les faire écrire (je parle même pas de les faire réfléchir). Ils ne voulaient pas faire ce que j’avais prévu ? Ils préféraient ne rien faire ? Ok, mais selon mes termes.

Eux pensaient qu’ils allaient pouvoir écouter de la musique, jouer sur leur téléphone ou profiter des ordinateurs pour surfer sur internet, voire que j’allais leur passer un film…  non mais la grosse blague !! Dommage pour eux, moi je les ai fait rester à leur place, téléphone et ordinateur interdits.

 

Sachant que le jeudi est la journée où je les ai 6 heures d’affilé, je peux te dire qu’ils ont trouvé le temps long. Très long même !

Moi j’avais des occupations. J’ai peaufiné mes cours de demain, j’ai programmé ceux de la semaine prochaine, j’ai fait mon courrier, vraiment je ne me suis pas ennuyée. Et surtout, je me suis bien marrée à les voir si cons…

 

Certains peuvent trouver ça mesquins et tout, sincèrement je m’en fous. Je reconnais que ça vole pas très haut, mais ils ont voulu me chercher, ils m’ont trouvée.

La blague Monoprix du jour

29 nov

Je vais te raconter l’anecdote du jour, tu vas me dire si c’est moi qui ne comprends rien à la vie, ou si c’était juste un gros foutage de gueule.

 

Je t’explique.

Il y a quelques semaines, j’ai acheté un sac chez Monoprix. Un sac assez simple, gris, en bandoulière. Normal quoi. Je l’ai utilisé deux semaines, et ce qui ne devait pas arriver arriva, l’attache de la bandoulière a lâché. Oui, cette petite fourbasse s’est décousue, toute seule comme une grande la pute.

Alors aujourd’hui, je suis allée au magasin, voir s’ils ne pouvaient pas me le changer. Je sais ce que tu vas me dire, que j’ai qu’à prendre du fil et une aiguille, et je me débrouille. Je pourrais oui. Sauf qu’à cet endroit c’est assez épais, et pour que ce soit bien fait, il faudrait que je l’emmène chez le cordonnier. Et clairement, ça m’emmerde de devoir lâcher 10 euros pour un sac qui m’en a couté 25 et qui a tenu 15 jours.

Donc Monoprix. Déjà j’attends qu’une personne veuille bien se manifester à l’accueil. Un mec arrive, je lui expose mon problème. Le souci, c’est que je n’ai pas le ticket de caisse, et que j’ai du l’acheter il y a plus d’un mois. Là, le vendeur ne se pose pas de questions, c’est hors délai, il me dit qu’il ne pourra pas me rembourser. D’ailleurs, il ne me parlera que de remboursement, alors que je ne l’ai jamais demandé.

 

Et là, on arrive au moment surréaliste de la conversation.

Il me dit que quand même, il va se renseigner auprès de son responsable, donc il me demande mon nom et mon numéro. Ouais, tu sens la logique : d’abord dire non, ensuite se renseigner. Et il enchaine avec "bon si on peut faire quelque chose il vous appellera. Mais s’il ne vous appelle pas c’est qu’il peut rien faire."

Je lui rappelle donc que son produit est de la collection actuelle, et qu’il est défectueux, ce qui veut dire qu’ils sont un peu en tord quoi. Et donc, ce vendeur de merde décide de m’achever : "au pire vous revenez, et ça sera à vous de trouver les bons arguments pour convaincre mon responsable".

Ben ouais, et pourquoi pas une petite pipe tant qu’on y est ?!? non mais sans déconner, c’est quoi cette blague ??

 

Alors je pense que je vais me fendre d’un petit mail tout plein d’amour au service client. Déjà pour la qualité du produit, mais aussi et surtout pour la qualité du service. Parce que franchement, ce ne sont pas des manières de faire.

La satisfaction de la clientèle, ça lui parle ? Manque de bol, j’ai été vendeuse, je suis quand même prof de vente, et c’est exactement ce que j’enseigne en ce moment à une de mes classes. Les attitudes à adopter en cas de réclamation. Ben je peux te dire que ce qu’il a fait, c’est pas ce qu’on apprend aux élèves. Jamais tu réponds une connerie pareille.

Je déteste ça parce que j’ai l’impression de passer pour la chieuse de service, mais bon, y a des limites quand même. Là c’est clair que pour l’instant, j’y remets plus les pieds.

 

Ça faisait longtemps qu’il n’y avait eu de polémique sur les Enfoirés

7 nov

Je ne sais pas si tu as lu cet article récemment, mais vraiment, moi ça m’a choquée.

Je te fais un résumé rapide si tu as la flemme de cliquer : une association de démunis est en colère contre les enfoirés, parce qu’ils n’aiment pas leur musique. Ils voudraient "récupérer leur dignité musicale". Et proposent donc de virer Chimène Badi et Mimie Mathy et de les remplacer par Lady Gaga. Ils se sentent humiliés par tous ces has been français.

 

Non mais WTF ???? mais merde quoi !!

Quand j’ai lu ça, vraiment j’étais sur le cul. Y a pas d’autres mots.

Je pense que le mec, il a juste rien compris au principe des enfoirés. Personne ne lui demande d’aimer les chansons. Il les aime pas, c’est tout à fait son droit. Mais les concerts et autres cd et dvd, ils ne sont pas là pour ça. Ils sont là pour ramener de la thune, pour payer de quoi manger, de quoi être propre, de quoi dormir aux démunis.

Alors oui, il y aura toujours des chanteurs qui viennent aux enfoirés tenter de relancer leur carrière. Soit. C’est peut-être discutable. Sûrement même. Moi je m’en fous un peu, on a qu’à dire que c’est du donnant-donnant.

Mais vraiment, j’ai trouvé ça abject. Parce que la prochaine fois c’est quoi ? Le mec il va râler parce qu’il a en marre de bouffer des haricots en boite et qu’il voudrait une entrecôte. Et que quand même, les gens qui donnent ils pourraient faire un effort non ? Et puis il aimerait bien un gel douche qui sente l’homme aussi, parce que la dernière fois il avait eu groseille, et ça il aime pas trop.

Bien sûr j’exagère, mais c’est vraiment l’effet que ça me fait.

Alors je suis d’accord, demander de l’aide, ça doit pas être évident tous les jours. Jusque là j’ai eu de la chance, je ne peux qu’imaginer. Mais je crois qu’ils prennent pas le problème dans le bon sens. Ils devraient plutôt en tirer du positif. Qu’en ces temps de crise, la solidarité existe toujours.

 

Ce qui me fait doucement rigoler, c’est que si ces mêmes artistes ne faisaient rien, les laisser crever de faim, je suis sûre qu’on entendrait protester comme quoi ce sont de gros crevards occupés à compter leur pognon et leurs disques d’or, et que quand même ils pourraient faire un geste pour les plus démunis.

Même si j’aime les enfoirés, que je les regarde religieusement chaque hiver, je rêve du jour où ils arrêteront. Ça voudra dire que le pays va bien, que tout le monde a un toit et de quoi manger et que les Enfoirés n’ont plus lieu d’être.

Sauf que malheureusement, c’est loin d’être le cas. Il y a de plus en plus de gens qui ont besoin d’eux. Alors même s’ils écorchent quelques oreilles, même si certains protestent, moi je les remercie de faire ce qu’ils font, de donner leur temps pour cette cause.

 

Edit : j’ai reçu un mail comme quoi ce site est un truc marrant qui publie des fausses infos pour rire. soit. c’est vraiment pas le type d’humour qui me fait marrer.

 

J’aurais tenu 3 ans

17 oct

appelez moi Michelle Pfeiffer !

 

Aujourd’hui on va parler un peu boulot. Un peu j’ai dit, commence pas à paniquer.

 

Il y a un peu plus de 3 ans, j’ai fait mon tout premier remplacement en tant que prof.

Ça c’était passé très simplement. Le lundi, le rectorat m’appelle en me donnant les coordonnées d’un lycée professionnel (à 150 bornes de chez moi, mais passons). Je contacte le lycée pour leur demander des précisions, et on prend rendez vous pour le lendemain.

 

Le mardi, j’arrive donc au lycée, je rencontre le proviseur et le chef des travaux qui me donnent mon emploi du temps, les différents niveaux, puis il passe la main à mes futurs collègues.

Et là, j’ai tout bonnement halluciné. Ils m’expliquent vite fait les classes "bon eux, ne t’inquiètent pas, c’est pas toi, ils comprennent rien à rien" et s’attarde sur la classe qui pose problème, que ce sont de gros branleurs qui feront jamais rien, et en me donnant la liste des élèves que je peux coller et/ou virer sans problème. J’ai trouvé ça tellement triste, que des gamins de 17 ans soient déjà condamnés. Rangés dans la catégorie des sans espoir, des irrécupérables.

 

Le jeudi, je commence donc mes premiers cours, justement avec la classe réputée la plus difficile. Je vais être honnête, j’étais à la limite de me faire pipi dessus tellement j’en menais pas large.

Le cours commence donc, et là, je me prends les 10 plaies d’Égypte, Armageddon, et les feux de l’amour l’Enfer dans la gueule : des papiers qui volent dans tous les sens, certains dorment sur leur table, d’autres sortent du Nutella ou leur musique (point positif : ils avaient des écouteurs) (on voit le positif où on peut), et le reste discute. Ça gueule dans tous les sens, ça rigole, ça se balade. Bien évidemment, ils ne voulaient absolument pas travailler, et ne se gênaient pas pour le dire.

Sincèrement, j’étais sur le cul, je ne savais absolument pas gérer ça. Heureusement pour moi, les classes suivantes ont été plus cool, dans le sens où même si elles ne bossaient pas plus, au moins elles se tenaient tranquille.

Le lendemain a été exactement pareil, et le début de semaine suivante aussi, jusqu’au mardi où un élève m’a carrément dit d’aller me faire foutre. Là je me suis mise à gueuler comme jamais, ce qui n’était vraiment pas la meilleure chose à faire. Et oui, c’est une fois qu’il a été parti que j’ai réalisé qu’il avait pris sur lui pour pas répondre, et pas m’en coller une surtout ! Pour le coup, ça m’a bien arrangé, parce qu’il faisait bien une tête et beaucoup de kilos de plus que moi.

 

Là je suis rentrée chez moi, complètement désabusée. J’avais vraiment envie de tout laisser tomber, de me rouler en boule sous ma couette et de ne plus en sortir.

Mais je n’ai pas baissé les bras, et le jeudi, en revenant en cours, j’avais décidé d’aborder le problème autrement. J’avais réalisé que ces gamins, en vrai il me faisait peur. Pas physiquement ou quoi, mais je manquais totalement de confiance, et ils le sentaient. Et puis ce qu’ils faisaient n’était pas contre moi, c’était juste leur façon de faire.

Je me suis rappelée les mises en garde des collègues et me suis rendue compte que je faisais exactement la même chose. Moi aussi je leur gueulais dessus, moi aussi je leur disais qu’ils étaient nuls.

À l’occasion d’un exercice, j’ai pu mettre en pratique mes nouvelles résolutions. De toute la classe, seuls 4 élèves faisaient ce que j’avais demandé. Un garçon ayant fini, il m’appelle pour que je vienne vérifier. Et là, au lieu de lui répondre un "ok, ben t’attends quoi pour faire la suite ?", ou une autre amabilité du genre, je lui ai dit dans un sourire "c’est bien, tu vois, t’as pas besoin de moi pour faire ton exercice !". Et là, je te jure, j’ai vu des étoiles dans ses yeux. Et de la fierté aussi. Sincèrement, j’ai vraiment eu l’impression que c’était la première fois que quelqu’un lui disait un mot gentil. Et moi je me serais mis des baffes. Parce que pour eux, j’étais comme tous les autres, quelqu’un qui les engueule, qui les rabaisse.

Et c’est marrant, parce qu’à partir de ce jour, je voyais de plus en plus d’élèves arrêter de discuter et se mettre à travailler. À la fin de mon remplacement, ils bossaient tous, c’était au premier qui finirait pour pouvoir m’appeler. Et moi, je les encourageais, les félicitais, les motivais. Au final, cette classe qu’on me présentait comme la plus terrible a été la plus sympa.

en vrai j’ai juste changé de tenue…

 

Cette histoire m’a servi de leçon.

Je m’étais dit que je ne voulais pas être comme les collègues, blasée, aigrie, écœurée, et que j’espérais que le jour où ça arriverait, je saurais m’en rendre compte et que je changerais de métier.

 

Jusqu’à présent, ça allait. Bon en même temps c’était pas très dur non plus, ça fait pas des décennies que j’enseigne. Même s’il y avait des journées difficiles, ça allait.

Mais cette année, c’est compliqué. Je t’ai déjà parlé de ma classe de fin de semaine. Celle avec les terribles. Ben je me suis rendue compte que je n’ai pas (plus) envie de faire d’efforts. Et plus grave, je n’y arrive plus. Ces jours là, je vais au lycée à reculons, la boule au ventre. Je sais que je vais passer deux journées pourries, épuisantes émotionnellement, psychologiquement et physiquement.

J’ai tout essayé avec eux, être sympa, être sévère, leur distribuer des fiches, dicter, les faire copier, leur faire faire des exos, des mises en situation. Rien n’y fait. Ils se foutent de tout et de tout le monde.

Petite parenthèse. Pour demain, je leur prépare une surprise. Je vais préparer mon cours normalement, mais en arrivant, je vais le confier à un élève qui fout le bordel. Moi je vais aller m’assoir au fond de la classe, et ça sera à lui d’animer le cours. Ça me fera des vacances. Je sens qu’on va bien rigoler. La seule question qui reste en suspens, c’est de savoir si je me tiens bien, ou si je me comporte comme eux, à discuter avec les voisins, lire le journal, dessiner, manger ou découper des petits papiers. Ou tout ça à la fois. Fin de la parenthèse.

dommage qu’on n’ait pas le droit de le faire !

 

Après, je ne suis pas idiote non plus. Je sais que la plupart des élèves qui sont là ne l’ont pas choisi. S’ils sont là, c’est souvent parce qu’ils ont des capacités limitées, des histoires familiales à faire pleurer et parfois les deux à la fois. Je pourrais vous raconter des histoires qui vous donneraient envie de hurler tellement elles sont tristes/glauques/flippantes. Ça je peux le comprendre. Le problème, c’est que des histoires tristes, tout le monde en a. Et que ce n’est en aucun cas une excuse à l’impolitesse et à l’irrespect. Mais là, on en revient toujours au même problème, c’est-à-dire les parents. Quand on convoque des parents, et qu’on les voit aboyer sur leurs enfants, on a compris que pour l’élève, c’est le seul moyen de communication qui existe. Lui non plus ne sait pas parler autrement. Bien souvent, il y a un énorme manque au niveau de l’éducation.

Alors on fait ce qu’on peut, mais on ne peut pas tout faire non plus. Moi en une heure de cours, je passe plus de temps à faire la police, à leur dire de se taire et de bien se tenir, leur expliquer qu’on ne coupe pas la parole des gens (et encore moins celle du prof), que non, fils de pute, c’est une insulte et pas un terme affectueux qu’à faire la leçon.

 

À tel point que j’envisage (déjà) une reconversion. Je me dis que ça ne va pas aller en s’arrangeant. Honnêtement, je ne me vois pas faire ça dans 10 ans. Ils auront eu ma peau avant.

Mais le problème, c’est que si je change, c’est pour faire quoi ?

Certains me disent qu’avec des élèves plus âgés, ça serait peut-être plus facile, qu’ils auraient un peu plus de maturité. Le souci, c’est que je n’ai pas suffisamment confiance en moi pour faire classe à des bts par exemple. En plus cette année je passe le concours pour être prof en lycée pro, donc c’est mort.

Et puis c’est pas comme si on était dans une période de prospérité de fou, où on change de job comme on change de culotte, où les opportunités se ramassent à la pelle.

 

Au final, j’en reviens toujours à la même idée. Me reste plus qu’à trouver un vieux riche, l’épouser et me faire entretenir ;)

 

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