Archive | 00:57

Hésitation

11 mai

(rien à voir avec Twilight) (quoi que, c’est aussi une histoire niaise)

 

Ce soir, 21h47 très précisément, le Surfeur m’appelle.

Je t’explique vite fait. Le Surfeur, je l’ai rencontré pendant mes études, et on a tout de suite accroché. En même temps, je ne connait personne qui n’accroche pas avec lui. Il est adorable, drôle, intelligent. Le fait qu’il soit brun aux yeux verts y fait beaucoup, surtout vis-à-vis des filles. Et puis la pratique intensive du surf lui fait le corps qui va bien. J’ai calculé, ça fait 8 ans qu’on se connait. On s’est tourné autour pendant l’école, et même si ça fait longtemps qu’on s’est pas vu à cause de son job qui l’a envoyé loin (genre Paris), on est resté en contact. Ça a toujours été un peu ambigu mais il ne sait jamais rien passé.

 

Je reviens à ce soir.

Je suis en yogging, en train de grignoter devant les actus HC quand mon téléphone sonne. Le Surfeur fait découvrir la ville à son chef, et me propose de les rejoindre. On fait genre, oh non, je veux pas vous déranger, c’est toi qui voit blabla. En fait dans ma tête, je réfléchis déjà à ce que je vais mettre. Bon c’est décidé, un slim, un petit top, mes talons préférés, un peu de maquillage et c’est parti.

 

J’arrive au bar, et dès que je le vois, j’ai un petit pincement au cœur. Il est toujours aussi beau et je suis vraiment contente de le revoir. c’est là que je réalise qu’il m’a manqué (oui je suis une amie ingrate). La soirée se déroule, on discute tranquillement tous les trois, on fait connaissance, on rigole, on trinque, c’est vraiment très sympa.

Moi par contre, je suis quand même troublée, comme à chaque fois que je suis avec lui. Sa façon de me regarder me déstabilise, parce que oui, il me plait. Alors j’ose plus trop le regarder en fait. Je me dis que je dois avoir l’air d’une collégienne, mais tant pis.

 

La soirée se finit. Le Surfeur dépose son chef à son hôtel, et me raccompagne à ma voiture. Sur le trajet du retour, la question de savoir si chacun est libre est posée, mais pas directement. Les réponses sont encore plus floues que les questions. On a 12 ans, on redevient timides, maladroits. C’est le genre de chose qui en temps normal aurait pu m’énerver. Là je trouve ça touchant.

 

Arrivés à ma voiture, on est gênés. On se fait la bise ? on s’embrasse ? Alors on se regarde, un sourire léger sur les lèvres. Finalement je tranche, je lui fait une bise toute douce sur la joue. Le dérapage n’est pas loin. Il en a envie, j’en ai envie. Mais rien. Alors je rentre chez moi, seule. Et sur la route retour, j’arrête pas de me dire que je suis conne. J’ai qu’un texto à lui envoyer et je sais qu’il rapplique. Je le fais ? Je le fais pas ? Je n’en ferais rien.

 

J’ai horreur de cette situation.

Je sais que je lui plais, il sait qu’il me plait. Le problème c’est que je sais également que du point de vue relationnel, ce n’est pas du tout quelqu’un de confiance. Pour rester polie, on va dire qu’il papillonne. Beaucoup. Très très beaucoup. Et moi, ça ne m’intéresse pas. Parce que j’ai déjà donné et ce n’est pas ce que je cherche. Et surtout parce que je sais que ça serait si facile de tomber amoureuse de lui, ce qui voudrait dire brisage de cœur en règle. Finalement, je suis contente que la raison l’ait emporté.

 

Je sais ce que vous allez me dire, que oui, il faut absolument que je le revois, que je sais pas, si ça se trouve, ça ferait une super histoire. Qu’on ne peut juger de rien avant, il faut que je me jette à l’eau. Et que même si ça marche pas, au moins j’aurais essayé et j’aurais pas de regret.

Et je vous répondrez que vous avez tout à fait raison, et donc que je le relancerai demain…

 

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 34 followers