Archive | mai, 2012

Quand tout ne se passe pas comme prévu…

30 mai

Hier devait être une super journée. Telle Hannibal Lecter Smith, tout devait se dérouler sans accroc. Ouais, ça c’était la théorie. Parce que la pratique, ça laisse encore à désirer.

 

La matinée était plutôt classique, j’avais 4 heures de cours avec les 3èmes. Oui, en suivant. J’avais prévu mon cours, quelques exercices. J’arrive au collège et là, je me retrouve face à… 3 élèves seulement. À ce qu’ils m’expliquent, il y a grève des transports, donc on sera en comité réduit. Soit. Bon ben c’est pas grave, je vais changer mon programme, l’alléger un peu parce que faire cours, c’est pas la peine. Bon je dois dire que je trouve le temps très long, que j’ai très très envie de m’endormir tellement je m’ennuie.

Mais je tiens bon parce que je sais que je finis à midi. Et que les 1ères étant en stage, je n’ai pas cours avant le jeudi 17h. Ça me fait comme un weekend en plein milieu de la semaine. Oui, après le lundi chômé, il fallait bien ça !!

Pour ces deux jours, j’ai prévu de partir au bord de la mer. Mes parents ont acheté un petit appartement dans une station balnéaire il n’y a pas longtemps, et j’ai bien envie de voir ce que ça donne.

 

Mais avant ça, il faut que je rentre chez moi parce que j’ai reçu un mail, on me livre ma robe du mariage dans l’après midi. Je suis trop contente, je vais être trop belle !!!

12h30 j’arrive chez moi, 12h45 le livreur sonne à la porte. Je fais des bons en allant lui ouvrir, j’ai un sourire qui fait le tour de ma tête. Yeah !!

Je remonte chez moi en quatrième vitesse, je déchire l’emballage et là, déception ! Déjà à l’ouverture. Sur le site elle faisait légère, fluide, alors qu’en vrai, elle fait plutôt rigide. Bon, ce n’est qu’une impression, je vais la passer pour voir ce qu’elle donne portée.

Quand je vois que je peux la mettre sur mon jeans sans problème, je me dis qu’il y a un souci. Ce qui m’est confirmé quand je lève les yeux. La taille n’est absolument pas marquée, et puis elle est trop basse. Et tout le haut est rembourré. Mais pas un peu comme dans certains soutiens-gorges, non, là j’ai l’impression d’avoir une gilet de sauvetage tellement je ne peux pas bouger.

Sincèrement, elle est immettable. Mais sinon, ça me fait plaisir d’avoir déboursé 75 euros pour cette horreur. Et surtout, pour en être revenue à mon point de départ : je mets quoi pour le mariage ?

 

La déception passée, je me mets en route pour la plage. Je ne voudrais pas trop trainer, il y a environ deux heures de route, et j’aimerais bien profiter du soleil.

Je suis trop fière de moi, je retrouve l’appartement du premier coup ! Il faut savoir que la seule fois où je suis venue, c’était en décembre quand mes parents avaient visité. Et j’avais plutôt dormi dans la voiture qu’enregistré le trajet. Donc là, je suis assez contente, je me dis que c’est un signe, que ces deux jours vont être bien.

Joie qui ne dure qu’un bref instant, parce que je suis devant le volet et que je n’arrive pas à l’ouvrir. Je tourne la clé dans un sens, dans l’autre, je tire, je pousse, rien y fait, je suis coincée dehors. Là j’hésite entre hurler, pleurer et me faire pipi dessus. Ouais ben c’est pas tout ça, mais le litre d’eau que j’ai bu dans la voiture, faut bien qu’il sorte !

Bon, dans ce cas, une seule solution, le 50/50 l’appel à un ami, ou plutôt, appel au Padre. Qui 1/ se marre, et 2/ me conseille d’aller voir le voisin à qui ils ont laissé les clés. Je sonne chez les voisins, qui bien évidemment ne sont pas là. Je vais être honnête, j’ai sérieusement pensé à reprendre mes affaires (parce que oui, j’avais déjà tout déchargé) (et oui, je me faisais l’impression d’être une manouche avec mes 15 sacs devant la porte) et à repartir chez moi. Je reprends mes esprits, je remets mes sacs dans la voiture et je me mets en quête d’un café pour attendre le retour des voisins.

Une heure et un coca plus tard, je reviens à l’appartement, pleine d’espoir. La voisine est rentrée. Après lui avoir expliqué mon problème, elle va chercher son jeu de clé et miracle ! La porte s’ouvre. Tu peux pas imaginer à quel point je suis soulagée ! Si elle avait pas l’air de tirer la gueule, je l’embrasserais !

Je repars à la voiture chercher mes affaires, je m’installe et je rappelle mes parents pour les tenir au courant quand même. Et là, la Reine mère m’annonce qu’elle a oublié de me dire qu’il n’y a pas d’eau chaude encore. Le plombier doit venir la semaine prochaine. Euh non mais c’est une blague c’est ça ?!? C’est pas que toute cette histoire commence sérieusement à me taper sur les nerfs, mais un peu beaucoup quand même…

Je passe la soirée, je me couche avec l’espoir qu’aujourd’hui sera mieux.

 

Je me lève avec la gorge en feu, et un ciel tout gris. Mis à part ça, tout va bien…

 

Un enterrement de vie de jeune fille réussi !!

29 mai

Depuis le temps que je te soule t’en parle, tu l’auras compris, ma cousine se marie bientôt. Et donc samedi dernier, c’était son enterrement de vie de jeune fille.

Elle nous avait prévenue, elle voulait surtout pas de tournée de bars déguisée en lapin ou autre. Elle n’a jamais été une grosse fêtarde, elle boit pratiquement pas et à 36 ans et 2 enfants en bas-âge, elle préférait quelque chose de plus soft. En fait, son rêve, c’était plutôt une soirée pyjama, parce qu’elle n’en a jamais fait.

 

Samedi, le rendez-vous était donc fixé à 13 heures. On commence notre sortie par un pique-nique dans un parc. On trouve un coin tranquille, on s’installe et on sort nos victuailles. Champagne, foie gras, pain maison, mini cakes, salade élaborée puis fraises et mignardises. On fait connaissance les unes les autres, on balance quelques gentils dossiers sur la future mariée, on rigole, c’est très sympa. Seul bémol, le vent très léger nous a fait oublier que le soleil tape. Fort. Quand on finit le pique nique, on est toutes cramées. Moi j’étais de dos, et j’ai maintenant de magnifiques marques de débardeur et de bretelles de soutif. Je pleure dès que je dois mettre de la crème et je pense que je serais en train de peler pour le mariage. Glamour, quand tu nous tiens !

 

On enchaine alors avec une séance spa, et plus précisément jacuzzi. On arrive, on se change, et la madame du salon commence à nous énerver, parce que déjà elle a l’air de tirer la gueule, et surtout elle nous dit que 6 dans le jacuzzi, c’est trop, on va le faire déborder. alors on va plutôt faire deux groupes de 3. Alors nous on lui dit qu’on est moyen contentes, parce que c’est un peu bof pour l’ambiance tu vois. Donc on fait les filles énervées, on hurle, on se roule par terre, on souffle, on la menace, on tape du pied, on lui fait de l’amadouage de l’amadouation les yeux du Chat Potté et finalement, elle se rend compte qu’on est beaucoup de demi portion donc elle nous dit que oui c’est bon, on peut y aller toutes ensemble. Nous on est polies, on lui dit merci. On s’installe, la madame pas cool du salon nous met les bulles et elle s’en va en éteignant la lumière. Heureusement, il reste celles du dedans du jacuzzi qui changent même de couleurs. Alors nous on fait des ho et des ha, même des hi, et puis comme on putasse bien aussi, on dit que la madame pas cool du salon c’est un peu une connasse. Après on dit qu’on aurait du prendre une bouteille de champagne en plus pour le jacuzzi, et que 6 filles à moitié à poil en maillot de bain, ça fait un peu clip de rap quand même. Alors là, la madame pas cool du salon elle revient pour nous dire de parler moins fort parce qu’il y a des soins dans les salles d’à côté. Nous on est polies on dit oh pardon, on va faire attention.

Finalement les bulles s’arrêtent, nous on serait bien restées mais la madame pas cool de salon elle vient nous dire que c’est fini (comme si on n’avait pas compris) (connasse). Alors comme à l’étage il y a un coin avec des rafraichissements, on lui dit qu’on va y aller. Mais comme elle est bête en plus d’être pas cool, elle croit qu’on va y aller directement. Donc il faut lui expliquer qu’on va se changer d’abord, rapport qu’on a un peu froid à se balader en maillot, toujours mouillées. Finalement, elle comprend un peu à qui elle a affaire, donc elle nous ouvre carrément le toit, aménagé avec plein de chaises longues et nous propose du thé ou de l’eau. Comme nous on est des déglingos, on a pris une tournée de thé ! Bon là je me moque, mais sincèrement, on était hyper bien !

 

Comme il est encore un peu tôt, on va prendre un petit apéritif dans un café qui a une très jolie vue sur la ville, puis on part au restaurant.

Quand on y arrive l’endroit est presque vide, mais la terrasse se remplit peu à peu. C’est d’ailleurs assez marrant, parce que les tables autour de nous sont pratiquement toutes féminines, et des conversations que je peux entendre, ça parle beaucoup mariage.

C’est alors qu’arrive un moine avec 3 copines. On tente de faire croire à ma cousine que c’est son chippendale, mais il a vraiment plus une tête de moine que de stripteaseur. Et quelque chose me dit qu’au niveau des tablettes de chocolat, c’est pas ça non plus.

Puis, la soirée se termine doucement, et on rentre chez nous.

 

Je vais être honnête, j’avais un peu peur. D’abord parce que je trouvais que le programme était long, surtout pour des filles qui se connaissaient pas. J’avais peur qu’il y ait des temps morts, peur de devoir passer la journée avec des filles pour qui je n’aurais pas eu d’affinités. Et bien pas du tout ! La journée est passée vite, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer. De plus, ça promet de bonnes crises de rire le jour du mariage.

 

Ps : je viens de recevoir la robe que j’avais commandé exprès pour le mariage, c’est la robe la plus cheap du monde. Il me reste donc une dizaine de jour pour en faire quelque chose de potable…

 

7 jours de bonheurs en 2012… #22

27 mai

Oh ben on est dimanche dis donc ! Dimanche ensoleillé, dimanche de fin de Cannes et de début de Rolland Garros, dimanche jour des petits et grands bonheurs de la semaine.

 

Lundi :

Le bonheur, ce sont les nouvelles d’une amie que j’ai pas vu depuis longtemps. Alors quand je lui ai demandé si elle serait là quand je serais à Paris et qu’elle m’a dit oui, ça m’a fait trop plaisir. Il me tarde vraiment ce weekend de juillet, à faire le tour des amis qui me manquent.

 

Mardi :

Le bonheur, c’est le fou rire piqué devant une élève. C’était les oraux du brevet, c’était la dernière candidate, et je sais que c’est pas bien, mais j’ai pas pu me retenir de rire. C’était absolument pas méchant, mais elle était tellement spontanée, tellement innocente, c’était tout mignon. Mais je vous rassure, on lui a mis une bonne note.

 

Mercredi :

Le bonheur, c’est que c’est mon dernier cours avec ce groupe des 1ères, puisqu’à partir de la semaine prochaine ils sont en stage. Alors oui, aujourd’hui ils ont été sympas, mais je me suis rendue compte que le mercredi j’allais toujours bosser la boule au ventre, angoissée de tomber sur un mauvais jour. Parce qu’ils sont capables du pire comme du meilleur. Alors c’est peut-être moche de dire ça, mais oui, je suis contente de plus les voir.

Le bonheur, c’est d’aller déjeuner directement chez mes parents en sortant, parce que je dois les amener à l’aéroport en suivant. Profiter un peu d’eux, discuter, plaisanter, ça fait du bien.

 

Jeudi :

Le bonheur, c’est que c’est mon dernier jour au lycée. Même si je préfère ce groupe, je dois dire que l’idée de pouvoir redormir les mercredis et jeudis matins me met en joie.

Le bonheur, c’est d’aller faire mes courses et de craquer sur une machine à coudre. Ça fait longtemps que j’en voulais une, j’ai plein d’idées donc hop, dans mon panier ! Bon j’y connais absolument rien, mais je me dis que je suis pas plus bête qu’une autre et que je devrais y arriver. Promis dès que j’y arrive et que je fais un truc potable, je te montre.

 

Vendredi :

Le bonheur, c’est de trouver un petit moment pour prendre un peu le soleil. Il n’a pas souvent été là, donc j’en ai profité, même si c’était pour quelques minutes.

Le bonheur, c’est d’aller visiter le local commercial que le Petit convoite (avec lui hein), et prendre le temps avec lui de faire les pours et les contres. Et sentir que pour une fois, il m’écoute vraiment. Avoir un vrai échange, constructif, ça change et ça fait plaisir.

 

Samedi :

Le bonheur, ce sont tous vos messages de réconfort suite à l’histoire du Surfeur. Ça fait un peu cucul, mais je peux vous assurer que ça m’a vraiment touchée. Je suis toujours surprise de voir cette solidarité, pour quelqu’un que vous n’avez jamais vu. Du fond du cœur, merci !

Le bonheur, c’est de me faire une rapide petite séance shopping remontage de moral le matin. J’ai craqué pour le dévédé de Sherlock Holmes 2, rapport à mon amour pour Robert Downey Jr que je kiffe sa race et aussi une superbe paire de lunettes de soleil que je peux trop trop faire ma crâneuse avec ! J’ai perdu les miennes, il me restait qu’une paire minable que j’avais pas du payer plus de 10 euros, donc je me suis fait plaisir. J’ai explosé dépassé mon budget, mais au moins je suis sûre que mes yeux fragiles seront bien protégés.

Le bonheur, c’est de faire l’enterrement de vie de jeune fille de ma cousine. Une journée papotage-rigolade-cocooning-putasseries, je sais que ça ne m’était pas destinée, mais c’est exactement ce dont j’avais besoin. Vraiment parfait !

 

Dimanche :

Le bonheur, c’est un mail qui m’a émue comme rarement. Qui m’a tellement touché que j’en ai pleuré. Mais des larmes de bien, pas des larmes de je suis triste. Des larmes de poids qui s’envole, des larmes de que je peux à nouveau respirer, des larmes d’espoir qui revient.

 

Et toi, elle était belle ta semaine ?

 

J’ai une tête de salope ou bien ??

25 mai

Alors tout d’abord, comme je suis pas une pute (haha) (ça commence bien) (mais c’est pour rester dans le thème), j’annonce de suite que si tu veux de la poésie, de la blagounette, de la paillette, du lolilol, du bisounours qui fait des choses sexuelles romantiques avec mon petit poney, je suis désolée, mais je crois qu’il va falloir attendre un prochain article. En revanche, si tu veux du parler cru, de la colère, de la déception, de la remise en question, de l’estime de soi dans les chaussettes, du moral à zéro, cet article est fait pour toi. Ouais je sais, ça vend pas du rêve, mais je peux pas toujours être au top du glamour.

 

Maintenant, on peut revenir au sujet. J’ai une tête de salope ou bien ??

Je précise bien évidemment que c’est une question rhétorique dont la seule réponse convenable et non. Si tu penses que oui, je t’éclate on va pas bien être pote.

Forcément, c’est non parce que 1/ tu n’as jamais vu ma tête (sauf 1 ou 2 personnes) et 2/ surtout j’estime de façon tout à fait objective et après concertation avec moi-même que je ne ressemble en rien à une chienne en chaleur. Bon c’est vrai que je ne connais personne qui reconnaisse avoir la tête d’une actrice porno dépravée et lubrique.

 

Tu vas me dire, mais pourquoi une telle question. Je t’explique (qu’est-ce que je suis sympa quand même).

Tu te rappelles qu’il y a quelques temps, j’ai revu le Surfeur. Surfeur qui ne me laisse pas indifférente, comme tu le sais aussi.

Et donc lundi, je reçois un texto de sa part, venant prendre de mes nouvelles, savoir si je survis au froid. Deux message plus tard, il me demande si j’ai pas des idées pour le réchauffer. Je lui suggère un bon bain chaud, et on en reste à peu près là. Bon ça transparait pas super dit comme ça, mais en vrai, on a fait un peu de la drague par sms. Pas des sextos hein, juste de la dragouille pas bien méchante.

Mardi soir, 23h30, nouveau message, toujours venant de lui. Je cite "c’est vraiment frustrant d’être à l’hôtel avec une envie comme ça…". Encore une fois, on flirte par messages interposés, et il me propose de le rejoindre. Clairement, c’est pas l’envie qui me manque, mais il est à 150 bornes et je bosse le lendemain. Il souhaite alors que je lui envoie une photo de moi, lascive. Je le rembarre gentiment, c’est pas du tout mon truc.

Cet après midi, nouveau message, pour savoir si j’ai pas trop chaud (ouais, on aime bien parler météo, c’est assez sexy je trouve). Très vite, les messages ambigus arrivent. Et là, il me dit que je suis chaude. Alors déjà, j’ai pas apprécié. Parce que depuis le début de la semaine, c’est quand même lui qui vient me chercher, et lui qui fait déraper les messages en ajoutant un double sens. Et c’est moi qui suis chaude !!! Bon ok, je suis pas toute blanche non plus, parce que parfois je l’ai allumé bien comme il fallait. Mais j’ai pas aimé sa manière de dire que c’était de ma faute. Comme s’il était innocent et que je voulais le dévergonder.

On continue les messages, et on reparle de mardi soir. Il commence à être évasif. Je lui dis qu’il voulait que je vienne. Ce à quoi il me répond qu’il avait dit qu’il proposait que j’y aille, pas qu’il en avait envie. Ça me soule qu’il joue sur les mots (en plus, j’ai toujours pas saisi la différence). J’essaie de développer un peu là-dessus, et finalement, à force d’insister, il lâche qu’il a une copine depuis 2 ans, qu’ils vivent ensemble et qu’il est super amoureux. Mais bon, il est pas contre m’arracher mes vêtements pour me faire plaisir. Il aurait été devant moi, je lui aurait arraché la tête. Non parce que vraiment, ça me fait chaud dans le dedans de mon cœur de savoir que je lui fait tellement pitié qu’il est d’accord pour me faire la charité du sexe.

 

Et là, tu vas voir comment je suis trop forte, et où tout ce que je t’ai dit plus haut s’enchaine.

On commence donc par la partie colère. Finalement ,c’est juste un tocard égoïste qui me prend pour une pute. J’ai l’impression qu’il a fait que jouer avec moi, à venir me chercher, à me chauffer, à me faire des propositions (indécentes). Et c’est pas une sensation très agréable. Et puis je me dis qu’il n’a pas du tout tenu compte de moi. Il s’est jamais dit que j’étais un être humain, que je pouvais avoir des sentiments, et que son comportement pouvait être vraiment blessant.

 

De là, on en arrive à la déception. Je ne suis pas déçue que ça ne se fasse pas. Dans la mesure où j’espérais rien de lui, je fais style m’en fous. Non, je suis surtout déçue de m’être autant trompée sur lui. Je pensais que c’était un ami. J’avais dit qu’il n’était pas fiable, mais j’étais persuadée qu’il me respectait, et je n’avais jamais imaginé qu’il puisse me traiter de la sorte. Il ne l’avait jamais fait jusque là, il me traitait différemment. Donc là, je t’avoue que je tombe de haut.

 

D’où la remise en question.

Comment ça se fait que depuis quelques temps, genre 2-3 ans maintenant, 95% des mecs sur qui je tombe sont en couple. Je veux dire qu’ils me draguent (allègrement), mais au dernier moment, ah non désolé mais je suis déjà pris. Donc moi je sers à quoi ? Je suis là pour les rassurer et c’est tout ? Genre oui je suis en couple mais je voudrais savoir si je plais encore. Ah bien tiens, si j’allais draguer la petite là-bas. Je suis une proie facile, c’est ça ?

Qu’est-ce qui cloche chez moi ? Pourquoi les mecs sont persuadés qu’ils peuvent me traiter de la sorte ? J’envoie quoi comme signaux pour qu’ils s’imaginent une chose pareille ? J’ai écrit salope sur le front .? J’ai un panneau dans le dos qui dit que je suis open pour faire des choses du sexe entre 5 et 7 par exemple ?

 

Et là, concrètement, j’ai envie de me mettre en boule dans mon lit et de pleurer.

Parce que me faire draguer par un mec déjà pris, c’est pas la première fois que ça arrive. Alors la première fois que c’est arrivé, je me suis pas dit grand-chose. Je l’ai surement traité de con, et puis j’ai vite oublié.

Mais la deuxième, puis la troisième fois, j’ai commencé à me poser des questions. Là pour être honnête, j’ai arrêté de compter.

À chaque fois, je me sens comme une merde. À chaque fois je me demande ce qui va pas chez moi. Parce que j’ai l’air suffisamment bien pour que certains envisagent de tromper leur copine, mais je suis jamais assez bien pour qu’un mec envisage une relation (sérieuse) avec moi. Honnêtement, je suis pas moche, pas idiote, peut-être un peu timide au début mais assez sympa, plutôt ouverte, hyper drôle (n’est-ce pas?). Alors pourquoi je suis seule ? Pourquoi y a pas un mec (bien) qui se dit "hey mais elle a l’air super comme fille, j’aimerais bien la connaitre mieux !". Pourquoi moi j’ai droit qu’à "putain elle est bonne, je la baiserai bien".

À chaque fois, je dois faire un effort pour me convaincre que je vaux quelque chose. Que je suis pas une moins que rien. Que moi aussi je mérite d’être aimée (et pas que pour mon cul). Que moi aussi je trouverais ma moitié. Le seul problème, c’est que l’effort à fournir pour m’en persuader est de plus en plus grand.

Parce qu’à chaque fois, ma propre estime s’enfonce plus profondément. Alors je lutte pour la maintenir à niveau, pour contrebalancer tous ces signaux négatifs qu’on me renvoie. mais je commence sincèrement à être fatiguée. J’ai parfois l’impression d’une bataille sans fin et c’est épuisant. Émotionnellement et mentalement. Surtout des jours comme celui-là, ou je doute de l’issue…

 

Ça m’apprendra !

25 mai

Je crois l’avoir dit dans un tag récemment, mais parfois, quand je lis un livre et que l’histoire est vraiment bien, il peut m’arriver d’aller lire les 2 ou 3 dernières pages. J’aime bien cette phrase, ça fait un peu genre c’est exceptionnel, alors que je le fais pratiquement tout le temps. Oui, en plein milieu de ma lecture, je triche et je vais voir comment tout ça finit. On sait jamais, si je meurs foudroyée, au moins je saurais qui est le tueur. Ça sert à rien, je te l’accorde. Mais c’est plus fort que moi.

 

Comme tu as pu le voir puisque j’ai fait un article, j’ai lu la marque du tueur. Et j’étais à fond dedans. Alors j’ai voulu aller plus vite que la musique, je suis allée découvrir la fin.

Et j’y ai rien compris. C’est qui ce Justin qui prend des photos ? Et pourquoi ils sont dans un église ? Comment ils ont pu en arriver là à partir de ce que je suis en train de lire ? Quel est le rapport ?

 

Je lis ces dernières pages, et contrairement à d’habitude, je suis complètement paumée. Je vois pas du tout comment l’auteur va amener l’intrigue dans cette direction. Bon ok, il reste une centaine de page, mais jusque là, y a rien eu. Il va les sortir de son chapeau au dernier chapitre ou bien ?

 

Je continue tranquillement ma lecture, les chapitres s’enchainent. Et j’arrive à la fin de l’histoire. Je sais qui est le tueur. Mais point de Justin ou d’église là dedans.

Oui, l’éditeur a été tout mignon, à la fin du livre, pour faire un peu de pub, il a laissé passer quelques pages, et il a mis les premiers chapitres du livre suivant.

 

Ça m’apprendra à tricher !

 

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